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Convergence des revenus et impact de l’intégration commerciale et financière EU-Med sur la volatilité macro

Les efforts d’intégration économique et financière entre les pays Partenaires Méditerranéens (MPs) et l’Union Européenne (EU) ont été initialement introduits par les accords de coopération qui garantissaient une exemption totale de tarifs douaniers sur les produits industriels. Ces efforts ont ensuite été consolidés par les Accords d’association introduits dans le cadre de la déclaration de Barcelone en 1995, qui ont eu pour effets de réduire ou éliminer les droits de douanes sur les importations industrielles européennes. Parallèlement, les MPs se sont considérablement ouverts aux autres pays, que ce soit dans le cadre des accords commerciaux euro-méditerranéens (MED) ou dans le contexte d’une réduction élargie des droits de douanes via les accords signés avec l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC). Au début des années 2000, le processus de Barcelone fut remplacé par la politique européenne de voisinage (PEV) qui fut modifiée en 2015 et devient la nouvelle politique de voisinage. C’est dans ce cadre que les relations économiques entre l’Union Européenne et ces partenaires méditerranéens sont désormais redéfinies.

La nouvelle politique de voisinage offre une plateforme solide d’assistance financière par une intégration financière plus poussée, un meilleur accès au marché commun, et une amélioration de l’institutionnalisation des relations commerciales et financières. L’Union Européenne propose également un accord de libre-échange complet et approfondi (ALECA) concernant l’agriculture, les services et les mesures non tarifaires. Les négociations pour l’ALECA sont en cours avec le Maroc et la Tunisie. Dans le cadre de cette nouvelle politique européenne de voisinage et du rôle facilitateur de l’Union Européenne pour la modernisation, la transition et l’ouverture internationale des pays Méditerranéens, cette étude évalue le degré de convergence des économies résultant de ces accords commerciaux entre deux groupes de pays (EU et MED). Nous utilisons dans un premier temps les concepts de s-convergence et b-convergence pour une évaluation empirique du phénomène de convergence économique parmi ces pays sur la période 1980-2015. Nous présentons ensuite une analyse approfondie des implications des accords de partenariats Euro-MED sur la croissance économique et la volatilité macroéconomique dans un échantillon de pays méditerranéens (MPs). Afin de tenir compte à la fois du lancement du processus de Barcelone et de la politique de voisinage en 2000, l’analyse empirique est traitée de façon séquentielle sur des périodes de 5 et 10 ans, puis sur l’ensemble de la période 1980-2015.

Les résultats empiriques montrent une évidence faible de convergence des économies pour le groupe de pays EU-MED analysé à intervalles partiels de 5 ou 10 ans de 1980 à 2000 dans une régression de type transversale. Toutefois, nous avons trouvé un résultat statistiquement significatif de convergence du PIB par tête, que l’analyse porte sur l’ensemble de la période 1980-2015 ou sur des sous périodes de 10 ans regroupées et estimées en données de panel par régressions de croissance. Ces résultats sont plus probants, puisque la croissance économique et la convergence sont tous deux des phénomènes de long terme et que les méthodes d’analyse en données de panel donnent de meilleures estimations. Sur la période 1980-2000, nous trouvons une évidence faible de convergence conditionnelle dans le groupe de pays EU-MED (16), et cette évidence est encore plus faible pour le groupe de pays MED de 2000 à 2015. Ces résultats s’expliquent par les effets négatifs de la crise financière et de la crise de la dette en Europe sur la région Euro-MED en générale et sur la région MED en particulier. La stabilité macroéconomique et l’ouverture économique se sont avérées être des facteurs statistiquement importants et ont l’effet positif attendu sur la croissance économique dans les pays MED. Effectivement, dans la majorité des modèles estimés, la variable qui est systématiquement la plus significative est l’ouverture commerciale. Parmi les autres variables, la croissance de la population a l’effet théorique négatif attendu sur la croissance économique, comme trouvé dans d’autres études empiriques sur la croissance. Les dépenses du gouvernement ont également un effet négatif sur la croissance économique et cette variable est statistiquement significative tout comme l’est la croissance de la population.

Les principales implications politiques qui se dégagent des résultats empiriques de cette étude sont que les pays MED, s’ils souhaitent atteindre une croissance économique élevée, doivent poursuivre des politiques promouvant encore davantage le libre-échange et l’ouverture économique avec l’UE, tout en assurant une stabilité macroéconomique au moyen de politiques qui garantissent le contrôle des politiques fiscales et monétaires. Aussi bien l’agitation politique et sociale, que la crise financière et la crise de la dette ont un effet négatif sur la croissance économique et la convergence dans la région, et doivent être traitées si possible prioritairement par le biais d’actions politiques et de politiques macroéconomiques appropriées. D’autres résultats empiriques montrent que les pays MED seraient moins affectés par les chocs financiers provenant de l’UE, si le marché domestique MED était plus grand et/ou mieux régulé. Ceci est en cohérence avec ce que suggère la théorie économique et a des implications politiques. En fait, certains pays MED ont choisi d’imposer un contrôle du capital pour gérer les crises du marché financier puisqu’il semble que les « coupables » soient les flux de capitaux internationaux, et ce, malgré les conséquences économiques indésirables sur le long terme de ces pratiques politiques. Nous avons montré que les pays MED doivent améliorer la coordination de leurs politiques macroéconomiques et financières pour relever plus efficacement le défi d’une plus grande intégration commerciale et financière avec l’UE. Cet objectif peut par exemple être atteint en renforçant l’intégration économique et financière régionale. La création d’une zone de libre échange MED n’aurait pas pour seul effet de stimuler et de renforcer la croissance, mais pourrait également renforcer le commerce intra-MED, réduisant ainsi considérablement l’exposition aux cycles économiques européens, tout en contrôlant les expositions excessives de ces petites économies ouvertes (MED) aux développements macroéconomiques de l’Union Européenne.

La littérature établie que les plus grandes économies ont une meilleure capacité d’absorption et de neutralisation quant aux effets négatifs des chocs externes. Contrôler leurs effets reste toutefois une tâche beaucoup plus délicate qu’il n’y parait lorsqu’il s’agit de pays MED en développement, qui sont de plus petite taille, n’exportent que peu de produits sur le marché européen et dépendent d’un très grand nombre de produits d’importations européennes. Une conséquence directe d’un marché des capitaux intégré au sein de la région MED serait de diminuer les risques associés à une plus grande intégration EU-MED, ainsi que de rendre les MPs moins vulnérables aux fluctuations des taux d’intérêts des pays de l’UE, en particulier pour ceux ayant un niveau de dette élevé, comme le Liban, la Jordanie et l’Egypte. Un plus grand marché financier MED donnerait la possibilité de baisser les coûts de financement, et de rembourser leurs dettes importantes des gouvernements MED à moindre coût. D’autre part les entreprises MED pourraient s’appuyer plus sur le marché local que sur le marché de l’UE pour la levée de capitaux. La baisse du coût de la mobilisation des capitaux peut ensuite se traduire par plus d’investissements, de consommation et une augmentation des taux croissance économique dans la région. La région MED doit accélérer le processus d’intégration commerciale, financière et économique avec l’UE pour une meilleure absorption des effets négatifs liés aux politiques externes, financières et/ou aux chocs économiques. Il faudrait redoubler d’efforts pour accélérer la mise en place de réformes fiscales et monétaires afin d’améliorer l’entrée de nouveaux investissements de portefeuille et d’IDE dans la région.

En résumé, pour plus d’intégration commerciale et financière avec l’UE, les MPs doivent consacrer davantage d’efforts individuels pour mener des politiques macroéconomiques saines. A ces mesures, devront s’ajouter des réformes institutionnelles de soutien au développement du secteur financier dans les économies MED en question. Ensuite, les MPs devront essayer de s’intégrer horizontalement tout en s’ouvrant plus verticalement (à l’UE). Il a été montré que l’ouverture financière, mesurée par le rapport formation brute de capital/PIB, est associée à une augmentation de la volatilité de la consommation, contrairement à la notion établie d’opportunité de partage des risques internationaux via l’intégration financière. L’environnement macroéconomique et politique de nature instable et les conflits militaires, ainsi que les politiques fiscales et monétaires inappropriées dans la région MED peuvent expliquer cette irrégularité empirique. Une recommandation politique de cette étude est que les MPs ont besoin d’être plus, et non pas moins, intégrés avec le marché financier de l’UE pour pouvoir tirer avantage de l’intégration financière en termes d’amélioration du partage des risques, et de stabiliser la consommation. Cette conclusion peut toutefois nécessiter une analyse plus poussée, puisqu’il faut considérer que l’intégration financière régionale est également associée à divers risques dans la région EU-MED. Pour minimiser ces risques, les MPs devront mettre en œuvre des cadres macro-économiques et structurels sains en tandem avec une plus grande intégration. Par exemple, nos résultats ont mis en évidence le rôle clé des politiques fiscales et monétaires saines pour mieux contrôler la volatilité macroéconomique. Concernant les réformes structurelles, il s’agit de développer le secteur financier intérieur, puisqu’un haut degré de développement du secteur financier est associé à une diminution de la volatilité macroéconomique.

