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Adhésion de FEMISE à ANIMA

Les coordonnateurs de FEMISE, Institut de la Méditerranée (France) et Economic Research Forum (Caire), ont le plaisir de vous annoncer l’adhésion de FEMISE au réseau ANIMA Investment Network en tant que Membre Stratégique.

 

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ANIMA Investment Network est une plateforme multi-pays de coopération pour le développement économique en Méditerranée. Le réseau ANIMA, basé à Marseille (France), fédère des agences nationales et régionales de promotion des territoires, des organisations internationales, des associations d’entrepreneurs, des pôles d’innovation, des investisseurs et des instituts de recherche.

L’identité de FEMISE est liée à la consolidation d’un réseau d’instituts de recherche capables de mettre en place des interactions Nord-Sud et Sud-Sud. Au sein du réseau, nous avons lancé une dynamique de transfert de savoir-faire et de connaissances. Nos travaux et actions se font toujours en étroite collaboration entre économistes des deux rives ce qui fait notre force.

Dans un climat régional qui évolue, il est apparu naturel au FEMISE de s’associer à ANIMA, réseau qui a des valeurs que nous partageons et qui présente des objectifs et un savoir faire complémentaires. Cette adhésion permettra de faciliter les synergies pour produire et maximiser l’impact des recommandations auprès des responsables politiques UE-Med. Elle permettra également d’accroitre la capacité de dissémination/communication et de se positionner sur davantage de dossiers qui pourraient bénéficier d’un « pooling » de compétences complémentaires.

Une première association entre les deux structures historiques de Marseille dans le cadre d’un projet sur la région euro-méditerranéenne sera annoncée dans les prochaines semaines.

Ce premier projet marque le début d’une collaboration de long terme qui ouvre des opportunités nouvelles pour nourrir la dynamique Euro-Méditerranéenne.

Le Potentiel Réel de l’Economie Numérique discuté aux “12èmes Rendez-Vous Economiques de la Méditerranée”

12èmes Rendez-Vous Economiques de la Méditerranée

« Développement du numérique et marché du travail en Méditerranée »

Introductory speech by Johannes Hahn, EU Commissioner for European Neighbourhood Policy and Enlargement Negotiations, Rendez Vous Economiques de la Méditerranée, Marseille, Villa Méditerranée, November 3rd (photo by Robert Kao)

Johannes Hahn, EU Commissioner for European Neighbourhood Policy and Enlargement Negotiations, 12th Rendez Vous Economiques de la Méditerranée (photo FEMISE)

Cette année, les douzièmes Rendez-Vous qui se sont tenus le jeudi 3 novembre après-midi, dans le cadre de la semaine économique de la Méditerranée (Marseille, Villa Méditerranée), ont été consacrés aux modifications profondes de l’appareil productif et plus spécialement de l’espace social du travail consécutives au développement numérique.

Les débats ont permis de discuter de la contribution réelle du numérique dans le développement futur des pays méditerranéens, les perspectives offertes dans plusieurs secteurs en matière de création d’emplois (et de pertes du fait de la diminution attendue des emplois codifiés) et les fondements des politiques publiques incitatives retenues.

Ils ont permis également de discuter les politiques menées dans le cadre international, en particulier dans le cadre de la grande région euro-méditerranéenne.

FEMISE s’est associé aux organisateurs (Cercle des économistes et Institut de la Méditerranée) et a participé aux débats.

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Patricia Augier, Co-ordinator and Scientific Director of FEMISE (photo FEMISE)

Lors de son intervention, Pr Patricia AUGIER, Co-ordonnatrice et Directrice Scientifique du FEMISE, a souligné qu’en agissant entre autre sur différentes composantes du marché du travail, le numérique peut potentiellement être un outil pour aider à la convergence économique et sociale des deux Rives de la Méditerranée. Il s’agit d’un potentiel bien réel, en termes de croissance, de nouvelles vocations et d’emplois. Il faut toutefois que le Développement du numérique se fasse intelligemment, progressivement, pour que les apports positifs puissent être absorbés dans les pays en développement et émergents.

La position du Femise est que les effets positifs que peuvent amener les outils numériques (et notamment ceux qui passent par le marché du travail) sont bien réels, mais ne se produiront pas de façon spontanée : L’action publique est indispensable, non seulement pour transformer des effets potentiellement positifs du numérique en effets positifs observables, mais aussi pour éviter l’aggravation des différentes formes de divergence. L’intervention de Pr Patricia AUGIER est disponible ici.

Johannes Hahn, EU Commissioner for European Neighbourhood Policy and Enlargement Negotiations, Maryse Louis, General Manager FEMISE and Constantin Tsakas, General Manager Institut de la Méditerranée and General Secretary FEMISE (photo by Robert Kao)

Johannes Hahn (EU), Maryse Louis (DG, FEMISE and Prog Manager, ERF) and Constantin Tsakas (SG, FEMISE and DG, IM) (photo FEMISE)

Par ailleurs, les Rendez-Vous ont eu l’honneur et le plaisir d’accueillir Johannes HAHN, Commissaire Européen à l’Elargissement et à la Politique du Voisinage, qui a fait une intervention spéciale.

Dans son discours, le commissaire Hahn a souligné que les technologies et services numériques font maintenant partie de la vie quotidienne de la majorité de la population mondiale, ce qui apporte de l’efficacité et des communications abordables. Elles ont créé de nouveaux services et produits, donnant accès à de vastes quantités d’informations et éveillant la voix des citoyens ordinaires. Il ne fait aucun doute que la société durable de demain sera numérique. Cette révolution numérique, cependant, apporte également de nouveaux défis, tels que les nouvelles asymétries et les influences de puissance, les préoccupations de protection de données, les débats sur la juridiction aussi bien que les menaces de cyber-sécurité.

Le commissaire Hahn s’est réjoui de constater qu’il existe un dialogue politique actif sur l’économie numérique au niveau régional, suite à la réunion ministérielle de l’Union pour la Méditerranée sur l’économie numérique en 2014. Cette réunion a également identifié les défis communs à traiter et la coopération est en cours pour s’attaquer aux questions de big-data, d’infrastructure électronique, d’un cadre de communication électronique solide, de la vie privée, de la gouvernance d’Internet et d’autres domaines.

Le discours du Commissaire Hahn est disponible en cliquant ici (en anglais).

La déclaration finale des Rendez Vous Economiques est disponible ici.

Une vidéo résumant les rencontres du Commissaire avec les représentants du FEMISE et autres organismes basés à Marseille est disponible ci-dessous.

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FEMISE participated through the EU-FEMISE project on “Support to Economic Research, studies and dialogues of the Euro-Mediterranean Partnership”. The views expressed in this conference are the sole responsibility of the authors.

FEMISE s’associe au 12èmes Rendez-vous Economiques de la Méditerranée, avec participation de Johannes HAHN, Commissaire UE à l’Elargissement et à la PEV

Les 12e Rendez-Vous Économiques de la Méditerranée 

Développement du numérique et marché du travail en Méditerranée 

Jeudi 3 novembre de 14h à 17h15

2 tables rondes organisées par l’ Institut de la Méditerranée/Femise  &  