Finalement, la nouvelle politique européenne de voisinage offre une plateforme solide d’assistance commerciale et financière par une intégration financière plus poussée, un meilleur accès au marché commun et une meilleure institutionnalisation des relations commerciales et financières entre les pays MED et de l’UE. Ce projet de recherche aidera les décideurs politiques et les chercheurs académiques dans la région Euro-méditerranéen, à redéfinir leurs priorités en matière de commerce, de finance et de macroéconomie lors de l’élaboration de nouvelles politiques de voisinage européennes qui doivent répondre aux défis économiques actuels. La nouvelle politique de voisinage européenne va produire un volume important de littérature sur ces conséquences. Cette étude fait partie intégrante de cette littérature en identifiant les points communs et les différences entre les composantes de cette analyse, en mettant un accent particulier sur les changements de paradigme concernant la politique macroéconomique dans les pays MED et l’UE.

Rapport « Les Défis du Changement Climatique en Méditerranée » (2018)

FEMISE est heureux d’annoncer la publication de la version finale de l’édition 2018 du rapport sur « Les défis du changement climatique en Méditerranée : la Méditerranée dans le nouvel Agenda climatique international », dans la collection Guides pour Agir. Il s’agit d’une coproduction ENERGIES2050 – Institut de la Méditerranée – FEMISE.

 

Le rapport est disponible au téléchargement en cliquant ici

 

Ce rapport, coordonné par Stéphane Pouffary (ENERGIES 2050), Guillaume de Laboulaye (ENERGIES 2050) et Constantin Tsakas (Institut de la Méditerranée, FEMISE), présente de façon actualisée les réalités du changement climatique dans les pays du pourtour du bassin méditerranéen et les actions mises en œuvre par les parties prenantes pour répondre aux défis et aux enjeux de la lutte contre les changements climatiques. La Méditerranée fait partie des « point chauds » de notre planète et les impacts des changements climatiques y sont très prononcés et particulièrement visibles sur les pays des rives Sud et Est. La mobilisation internationale autour du climat témoigne d’une prise de conscience réelle que ce soit pour les Etats-Parties signataires de la CCNUCC ou pour les acteurs non étatiques et gouvernements infranationaux fortement mobilisés sur ces questions.

Pour autant, l’ambition des engagements collectifs et individuels sont unanimement reconnus comme très insuffisants au regard des réalités et des défis auxquels l’ensemble des pays et territoires concernés sont et seront confrontés. De plus, au-delà des engagements, la mise en œuvre et l’action restent insuffisante, fragmentée et parcellaire. La Méditerranée ne fait pas exception et plus que jamais la mise en place d’un agenda commun de l’action est indispensable d’autant que le temps des négociations internationales n’est pas le même que la rapidité avec lesquels les changements et altérations se produisent.

Le rapport sera présenté lors d’une session dédiée à Atelier « Changement Climatique en Méditerranée et Attractivité des Territoires », Marseille, 15 Mai 2018.

Une première version avait été présentée à l’occasion de la 23ème Conférence des Parties (CdP23) à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) qui s’est déroulée à Bonn (Allemagne) du 6 au 17 novembre 2017. Ce rapport a vocation à devenir une publication régulière et à être accessible à l’ensemble de la communauté des acteurs engagés sur ces questions. L’idée de cette action étant i. de produire des recherches politiquement pertinentes et ii. d’encourager l’émergence d’un écosystème d’acteurs UE-Med (macro, méso et micro) pour répondre efficacement aux défis posés.

Pour un Policy Brief (Med Brief) extrait du rapport cliquez ici.

Pour un entretien « Med Change Makers » (video  et texte) sur le cas du Liban cliquez ici.

Pour un aperçu de la présentation du rapport à la COP23 au Pavillon de la France, cliquez ici.

Pour redécouvrir les publications FEMISE passées sur le thème « Environnement, énergie, changement climatique » veuillez vous rendre ici.

Pour un article journalistique AfricaPress.Paris sur la présence de IM et FEMISE à la COP23 cliquez ici.

Voisinage UE-Med étendu : les experts FEMISE prônent pour une ouverture vers l’Afrique

Conférence Annuelle du FEMISE 2018 sur: « Voisinage étendu : Relation et Coopération de l’UE-Med vers l’Afrique »

Les enjeux et défis économiques, démographiques, migratoires et climatiques rendent nécessaires une coopération étendue entre la région Euro-Med et l’Afrique subsaharienne qui pourrait être très bénéfique à l’ensemble des parties prenantes. C’est le point de vue défendu par les experts du réseau FEMISE qui ce sont réunis à Malte les 7-8 et 9 Février 2018 lors de la Conférence Annuelle du réseau.

Les recommandations de la conférence pour déterminer les priorités et les mesures nécessaires envers une coopération EuroMed-Afrique Subsaharienne sont les suivantes :

  • Investir dans la jeunesse doit être une priorité pour l’Afrique et l’Union Européenne. La dynamique démographique du continent africain et sa population jeune (60% des africains ont moins de 25 ans) entrainent une pression croissante sur le système éducatif. L’éducation demeure un bouclier contre les mariages forcés et peut offrir l’opportunité de sortir de la pauvreté.
  • Il faut saisir l’opportunité de la coopération avec l’Afrique pour créer des infrastructures, engager des investissements d’envergure dans des secteurs clés, comme le développement durable et l’énergie par exemple, améliorer la résilience de ces pays face aux changements, notamment climatiques et renforcer les principes de bonne gouvernance protégeant la société civile.
  • L’intégration doit être complétée par une augmentation de la compétitivité, une attraction des IDE, une croissance plus forte, et un élargissement des marchés entrainant des économies d’échelle. Attirer les IDE est une priorité, mais il important que ces IDE se focalisent sur des secteurs qui aideront les pays à se développer.
  • L’Europe doit prendre conscience de l’urgence d’accélérer l’industrialisation et le développement humain en Afrique. Les solutions actuellement proposées par l’UE, soit émanant de la politique sécuritaire et migratoire, soit de la politique commerciale (en demandant aux pays Subsahariens de réduire leur protection tarifaire vis à vis des produits européens) sont loin d’être à la hauteur des enjeux. D’une façon générale, les priorités des uns (développement au Sud) et des autres (migration au Nord) devraient être traitées avec une vision plus globale, en tenant compte de la complexité des situations et des processus d’interactions (industrialisation-emplois-sécurité-migration, etc.).
  • L’industrialisation du continent africain pourrait aller plus vite si elle pouvait s’appuyer sur une zone plus intégrée pour créer des chaînes de valeur régionales et faciliter leur insertion au niveau mondial, en particulier, dans des chaines de valeur pilotées par des firmes européennes. Dans ce domaine, l’Europe peut aider les pays de diverses façons : connaissance des marchés, acquisition des normes, transferts de technologie formation du capital humain, soutien aux investissements, amélioration des infrastructures et de la logistique, etc.
  • Il devient urgent d’avoir une politique beaucoup plus active et volontariste vis à vis du secteur privé : Il faut mettre l’entreprise au centre des préoccupations de tous, sur tout le continent africain, que l’on puisse entendre de façon plus audible la voix des entrepreneurs, leurs besoins, changer leur image et donner l’envi aux jeunes d’entreprendre. Faciliter, par tous les moyens, les échanges commerciaux intra-régionales en constitue un moyen. L’Open innovation doit favoriser la rencontre entre les idées des startups africaines et les financements de l’Euro-Méditerranée.
  • Il faut encourager une coopération plus poussée avec la société civile et les autorités locales pour donner une plus grande cohérence aux évolutions politiques et sociétales et répondre au besoin de donner du sens aux actions mises en place, au niveau national et local. Il faut construire un dialogue de facilitation pour proposer des solutions pour que les acteurs revoient leurs ambitions à la hausse : territorialiser les engagements des États pour permettre aux gouvernements locaux et aux villes de s’emparer de ces enjeux et des compétences actuellement dépendantes des États. Ceci doit se faire dans une approche multi-acteur et multi-compétence pour permettre une transition globale de la société.
  • Le développement économique dans l’ensemble du continent africain ne doit pas se faire au détriment de l’environnement et de la qualité de vie des Hommes : Il est important de restaurer les aires protégées touchées par l’urbanisation, d’implémenter des mesures pour lutter contre la déforestation, de protéger les zones côtières et de garantir un accès à l’eau potable pour l’alimentation des ménages et pour répondre aux besoins de l’agriculture.

Pour un compte rendu détaillé des présentations et discussions, veuillez cliquer ici.

Des « Video Brief » avec certains des intervenants sont également disponibles ci-dessous.

Lancement du Rapport FEMISE Euro-Méditerranée 2017 sur « La Gestion Economique Passée au Crible: »: Analyse et Recommandations

Bruxelles, le 23 novembre 2017. La gestion macro-économique entamée par les pays du printemps arabe a donné des résultats mitigés avec quelques progrès réalisés mais plutôt lents et limités. Les participants au lancement du Rapport EUROMED à Bruxelles fournissent leurs analyses, idées et recommandations

La version francaise de cette note sera sera disponible prochainement.

To access this note in pdf, please click here.

To access the full Euromed Report, 2017, click here

 

 

Welcome Speech and Opening Notes

From left to right: Mr. Köhler, Dr. Elbadawi and Prof. Augier

Dr. Ibrahim Elbadawi (President of FEMISE and Managing Director of ERF) initiated the event by providing a brief introduction about FEMISE as a network of 97 of members of research institutes that work to develop development and transition of the south Med countries and monitor the EU-Med Partnership. FEMISE is a partnership between the Economic Research Forum (ERF), Egypt and Institute de la Méditerranée (IM), France. Dr. Elbadawi stressed on FEMISE’s important role of engaging policy makers and spreading knowledge of current regional issues at hand.

Dr. Elbadawi stated the FEMISE Euromed Reports is one of the FEMISE’s sought-after series of publications and it represents the flagship of FEMISE, voicing the South and North common vision for the transition of the Euromed. He explained that this is the first report in this new series, which will be followed by a second report in the first half of 2018 on the private sector development issues, which is currently being handled by IM. He also announced that the third report will be produced towards end of 2018 and will address the issue of conflict and the refugee crisis, which will be handled by ERF.

He thanked the European Commission for providing support for FEMISE since its inception. He addedthat FEMISE policy-relevant research has contributed to built a strong basis for policy dialogues and policy relevant documents and that he hoped that we will continue to receive this support.

Following this introduction he gave a brief background about the authors of the report: Dr. Ahmed Galal (the editor of the report and is the Chairman of the Board of the MENA Health Policy Forum and former ERF Managing Director and former FEMISE President), Dr. Ishac Diwan (visiting professor at Columbia University and holds a chair at Paris Sciences et Lettres), Dr. Zafiris Tzannatos (former professor and chair of the Economics Development at the American University of Beirut), Dr. Hoda Selim (Economist at the IMF), Ms. Jala Youssef (Economist at ERF and FEMISE) and himself.

Dr. Patricia Augier (President of Scientific Committee of FEMISE and IM) complemented the introduction by stating that this event will be an opportunity to contemplate on the research conducted by FEMISE members so far. She said that the FEMISE annual report is a remarkable publication because of its wide distribution and its usefulness for stakeholders interested in economic policies. Dr. Augier emphasizes that the purpose of these reports is to use academic research to inform economic and political policy issues.

 

FEMISE has become a benchmark for the political analysis conducted by Mediterranean researchers”, stated Mr. Michael Köhler, Director of DG-South at the DG-Near, at the beginning of his speech. He then addressed the participants with his view regarding the quality of the economic management of the transition in some Mediterranean countries. He emphasized on the negative impact of high unemployment and the insufficient policies to address this problem. He stated that increasing public sector’s jobs is unfavorable and that there is a need to focus more on the private sector and SMEs. He then deplored the lack of regional integration of the Mediterranean countries and their weak integration in the world economy. He expressed his dissatisfaction with the issue, that the source of funding is essentially public, He continued to say that that population growth is putting additional pressure on crucial resources; particularly water resources, job creation and the education system.

Mr. Köhler continued with defining the following priorities: SMEs while stressing that it is considered as the main sources of employment, social security and health system, the education system, and governance of the main demands issued during the Arab Spring by the public. For Mr. Köhler, reporting tools like this one should be used to implement a policy with a clear vision.

Finally, Mr. Michael Köhler points out that societal change is a long-term process and concluded by affirming the EU’s desire to develop the transition between academic research and political decision-making.

Session 1: Southern Mediterranean in transition: What Policy Responses?

The first session saw the presentation of the first three chapters of the Euromed report by their authors: Dr. Ibrahim Elbadawi, Dr. Zafiris Tzannatos and Dr. Ishac Diwan provided each a dimension on how the countries in transition have tackled the challenges they faced following the Arab Spring.

Fig 1: Fiscal deficits, central gov. (% of GDP)

On the macroeconomic front: The fiscal and monetary responses were to introduce expansionary fiscal policy that would address the social pressures: the increased spending in response to social unrests caused serious fiscal imbalances and huge deficits. These have deteriorated current accounts, while growth remains below potential, explained Dr. Elbadawi in his presentation. (To access Dr. Elbadawi presenation, click here).

Currencies have devaluated in Egypt and Tunisia as a result of short-term views from the central banks by enforcing negative interest rates. The authors highlight the inconsistency of fiscal and monetary policies and stress the need for « rule-based policies ».

 

Dr. Tzannatos, former Professor at AUB

The first social responses have been an increase in civil servants’ salaries, an increase in public employment and an increase in subsidies and pensions, which necessitated a reduction in investment in order to finance these expenditures. Dr. Tzannatos pointed out that unemployment negatively affected both, men and women and also young as well as adults. He added that as of 2011, Citizens in Arab countries have had slow increases in incomes and low voice amidst weak Government Accountability (fig 2). To access Dr. Tzannatos full presentation, please click here. 

 

Dr. Diwan, Colombia University

 

 

On the political front, Dr. Diwan highlighted three models for a new social contract: a liberal model based on institutions, a model of inclusive liberalism and a social democratic model. A dynamic political system was presented, stressing on the trade-offs between the quality of governments; personalized and institutions, and between liberalized and no-liberalized economies. To acess Dr.Diwan full presenation, please click here.

The authors finally note that the pathways of the Mediterranean countries are different: a form of autocracy in Egypt, attempt of a democratized model in Tunisia, reform of the constitution in Jordan and Morocco with transfer of power to the parliament. The question of the quality of the regional political system remains crucial.

The Discussion Panel of Session 1 made their comments, as follows:

Dr. André Sapir (Professor at Universite Libre de Bruxelles) reflected on the term « Transition » and what is meant by it: a transition from where to what, and through which mechanisms does it take place? He noted that this term may have a different definition in different countries. It was first used for Eastern European countries, and then extended to Russia and other countries of the former Soviet bloc, then to South and East Asia and China.

From left to right: Dr. Sapir, Dr. Narbone, Ms. Mingasson and Ms. ElMikkawy

Dr. Sapir then details different transition processes: political; single party to multiparty democracy, economic; socialism to market economy, evolution towards a market economy, and the retention of a one-party regime. For the Mediterranean countries, it is important to understand and to define what is “the transition” for these countries. He suggested that the comparison with the example of the Turkish transition is surely more appropriate for this region.

Dr. Luigi Narbone (Advisor the European External Action Service (EEAS)) started by saying that the region is going through some complex dynamics that the Euromed report has captures very well. He added that the existent conflicts impacting the economic, political and social situations at both the national and regional levels have modified the political economy. He also argued that the impact of the informal sector on the growth of Mediterranean countries is not properly taken into account in the macroeconomic analysis. He also affirms the need for a « push » favoring job creation, dynamism and economic inclusion, protection and social mobility with the objective of a new social contract and resolution of existing social conflicts. Dr. Narbone concluded by outlining the potential role of external actors in creating incentives for internal and external funding.

Ms. Irene Mingasson (Neighbourhood and Enlargement Negotiations (DG-NEAR)) affirmed that the EU has been working with the countries impacted by the arab Spring. She thanked FEMISE for all the outstanding research that has been done so far. She added that the private sector, civil society and academic actors, as stakeholders, need to work with the States to ensure the transition. She contemplated that the acceleration and support for sustainable development must be at the heart of the EU’s attention. Ms. Mingasson then emphasized the importance of investing in structural reforms and to focus more on: boosting trade, development of SMEs, education and skills in line with the needs of the real economy and to direct regional programs to fill gaps in the capacity of countries. She also calls for supporting and strengthening inter-regional trade and developing a comprehensive set of tools for the private sector to function effectively.

She added that the new program on “External Investment Plan” (EIP) can be an opportunity to boost private sector participation in the region. She also mentioned the plans of the EU to reach out to Africa in the forthcoming EU-Africa Summit which will be addressing the issues of: migration, improve social development, to carry out reforms to free the private sector, and to provide technical assistance to ensure market efficiency.

Ms. Mingasson concluded by pointing out that the differences between Mediterranean countries are even more pronounced than between European countries, thus implying different political recommendations for each country. She added that we need to keep in mind a positive vision about the region.

Session 2: Change of course: What Recommendations for the Region?

Dr. Ibrahim Elbadawi presented the recommendation chapter of the Euromed report. He started by recalling the difference between sustainable growth and growth with a lack of focus. He noted that social protection measures are needed, but need to be implemented with caution; he reaffirmed the importance of improving social services, especially with regard to health and education. He then highlights the importance of taking into account the interaction between economic reforms and political systems: What type of reform will be accepted by which type of regime? He concluded by recalling the potential role of foreign players in the reformation process.

Dr. Noha ElMikawy (Ford Foundation Middle East and North Africa) introduced her speech by saying that one needs to keep in mind three main concepts: 1- quality of the State, 2- the quality of the Society and 3- the issue of external actors. She added that the world is undergoing a profound transformation, with States built to represent the general interest. Crises thus result from the inability of States to achieve the goals of public interest.

First, in terms of the State, Dr. ElMikawy noted that the responses to the crises are not optimal, as they aim to stabilize the economy but do not address the sources of crises; she suggested inclusive investment that is not restricted to infrastructure as it is currently. Second in terms of the society, she stressed that the political voice from uninformed civil society or that of blinded populism could have negative consequences. Hence civil society need to be better informed and have a respectful political framework, to guarantee the variety of parties.

Third, regarding external actors, she highlights the problem of Mediterranean countries’ confidence in partnerships with the EU; She recalls, for example, that the IMF and World Bank plans have a short-term vision, that the Gulf Cooperation Council remains a partner that does not systematically attach importance to social inclusion, and that, for China’s interventions, trade issues have the upper hand on a more social and sustainable vision.

Ms. Ingrid Schwaiger (Neighbouhood and Enlargement Negotiations (DG-NEAR)) highlights the regional aspects of the Southern Neighborhood and stresses that, beyond the macroeconomic aspect, policies must promote economic growth and job creation; she proposes an approach built on existing analysis with emphasis on flexibility and differentiation for each country, even within regional cooperation. Ms. Schwaiger also proposes a framework with a regional platform occupied by the Union for the Mediterranean, working groups and inter-ministerial meetings to identify priorities, a bilateral sectorial dialogue, and a differentiated approach to trade relations.

Ms. Schwaiger then presented the European Neighborhood Policy (ENP) and its overall objective of developing the private sector, the main source of sustainable job creation. She then details the specific dimensions and objectives of the ENP: human capital and skills, competitiveness of SMEs and their environment, causes of migration, innovation, and inclusion of non-governmental actors as stakeholders. She mentioned the role of Blending with other financial institutions and particulairy the new program on “Enteral Investment Plan”.

She then listed six important economic dimensions that need to be addressed: Stabilizing the macroeconomic environment, boosting trade and investment, providing enabling environment for SMEs and innovation policy, enhancing Human capital and skills, inclusive growth and addressing the root causes of migration and expanding access to finance. She added that there is emerging a new phenomenon which is the social business/enterprises.

Finally, she advised to develop links with other networks to support research on political and economic issues, with key topics like innovation, inclusive economic growth, regional integration and the development of inclusive economic models for development like the social business model. Dr. Schwaiger also reaffirms the need of the inclusiveness of sub-Saharan Africa on these issues.

Dr. Christos Kourtelis (Antalya Bilim University) regrets that before 2011 the EU supported autocratic leaders while advocating the importance of democracy. He then focuses on the topic of rural poverty and presents support for small farms with the objective of integrated and decentralized rural development, which is organized into agricultural associations and where civil society organizations occupy a fundamental position.

Dr. Kourtelis reports the unintended consequences of centralized programs: farmers excluded from programs abandon the exploitation of certain types of cereals. He then highlighted the need to use local institutions and authorities in decision-making. He highlights the opposition between a national specialty grain plan and lower market value local varieties grown using local methods. Dr. Kourtelis warns, however, that decentralization is not enough on its own, and that it is necessary to take into account the disruption of local products.

The Discussion Panel of Session 1 made their comments, as follows:

Dr. Abla Abdel-Latif (Executive Director Egyptian Center for Economic Studies) first notes that the management of the economy comes in a context of external pressures. She recalled that in Egypt, the country has been going through a period of transition since 2011. On the economic front, and before the IMF plans, economic management took the form of investment in road infrastructure and electricity projects, loans to SMEs, along with strengthening of civil society. After the implementation of IMF plans, new measures were implemented like privatization and efforts on inclusion of related stakeholders.

From left to right: Dr. Ekadhi, Dr. Aderkaoui, Dr. Abdel-Latif and Dr. Diwan

Dr. Abdel Latif then presented some economic dynamics, focusing on the Egyptian economy: a drop of 1% of unemployment, escalation of inflation up to 33%, growth of FDI by 14%, decrease in domestic debt but increase in foreign debt. She emphasizes that many of the large scale projects are led by the army, this situation is transitory as it meets the needs in the short term especially for infrastructure, to ensure continuity. Dr. Abdel-Latif also added that the subsidies have been reduced, and that the institutional reform to ensure better governance should allow a reduction in corruption and financial losses that it generates. It reaffirms the need to restore trust between the government and the private sector, and to invest in education with a goal of full social justice. She concluded by saying despite these reforms, there are still a lot to be done and that the progress is slow. There is a need for a better coordination between the ministries to ensure the efforts are going in the right direction. The problem of education need to be addressed urgently and more investment towards this sector and the health sector is needed.

Dr. Mouncif Aderkaoui (Director of studies and financial forecast, Ministry of economy and finance of Morocco)

Dr. Mouncif Aderkaoui (Director of studies and financial forecast at the at Ministry of economy and finance of Morocco) stated that he found the contents of the Euromed report very enlightening and interesting. He highlighted the problem of the statistical data used that could be updated. He pointed out that oil prices strongly affect the macroeconomic situation of the Mediterranean countries, and that they are strongly connected to the EU, particularly for exports, tourism and raw materials. Dr. Aderkaoui also pointed out that Morocco has deepened its links with sub-Saharan Africa and it is directly affected by the conflicts that take place there. He then presented the macroeconomic situation in Morocco and highlighted the expansionary fiscal policy that was put in place in response to the 2011 crisis. It recalls that Moroccan growth remains supported by a relatively strong domestic demand and diversified exports and high added value of the automotive sector, debt has risen but has stabilized and its reduction is expected by 2020, He also informed us that FDI is on the rise.

Dr. Aderkaoui justifies this relatively encouraging situation by two factors. On the political front, the change of constitution in 2011 and the reforms made it possible to transfer part of the powers of the King to the Parliament. On the economic front, Morocco has not cut public investment, and has only been indebted to support investment projects, particularly to diversify the economy; in terms of product and geographic diversification. Dr. Aderkaoui also notes that exports to Africa have doubled, while exports to Europe have decreased, and that Morocco is developing South-South partnerships. He also recalls the existence of an investment plan for the industry.

Dr. Zouhair Elkadhi (Tunisian Institute for Competitiveness and Quantitative Studies)

Dr. Aderkaoui finally presents the main challenges facing Morocco: the increase in youth unemployment, the inclusion of women, education, and territorial inclusion. He proposes some ways to respond to this, such as the introduction of a progressive tax on businesses and the desire to integrate civil society into public policy development.

Dr. Zouhair Elkadhi (Tunisian Institute for Competitiveness and Quantitative Studies) begins by recalling that the Tunisian economy has been on a slow down since the revolution in 2011, which was coupled with the global economic slowdown and the war in the neighboring country Libya. He points to the growth problem, a previous trade deficit which has worsened, an internal demand problem, and the fall of non-market sectors such as the tourism sector following the attacks, a drop in private investment and exports, and rising unemployment. Demand-side stimulus policies have increased the tax burden. He added that the government is taking measure for the deficit to stay below 5% versus 6% today.

On a positive note, he added that Tunisia has a strong civil society and a political system that could prevents major crisis. Dr. Elkadhi then details the reforms led by Tunisia: independence of the Central Bank, law on renewable energies, law on public-private partnerships (PPPs) to allow more financing capacity for projects, tax reform; the tax is currently the lowest of the Region, civil service reform; reduction of the wage bill and pension reform. Finally, he emphasized that there are no more margins on the demand side and that the next stimulus policies must be on the supply side.

Open Disccusion

Dr. Mouncif Aderkaoui stated that tariff opening in Morocco has had no global effect, only the sectors already exporting have gained competitiveness. He regretted a lack of support and cross-cutting policies, particularly concerning innovation, education and exchange rate. He emphasizes that Morocco has been in deficit on all signed free trade agreements, which in fact benefit multinationals.

Dr. Abla Abdel-Latif pointed out that because of the fall in touristic revenues, Egypt has defined manufacturing and agriculture as strategic sectors. It also recalls that the take-off of the private sector took place in 2003 and that it is still active. Dr. Abdel-Latif finally mentioned that the army’s « Build and Transfer » strategy towards the private sector was important at this stage to move the economy (cutting bureaucracy).

Dr. Zouhair Elkadhi recalled that Tunisia is a promising democratic model, that a Nobel Peace Prize has been awarded to its union and employer centers, and that a process of decentralization is in progress.

A final remark, states the importance of having institutions and policies with a regulated basis as well as the relevance of an evaluation of tax policies by an external commission.

Session 3: Managing the Transition of Souh Mediterranean countries

This session introduced a number of FEMISE projects that have been undertaken on macroeconomic management and the transition of the South Med countries.

Dr. Thomas Lagorde-Segot (Kedge Business School)

The first project (FEM43-06) was presented by Dr. Thomas Lagorde-Segot (Kedge Business School) on “Twin deficits and the sustainability of macroeconomic policies.” This project deals with economic management in emergency situations. (The full report is available online by clicking here)

Dr. Lagorde-Segot advocated fiscal consolidation for Southern countries in parallel with a tax expansion of the countries of the North. He also notes that the debt of MENA and Southern European countries is generally sustainable thanks to austerity policies, and that competitiveness remains a fundamental problem for the Region. Finally, he suggests replacing macroeconomic policies with structural policies, with financial targeting to improve competitiveness.

Dr. Doaa Salman (Professor Modern Sciences and Arts University (MSA)) presents the second FEMISE project (FEM42-07) on “External and Internal imbalances in South Mediterranean countries : Challenges and Costs” (report under publication). She began by presenting the fundamental pressures and threats and the macroeconomic environment, notably the determinants of indebtedness and the implication of a high debt on growth, investment, interest rates. Dr. Salman recalled that the South Med countries are witnessing deterioration in the current accounts and the trade balances since the mid-2000s, however these deficits have now stabilized. They are also witnessing deteriorating positions on the Net Foreign Assets. Dr. Salman also emphasized that the inability to adopt a realistic policy accelerates deterioration and macroeconomic imbalances. Dr. Salman goes on to say that tax consolidation is not urgent, and that policy makers should be more interested in tax symptoms, as austerity policies are socially very expensive.

Discussion:

Dr. Mongi Boughzala (Professor University of Tunis El-Manar) started his comments by emphasizing the strong tax pressures that the Mediterranean countries are undergoing, which are forced to carry out fiscal consolidation policies that could negatively affect growth. He also recalled the difficulty of macroeconomic stabilization while restoring growth. Dr. Boughzala suggested dividing the article by Dr. Thomas Lagorde-Segot in two sections: a section to address the MENA countries and the other for South-European countries. He suggested to take into account the period before and after 2011, especially for Egypt and Tunisia, to better analyze the situation. He recalls that the economic situation has evolved, with relative stability and a reduction of the debt between 1990 and 2010, then an increase in deficits and debt since 2010. Dr. Boughzala also poses the problem of grouping very different countries and he considers that taking account of historical data is necessary.

Dr. Gilles Dufrenot (Professor Aix-Marseille University) also underlined the diversity of Mediterranean countries, and the difficulty of grouping together. He believes that a separation between producing and oil-importing countries would be more relevant. Dr. Dufrenot suggested a research topic that evokes the question of the optimal interest rate so that a country can enter into debt in a sustainable way. Finally, he noted that some countries, such as Morocco and Egypt, have better access to international capital, requiring different conceptual frameworks for debt sustainability.

Floor discussion evolved around the gap between savings and investment and the need for an economic analysis of total available savings posing the question of savings as a tool of economic policy or its use in creating incentives. A clarification is made on saving investments that it is generally made in low-risk products such as real estate.

Finally, the question was raised about the arbitrage between a fixed exchange rate and the control of inflation.

Round Table: Towards the EU-MED research agenda on transition:

Dr. Sergio Alessandrini (Professor, Modena University, Italy) opened the last session by saying that FEMISE is on the right track in terms of catching the important and relevant research questions and that the focus of this session is to look into new research topics.

Mr. Santiago Loranca Garcia (Head of Unit DG- ECfin – Neighbourhood Countries – Macro-Financial Assistance) started his intervention by putting forward four key words: « Strong Sustainable Inclusive Growth ». Based on these terms he highlighted some important research questions that could be interesting to investigate as follows: what perspectives for a long-term growth. Also, while looking at countries’ deficits to look also into the quality of public finance, what is the composites of revenues and expenditures and how effective these are (Fiscal Governance ) and questions related to the independence of institutions; the idea of a « growth friendly fiscal consolidation » and where to find the financial resources to maintain sufficient investment and social spending. Another issue is related to the role of the private sector in the sustainable growth process and the need for a good business environment and efficient markets. A third topic was related to the risk of lending and links to reforms to governance and business climate and structural reforms. The view of the populations concerning inequalities and injustices was also highlighted. Finally, the role of the private sector in the sustainable growth process was reaffirmed, highlighting the need for a good business environment and finding ways to improve it.

Dr. Abla Abdel-Latif recalls that solving macroeconomic problems is not enough to solve political problems. She separated between long term, medium and short term research agenda. For the long term, she advises to look at the rapid evolution of technologies and the loss of jobs, especially in manufacturing. In the medium term, she proposes to study the issues of civil and digital protection. In the short term, she believes that the priorities should be the drivers of change, especially with regard to institutional reforms, improvement of governance and the need to improve the relation between private, government and population; the social justice needs to be considered an in integral part of the economic policy (creating jobs, equal rights, rural areas, ..etc); the role of the civil society needs to be better defined and how to promote it. In terms of external relations, she suggested looking into bottlenecks of regional cooperation such as Agadir (here she stated that the problem of this agreement that members are producing the same goods so there is a need to diversify); the need to emphasize the role of value chains and the role of services..

Dr. Mouncif Aderkaoui recalls that emergency solutions that were used did not solve the underlying problems. He then makes suggestions to the subjects for future research. First, he suggests focusing on consolidating macroeconomic stabilization, growth inequality issues and job growth causality. On this issue, he regrets that growth has not created enough jobs, and recalls that fiscal adjustment has had an impact on inequalities and employment. Second, he calls to study the fiscal potential in terms of fiscal space. Third, he suggested more in-depth research that tackles the youth employment and the potential of SMEs to create jobs. A fourth suggestion was to include the socially excluded groups in any research: young people, women, rural population. Fifth, he underlines the lack of coherence of the mechanisms, and suggests studying the case of Sweden and its minimum base of social rights. Seventh, he proposes an evaluation of public policies on climate. He also points out that the new constitutions pose the problem of moving from their conception to execution. Finally he calls for a rapprochement with sub-Saharan Africa.

Open Discussion

Participants made comments highlighting the difficulty of reconciling a fiscal consolidation policy with the maintenance of sufficient growth. The pressures facing the Mediterranean countries also point to the need for inclusive growth to meet the aspirations of their populations; creation of sustainable jobs, establishment of social protection and health systems, access to an educational system of quality and the participation of civil society.

As the Mediterranean Region is particularly vulnerable to climate change and natural resource management problems, participants stressed the need to make the environmental dimension one of the priorities of the discussions and policies to be implemented. In addition, the regional integration of the Mediterranean countries, while putting into accounts their diversity. It was also demanded for this region to be able to influence the global economy. Extensive collaboration with sub-Saharan Africa is also suggested in order to respond to common issues in Europe, the Mediterranean and Africa.

Finally, the usefulness of academic research in feeding policy decisions is underlined.

Dr. Augier closed the event and thanked the speakers for their valuable knowledge and recommendations towards the policy making the region. She also thanked the participants for the very constructive dialogue and interactions.

 

 

[1] This event received financial support from the European Union through the FEMISE project on “Support to Economic Research, studies and dialogues of the Euro-Mediterranean Partnership”. Any views expressed in this seminar are the sole responsibility of the speakers.

(Inscriptions Ouvertes) Conférence annuelle FEMISE, Valette, Malte, 7-9 Février 2018

Le FEMISE est heureux d’annoncer que sa conférence annuelle aura lieu cette année à la Valette, Malte, les 7, 8 et 9 Février 2018.

Veuillez cliquer ici pour vous inscrire.

La conférence annuelle du FEMISE est une plate-forme qui permet aux différents acteurs de la région UE-Med, aux membres des instituts de recherche, aux universitaires, aux décideurs politiques et aux représentants de la communauté internationale, y compris l’UE, d’engager un dialogue constructif sur l’avenir de la région et sur le rôle que l’UE peut jouer dans le contexte de la nouvelle PEV. 

Le thème de cette année sera:

«Voisinage étendu: Relation et Coopération de l’UE-Med vers l’Afrique»

La note conceptuelle est disponible en cliquant ici.

L’agenda est disponible ici.

FEMISE est heureux d’annoncer les gagnants de son concours interne 2017 !

Nous avons reçu dix-neuf (19) propositions éligibles pour ce tour de 2017 sous le thème général de

«Le rôle de l’UE dans la facilitation de la modernisation, de la transition et de l’ouverture internationale des pays méditerranéens».

Une fois évaluées, dix (10) propositions ont été sélectionnées par le comité de sélection FEMISE pour un financement dans le cadre du contrat FEMISE-Commission européenne “Support to economic research, studies and dialogue of the Euro-Mediterranean Partnership”.

Les propositions sélectionnées proposent une valeur ajoutée réelle, en utilisant une méthodologie rigoureuse et permettant de proposer des recommandations politiques sur des thèmes primordiaux pour la région UE-Med. Les propositions incluent 21 affiliés FEMISE de 13 pays EU-Med différents (5 du Nord et 8 du Sud) et avec la participation de plus de 40 chercheurs de la Méditerranée. Les recherches en version « draft » seront présentées à la prochaine Conférence annuelle du FEMISE (début 2018).

Les neufs propositions sélectionnées abordent les thèmes suivants :

  • La crise des réfugiés (4)
  • Évaluation des accords d’association (2)
  • Innovation et transfert de technologie (1)
  • Les énergies renouvelables, le développement durable, changements climatiques et problèmes de l’eau (1)
  • Politiques sociales et marché du travail (2)

FEMISE souhaite bonne chance à ses chercheurs dans les efforts qu’ils auront à entreprendre. Nous encourageons fortement tous nos affiliés à faire de nouvelles propositions pour le quatrième tour (fin 2017) et nous vous souhaitons plein de succès dans vos activités de recherche.

Les gagnants sont (description en VO):

FEM43-03Morocco and Tunisia in the European Global Value Chains: a special focus on business services as innovation drivers, University of Granada (Spain) and University Mohamed V (Morocco)

The main aim of this project is to evaluate the role played by European Global Value Chains, and more specifically by business services, in adding value added and fostering innovation in Morocco and Tunisia. More concretely, we are aimed at achieving three objectives: First, we examine the evolution of the business services content of gross imports, by importing industry and country of origin. This indicator presents the “real” value added that business services create and that it is imported directly (as direct imports of business services) but also indirectly as intermediate inputs into the production of goods and services. Second, we identify the source of foreign value added embodied in domestic final demand for business services by country of origin of the value added. Domestic final demand includes household consumption, government consumption and non-profit institutions serving households. Third, we estimate the product-embodied R&D diffused through imported business services that are used as intermediate inputs by country of origin. Intermediate inputs contain R&D created by other industries and in other countries. The use of intermediate inputs from high-innovative industries (as business services) can contribute to the development of innovations in user industries.

FEM43-04Les stratégies de développement des énergies renouvelables dans la région MENA : Etude comparative et couloirs de développement. », University of Toulon (France) and Université de Sousse (Tunisia)

Ce projet vise à analyser la dynamique des stratégies de développement des énergies renouvelables dans les pays MENA sur la période 1990-2014. Pour cela, nous proposons de définir deux indicateurs de production d’énergies renouvelables (global et par source) afin d’identifier le profil de chaque pays tout en portant une attention particulière aux énergies renouvelables issue de la technologie de l’hydraulique. Aussi, nous proposons d’étudier les conséquences sur le développement durable de ces pays au regard des sources des énergies renouvelables et à l’aide d’un modèle économétrique en panel dynamique. Ainsi, le projet se propose de produire des éléments de comparaison entre les pays MENA et d’étudier le lien, à court et à moyen terme, entre les sources d’énergies renouvelables et le développement. Ce projet permettra de mettre en lumière l’impulsion donné par le Plan Solaire Méditerranéen aux différentes stratégies des pays MENA et d’identifier la ou les stratégie (s) gagnante (s) en termes de point de croissance.

FEM43-05 The Long-Term Impact of Syrian Refugees on Turkish Economy: An Input-Output Simulation », AGREEM – Universidad Autónoma de Madrid (Spain) and CREM (Turkey)

The main goal of the research proposal is to assess the medium / long – term aggregated economic impact of refugees on the economy of middle income-labour abundant hosting countries using Turkish economy as a case study. This project aims to be understood as a contribution to the evaluation of this long-term economic potential. Our objective is to widen the view about the impact of Syrian refugees in Turkish economy adding a long – term perspective to the partial evidences found in the short – term context.

FEM43-06Income Convergence and the Impact of the Euro-MED Trade and Financial Integration on Macroeconomic Volatility, Institute of Financial Economics AUB (Lebanon), KEDGE Business School (France)

The Mediterranean Partner economies are expected to further benefit from regional financial and trade integration with a proper allocation of savings, and a better ability to share financial risk by reducing consumption and income volatilities. However, the empirical evidence on the effects of trade and financial integration on macroeconomic volatility is still very limited. Therefore, this study will add to the limited existing literature on developing countries by studying, and perhaps for the first time, the relationship between trade and financial integration and macroeconomic volatility in the MED region. The objective of this study is to shed some light on this issue by studying the impact of enhanced regional trade and financial integration on macroeconomic volatility in the Euro-MED region. In this context, we will answer the following question: is there a link between the degree of regional trade and financial integration and Gross Domestic Product (GDP) and consumption convergence and macroeconomic volatility in the MED region?

FEM43-07 The Effect of Syrian Refugees on the Labour Market of Host Countries, Macro Center for Political Economics (Israel), Centre Emile Bernheim, University of Brussels (Belgium)

The project aims to analyse how the influx of Syrian refugees influences the economic and social conditions of host countries such as Lebanon and Jordan. Although broad knowledge regarding the challenges of migrant workers has been gathered in the academic field, this is not the case regarding refugees. Despite the extensive discussion about the refugee crisis in Europe, the impact of the Syrian War and resulting instability in the entire region on neighbouring economies receiving refugees has not been sufficiently addressed. The research methodology is based on comparisons of labour markets before and after refugee entrance. This project aspires to improve the decision making process in integrating the refugees in host countries and stabilizing their economic and social status.

FEM43-08Feminization of occupations and its effect on gender wage gap in south Mediterranean Countries‘, October University for modern sciences and arts (Egypt), American University in Cairo (Egypt) and European Institute London School of Economics (UK)

The main aim of the project is dual. First, to analyze the effect of feminization of occupations on gender-occupational segregation in the Mediterranean countries Egypt and Jordan. Second, to identify the effect of feminization of occupations on the gender wage gap. In particular, the analysis will investigate the role of the feminization of occupations on boosting female labor force participation and on decreasing the gender wage gap and increasing the ‘labor market effectiveness and inclusiveness’. Ultimately, the goal is to increase labor markets’ efficiency that promotes living standards and thus manages migration to the EU countries.

FEM43-14Refugees and hosting country economy: integration models and cooperation policy options, Cespi (Italy) and Royal Scientific Society (Jordan)

In this research we will address the hypothesis of refugees as a potential in Jordanian economy, when socially included, with a methodology that gives an original insight. We will compare the economic inclusion of migrants in an advanced OECD country on one hand, Italy, with the economic inclusion of refugees in Jordan now at hand. The aim of the comparison is to identify the determinants of economic inclusion in Italy in terms of opportunity structure on the territory and its institutions and policies (at local and national levels), and in terms of social capital and compare them with data and experience from Jordan. This will allow to design policy indications based on findings and best practices of economic integration and social inclusion of refugees in the hosting country.

FEM43-16 Analysing the impact of the EU-Tunisia DCFTA on Tunisian Trade and Production, University of Sussex (UK), Université de Tunis, ESSEC (Tunisia)

In contrast to the existing literature the aim of this project is use a disaggregated multi-market partial equilibrium (PE) model. This will provide a much more granular analysis of the possible impact on the trade and production of specific Tunisian industries. The model we propose will be a multi-market model, and built into it will be the possibility of running simulations under both perfect and imperfect competition, and thus to explore the sensitivity of the results to different forms of competitive interaction. The analysis of the EU-Tunisia DCFTA will also shed light both methodologically and empirically on the impact of further DCFTAs which are already under negotiation (eg. Morocco – though currently suspended), and those which have been suggested for the future (such as with Egypt or Jordan).

FEM43-17Analyse comparée de l’apport des migrants et des refugiés en Europe: Une perspective économique, CATT (Université de Pau, France, Université de Tunis El Manar, Tunisie, DIAL (Université de Paris Dauphine) et ESSEC Tunis.

Ce projet s’attachera d’abord à donner une image la plus complète possible du contexte actuel des refugiés dans le monde et en Europe en particulier. Notre recherche s’intéressera ensuite à l’étude des contributions de la migration d’asile et de l’immigration en général aux performances macroéconomiques des pays européens en termes de croissance, de chômage et de salaires. Le projet s’intéressera alors à l’analyse empirique des liens

entre les migrations y compris la migration d’asile et les différents indicateurs économiques des pays européens.

FEM43-18Le développement de la petite enfance et l’inégalité des chances au Maghreb (Algérie, Maroc et Tunisie), INSEA (Morocco) ; along with CREAD (Algeria) and University of Toulon (France)

Ce travail permettrait de proposer des recommandations pour une meilleure orientation des politiques en matière de développement et d’amélioration des indices d’équité et d’égalité des chances dans les trois pays : Algérie, Maroc et Tunisie. Dans un premier temps, l’état du développement de la petite enfance (DPE) sera évalué à travers plusieurs indicateurs différents. En deuxième lieu, nous décrirons la relation entre ces indicateurs et un certain nombre de caractéristiques de données de base (dites circonstances) des enfants. Troisièmement, nous quantifierons les chances inégales auxquelles les enfants font face pour vivre leur situation dans chacun de ces indicateurs, à l’aide de l’indice de dissimilitude D-index.

 

 

 

Les gagnants et les perdants dans le tourisme et l’industrie hôtelière pendant la phase de transition

Rapport Exécutif du Projet de recherche FEMISE (FEM 41-04)

Ce “Rapport Exécutif”, nous permet de synthétiser les principales conclusions du projet de recherche FEMISE (FEM 14-04) sur « Les gagnants et les perdants dans le tourisme et l’industrie hôtelière pendant la phase de transition : Indices aux pays du Nord et du Sud de la Méditerranée » conformément au programme de recherche du FEMISE 2015/2016.

Le tourisme est l’épine dorsale dans plusieurs pays de la Méditerranée (MED), puisque il est une source importante de devises étrangères, attire les investissements, absorbe la main-d’œuvre et contribue au développement des pays. Le tourisme est une industrie sensible dépendant de la sécurité et la sûreté dans le but d’attirer les touristes du monde entier. En 2015, la région méditerranéenne était la première destination touristique au monde, elle a enregistré l’arrivée de 250 millions de personnes, 200.000 millions de dollars de recettes, grâce aux destinations phares de la rive nord de la Méditerranée (la France, l’Espagne, La Grèce et l’Italie) et les éminents pays de la rive sud de la Méditerranée (l’Egypte, la Turquie et la Tunisie), selon l’Organisation Mondiale du Tourisme (OMT) 2016.

En 2010 et 2011, tout au début du Printemps arabe, les Médias ont défini les révolutions de ce Printemps comme étant des mouvements de protestation pacifiques réclamant la correction des déséquilibres, la prévention de la corruption, l’amélioration des conditions de vie des pauvres et la lutte contre l’inégalité. Plus tard, les protestations et la violence accentuées envoyaient, un message clair aux touristes que ces pays sont des destinations à risques. L’instabilité répandue dans les pays de la Méditerranée a refaçonné la région¸ en des places vulnérables et dangereuses notamment après plusieurs attaques contres les touristes au sud de la Méditerranée. Ensuite, le taux d’arrivées des touristes et les revenus engendrés par le tourisme se sont reculés surtout en Egypte et en Tunisie, imprégnant ainsi leur revenu national. Par ailleurs, des destinations importantes de la rive nord de la Méditerranée recevaient une majeure partie des touristes qui ont changé leurs destinations et ont annulé leurs visites aux pays du sud. Certains pays comme l’Espagne, l’Italie, la France et la Grèce ont enregistré une augmentation remarquable du taux d’arrivées touristiques depuis le début du Printemps arabe.

Le premier chapitre de l’étude porte sur l’évaluation des conséquences des révolutions du Printemps arabe sur le tourisme dans les pays du sud et du nord de la Méditerranée en étudiant les deux cas de l’Egypte et l’Espagne. Dans le cas de l’Egypte, le secteur touristique a été négativement influencé par l’instabilité, alors que le pays faisait face à la baisse des entrées touristiques, des revenus, des taux d’occupation, du taux d’emploi, d’impôts perçus et d’investissements. Cependant, le pays est actuellement en pleine phase de transition ; le rétablissement vers une situation stable et la promotion du pays en tant que destination touristique sûre sont actuellement les objectifs principaux, afin de récupérer les bénéfices attendus du tourisme international. Par contre, au cours de ces années, l’Espagne avait enregistré une hausse remarquable des flux touristiques en provenance de l’étranger. Les tour- opérateurs internationaux ont modifié plus de 12 millions de voyages vers ce pays en 2011, selon les estimations officielles (Exceltur), l’année 2015 est marquée par un taux historique de 69 millions d’arrivées touristiques internationales. Plus généralement, les pays méditerranéens de l’Europe du sud ont augmenté leurs arrivées touristiques internationales pour plus de 50 millions de personnes entre 2010 et 2015; alors que ces arrivées ont chuté de plus de 7 millions de personnes dans les destinations traditionnelles de l’Afrique du nord depuis 2010 ; l’Egypte a perdu plus de 5 millions de touristes et la Tunisie plus de 2.5 millions de personnes pendant ces années.

Après cette introduction, les deux chapitres suivants de l’enquête se focalisent sur la manière de limiter les effets de l’instabilité sur le tourisme et l’industrie hôtelière dans la région méditerranéenne. Pour les pays de la rive sud de la Méditerranée, le deuxième chapitre propose un modèle de mix-marketing qui contribue à réduire les effets de la crise sur la main-d’œuvre et ceux de la faible gestion. Le modèle est testé sur le cas de l’Egypte. Pour les pays de la rive nord de la Méditerranée, le troisième chapitre analyse les changements principaux des profils et des comportements des touristes visitant la région. A l’aide d’un modèle de dépense, on a analysé comment ces changements pourraient affecter la durabilité économique du secteur touristique à l’avenir. Ce paramètre est appliqué à l’étude du cas de l’Espagne comme étant point de repère parmi les destinations dans cette région.

Le deuxième chapitre de l’étude se focalise sur la conception d’un nouveau modèle de mix-marketing pour sauver l’industrie hôtelière dans la région sud-méditerranéenne en présentant des indices en Égypte après le Printemps arabe. Le chapitre met l’accent sur la nécessité d’identifier les hypothèses clés pour envisager des pistes d’amélioration, restructurer et développer le tourisme et l’industrie hôtelière pendant la phase de transition. Le modèle est divisé en un environnement interne et un environnement externe. Notre objectif tend à former des directeurs dotés de nouveaux outils d’analyse qui leur permettent de relever les défis actuels. Pour tester ce modèle, des recherches empiriques basées sur l’analyse d’une enquête sur des hôtels 4 et 5 étoiles au Caire, Alexandrie, Charm El Cheikh, Hurghada, Louxor et Assouan en Égypte. L’analyse a été réalisée par combinaison de différentes techniques statistiques y compris la fiabilité et la validité intrinsèques des tests et les modèles de régression logistique. Comptant sur les modèles théoriques et les résultats empiriques, nous aboutissons aux remarques suivantes : l’effet significatif d’une administration faible dans les hôtels entraînant le licenciement des employés. La gestion des crises est considérée, dans ce contexte, un alternatif au licenciement pendant les périodes de transition

De plus, il existe des relations étroites et significatives entre le taux d’occupation pendant les périodes de transition et les facteurs du succès interne des hôtels représentés par les concepts de « travail orienté» et d’ « orienté client ». Les taux d’occupation pendant les périodes de transition sont devenus un facteur clé du succès interne d’un hôtel, et le modèle de marketing proposé a pu marquer les liens entre le mix-marketing contemporain, les réalisations du travail collaboratif du mix-marketing traditionnel et les dimensionnements pour optimiser les coûts. De tels résultats mettent l’accent sur le rôle de la bonne gestion et les techniques du marketing en faisant face aux restrictions dans le domaine d’industrie hôtelière aux pays du Sud dans les périodes de transition.

Le troisième chapitre du projet étudie les conséquences de la croissance impressionnante du taux des entrées touristiques internationales dans les pays du Nord de la Méditerranée dès le début du Printemps arabe. Force est de noter qu’en Espagne comme dans les autres pays du nord de la Méditerranée, la croissance du tourisme international en provenance de l’étranger s’est opposée à une chute manifeste des flux touristiques internes dès le début de la crise financière mondiale. Ce boom du tourisme international survenu en même temps du déclin de la demande sur le tourisme interne a indéniablement aidé l’industrie du tourisme à faire face aux exigences de son parcours de reconversion impérative.

Dans ce chapitre, l’étude est basée sur une enquête effectuée auprès de plus de 200,000 touristes internationaux et menée par l’Institut d’Etudes touristiques d’Espagne. La première partie de ce chapitre se focalise sur la saisie des principaux changements dans les profils des touristes arrivant au pays depuis le début des mouvements du Printemps arabe ainsi que sur les caractéristiques de leur séjour professionnelle. Les principales constatations montrent une croissance dans l’arrivée de nouveaux groupes de visiteurs y compris des touristes en provenance de l’Europe du Nord, des Amériques et de l’Asie en Espagne, de même qu’une présence croissante d’autres segments intéressants de touristes tels que les femmes, les jeunes voyageurs avec formation tertiaire ou voyageant seuls ou avec des amis. Tout au long des ces années, de nouveaux comportements des voyageurs apparaissent, y compris le recours croissant à la location d’appartements, à la réservation anticipée préférée par les clients et à la généralisation de l’utilisation de l’internet, par les touristes internationaux, pour faire les plans touristiques. La culture est consolidée comme étant le pivot central du développement du tourisme européen et méditerranéen, entre-temps d’autres activités intéressantes prennent place dans ces destinations telles que les événements touristiques (sportifs, culturels) et des activités étroitement liées à la particularité de la région méditerranéenne (gastronomie, vie nocturne). Dans la deuxième partie de cette recherche, on applique un modèle de dépenses des touristes sur quatre destinations phares en Espagne (les îles Canaries, les îles Baléares, Madrid et la Catalogne) pour identifier les facteurs qui contrôlent les dépenses des touristes dans le pays et par destination. Les facteurs les plus pertinents semblent être ceux du pays d’origine, du but de la visite, du type d’hébergement et du niveau de revenu des visiteurs.

En associant les résultats des deux sections, nous pouvons améliorer notre connaissance sur l’influence des changements des profils des touristes sur la durabilité économique des pays dans le futur proche. Dans ce sens, des résultats importants découlent de cette enquête. Le premier résultat se rapporte aux revenus croissants de nouveaux groupes de touristes dont leur présence en Espagne augmente considérablement au cours de ces années. Il s’agit des visiteurs internationaux en provenance des pays non-traditionnels du nord de l’Europe, d’Amérique du nord, de l’Asie et du Moyen Orient, qui font preuve des taux de dépenses plus élevés par rapport aux visiteurs traditionnels de l’Union Européenne. D’autres groupes de visiteurs qui ont une plus forte présence en Espagne et qui augmentent leurs dépenses moyennes selon les statistiques, sont ceux de jeune âge, de moyen revenu, les nouveaux visiteurs, et ceux qui ont une formation tertiaire. Les jeunes visiteurs des destinations urbaines (Madrid et Catalogne), ceux qui voyagent seuls ou avec des amis, tous avaient intensifié leur présence dans ce pays au cours de ces années, ce qui y a contribué à la croissance du taux de dépenses. D’autres tendances, identifiées dans l’étude, contribueraient, également, à accroître les dépenses à l’avenir, y compris les personnes engagées dans des activités ayant trait à la culture ou l’alimentation, deux domaines qui ont connu une croissance significative au cours des dernières années. La croissance de ces activités élargit l’envergure des dimensions culturelles et sociales des destinations concernées, augmente leurs revenus économiques et renforce ainsi leur compétitivité. En général, des résultats positifs sur le plan de la durabilité économique et de la compétitivité ont été identifiés en Espagne au cours de ces années. Une partie de ces résultats est liée au changement de destinations par les touristes suite au déclenchement du Printemps arabe.

Toutefois, les résultats de l’enquête ont souligné d’importantes difficultés. A la tête de ces difficultés, figure celle de la capacité des destinations à augmenter les dépenses des visiteurs traditionnels de l’Union Européenne qui représentent, encore, d’environ la moitié de la demande touristique internationale en Espagne.

Comme les destinations nord-africaines font preuve d’une compétitivité-prix plus élevée, les pressions pour la réduction des prix du tourisme en Espagne ont entraîné une baisse des dépenses moyennes touristiques dans certaines destinations. Une telle situation souligne le besoin d’attirer davantage de touristes hauts revenus des pays d’outre-mer, c’est-à-dire les touristes chinois, considérés comme cible visée, mais qui ont réduit quelque peu leur présence en Espagne au cours de ces années. Ces deux points clés montrent la nécessité de poursuivre le processus de reconversion du modèle touristique en Espagne surtout pour les anciennes destinations balnéaires.

Résumé des trois chapitres, Les principales conclusions du projet de recherche no. FEM 41-04 montrent que l’industrie touristique dans la région méditerranéenne fait face à une situation difficile compte tenu l’instabilité suscitée par les derniers développements surtout le Printemps arabe et la guerre en Syrie. Le projet propose des instruments d’amélioration la fiable gestion de l’industrie hôtelière dans les pays du sud de la Méditerranée, ainsi que des directives pour augmenter la dépense touristique moyenne dans les destinations du nord de la Méditerranée en vue d’assurer leur durabilité économique. Toutefois, aucune de ces mesures ne se révèlera effective sans une détermination des institutions de l’Union Européenne, pour établir la paix et la stabilité dans la région méditerranéenne. Ceci représente l’essentielle recommandation politique du projet.

Mettre l’accent sur les politiques de voisinage pour développer des instruments de paix et de coopération aurait des effets bénéfiques pour toute la région, vu que l’instabilité est un phénomène qui se répand et traverse les frontières soit au Nord ou au Sud de la Méditerranée.

 

INDEX

« Winners and Losers in the Tourism and Hospitality Industry along the Transition Process: Evidence from South and North MED Countries« 

  1. Executive Summary Research Project FEM 41-04
  2. Résumé Exécutif Rapport de Recherche FEM 41-04
  3. Chapter 1: The impact of the Arab Spring and regional instability on the tourism sector along the MED region
  4. Chapter 2: A new marketing mix model to rescue the hospitality industry: Evidence from Egypt after the Arab Spring
  5. Chapter 3: International tourism in Spain since the Arab Spring movements: A review from the perspective of economic competitiveness and sustainability of destinations

Les Défis du Changement Climatique en Méditerranée


La prise en compte de l’environnement dans les décision économiques et politiques avec notamment le développement des énergies renouvelables constitue un grand défi pour l’avenir de la planète et bien évidemment pour la Méditerranée.

L’Institut de la Méditerranée (IM) et le FEMISE ont contribué en écrivant un chapitre pour le rapport ENERGIES 2050 sur les changements climatiques en Méditerranée qui a été présenté à la COP22 de Marrakech le 15 Novembre 2016.

Il s’agit du Chapitre II « La région Sud-Med post-Printemps Arabes et les potentiels pour l’environnement » avec comme auteur principal Dr. Constantin TSAKAS (Délégué Général de l’Institut de la Méditerranée, Secrétaire Général du FEMISE) avec contributions de Dr Maryse LOUIS (Déléguée Générale du FEMISE, Programs Manager ERF) et Dr. Abeer EL-SHINNAWY (FEMISE, American University in Cairo)

Le rapport permet de réaliser une analyse plus détaillée de certains enjeux clés du développement durable dans le bassin méditerranéen et est disponible au téléchargement en cliquant ici.

Les pays du Sud Méditerranéen face aux défis environnementaux

capture-decran-2016-11-17-a-11-02-58Par : Dr. Constantin TSAKAS (Délégué Général de l’Institut de la Méditerranée, Secrétaire Général du FEMISE), auteur principal du Chapitre «La région Sud-Med post-Printemps Arabes et les potentiels pour l’environnement » du rapport ENERGIES2050[1] « Les Défis du Changement Climatique en Méditerranée », publié à l’occasion de la conférence internationale COP22 qui a eu lieu à Marrakech, le 15 Novembre 2016

L’Institut de la Méditerranée (IM) et le FEMISE ont contribué en écrivant un chapitre pour le rapport ENERGIES 2050 sur les changements climatiques en Méditerranée qui a été présenté à la COP22 de Marrakech le 15 Novembre 2016. Cet article présente des résultats de recherche présents dans le chapitre.

Le rapport est disponible au téléchargement en cliquant ici.

 

Quelques progrès, mais des opportunités qui restent à saisir…

La prise en compte de l’environnement dans les décision économiques et politiques avec notamment le développement des énergies renouvelables constitue un grand défi pour l’avenir de la planète et bien évidemment pour la Méditerranée.

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Dr. Constantin TSAKAS (DG Institut de la Méditerranée, SG FEMISE)

Le Sud de la Méditerranée a fait quelques efforts en termes d’Efficacité Energétique (EE) et de développement d’Energies Renouvelables (ER) bien qu’il reste encore de nombreuses opportunités pour rattraper le reste du monde. Au milieu des années 2000, la part des ER (hydraulique, éolien, solaire, géothermie) dans la consommation d’énergie primaire restait déjà très en dessous de celle nécessaire pour atteindre l’objectif de la Stratégie Méditerranéenne pour le Développement Durable (SMDD) (l’espoir était d’attendre 7% en 2015).

Hélas, entre 2000 et 2014, on note une croissance annuelle positive de l’intensité énergétique primaire pour des PM comme l’Egypte (+0,8%), l’Algérie (+0,9%) et la Libye (+2,6%) ce qui suggère qu’elles restent des économies de plus en plus gourmandes en énergie par rapport à leur niveau de PIB. Cependant, des pays comme la Jordanie (-1,4%) et le Liban (-1,5%), semblent mieux tirer leur épingle du jeu, s’approchant des résultats qu’enregistre l’UE en termes de décroissance de l’intensité énergétique.

Ce que signifient les printemps Arabes quant aux progrès environnementaux de la région

Suite aux printemps Arabes, la région a de nouveaux défis à relever ce qui suggère que la promotion de l’environnement et des énergies renouvelables ont perdu quelques places dans la liste de priorités des pays. Cependant, les énergies renouvelables restent un secteur plutôt stable pour les investissements dans la région et n’ont pas trop faibli suite aux révolutions. Entre 2006 et 2015, on estime que la région représente 7,3 Mds € d’IDE et 144 projets (tels qu’enregistrés par l’observatoire ANIMA-MIPO) pour une taille moyenne de 50,7 M €. Malgré la stabilité, cela reste faible, surtout si l’on considère que le PIB de la Tunisie représentait à lui seul 47 milliards de US$ en 2013.

On notera tout de même que l’année 2015 a été une de plus importantes en terme de projets d’IDE annoncés depuis longtemps. Cela s’explique notamment par de grandes initiatives d’entreprises des Emirats Arabes Unis et Européennes qui relancent des projets de plusieurs centaines de millions d’euros, notamment dans le photovoltaïque et l’éolien, plus particulièrement en Egypte.

L’économie verte dans le Sud Méditerranéen

L’économie verte peut produire des impacts économiques significatifs en termes de production (directe et induite) et de création d’emplois. A titre d’exemple, une étude FEMISE (2013) a estimé qu’une industrie du CSP (Plants Solaires Concentrées) au Maroc pourrait avoir un effet global sur le PIB marocain de l’ordre de 1,27% à 1,77% jusqu’à 2050, créant plus de 200 000 emplois.

Mais de nombreuses barrières persistent, notamment le manque de ressources financières internationales ou locales, associé à une prime de risque élevée. En outre, les barrières politiques sont importantes et l’absence/l’instabilité du cadre fiscal et législatif pour le développement de CSP se fait toujours sentir.

Pistes de réflexion et recommandations pour le Sud de la Méditerranée

Les gouvernements des pays du Sud de la Méditerranée devraient songer à devenir des véritables partenaires qui co-construisent l’intérêt écologique se basant sur les acteurs locaux et en ouvrant la voie vers une économie verte. L’impulsion donnée par la multiplication d’accords territoriaux entre l’Etat et les territoires sur des actions qui favorisent un développement durable permettrait de consolider un cadre de gouvernance multi-niveaux.

logo-cop22-919x650En outre, on peut imaginer que l’Etat appui davantage des projets écologiquement durables qui répondent aux besoins réels des territoires à risque environnemental. Des diagnostics territoriaux seraient nécessaires pour faire des territoires un « axe d’une réorientation de l’économie vers un développement local durable ». Ces diagnostics pourraient ensuite ouvrir sur des pactes territoriaux de relance réunissant tous les acteurs participant au développement durable des territoires/régions.

Outres ces recommandations sur le plan politique, il s’agirait plus généralement d’avoir une orientation qui permette d’exploiter des opportunités dans le secteur privé. Ces possibilités ne se limitent pas à un secteur en particulier, mais les secteurs manufacturiers, la finance et l’assurance, la construction et les activités professionnelles, scientifiques et techniques se distinguent.

Enfin, il faudrait que les PM exploitent leurs points forts en termes d’EE et ER qui sont un potentiel solaire élevé (irradiation), des faibles coûts de main-d’oeuvre des employés non qualifiés, une industrie locale émergente et le fait que pour l’Europe le développement de l’économie verte en Méditerranée (ex. de l’industrie solaire) serait une véritable valeur ajoutée.

 

[1] ENERGIES2050 est une association française basée à Nice (France). ENERGIES 2050 entend notamment promouvoir et encourager la maîtrise de la demande en énergie : la sobriété énergétique, l’efficacité énergétique et le développement des d’énergies renouvelables. , FEMISE et l’Institut de la Méditerranée ont choisi de s’associer à se partenaire important dans le domaine du changement climatique pour avoir une voie supplémentaire pour répondre aux défis de la région EuroMed et atteindre le processus décisionnel.

Adhésion de FEMISE à ANIMA

Les coordonnateurs de FEMISE, Institut de la Méditerranée (France) et Economic Research Forum (Caire), ont le plaisir de vous annoncer l’adhésion de FEMISE au réseau ANIMA Investment Network en tant que Membre Stratégique.

 

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ANIMA Investment Network est une plateforme multi-pays de coopération pour le développement économique en Méditerranée. Le réseau ANIMA, basé à Marseille (France), fédère des agences nationales et régionales de promotion des territoires, des organisations internationales, des associations d’entrepreneurs, des pôles d’innovation, des investisseurs et des instituts de recherche.

L’identité de FEMISE est liée à la consolidation d’un réseau d’instituts de recherche capables de mettre en place des interactions Nord-Sud et Sud-Sud. Au sein du réseau, nous avons lancé une dynamique de transfert de savoir-faire et de connaissances. Nos travaux et actions se font toujours en étroite collaboration entre économistes des deux rives ce qui fait notre force.

Dans un climat régional qui évolue, il est apparu naturel au FEMISE de s’associer à ANIMA, réseau qui a des valeurs que nous partageons et qui présente des objectifs et un savoir faire complémentaires. Cette adhésion permettra de faciliter les synergies pour produire et maximiser l’impact des recommandations auprès des responsables politiques UE-Med. Elle permettra également d’accroitre la capacité de dissémination/communication et de se positionner sur davantage de dossiers qui pourraient bénéficier d’un « pooling » de compétences complémentaires.

Une première association entre les deux structures historiques de Marseille dans le cadre d’un projet sur la région euro-méditerranéenne sera annoncée dans les prochaines semaines.

Ce premier projet marque le début d’une collaboration de long terme qui ouvre des opportunités nouvelles pour nourrir la dynamique Euro-Méditerranéenne.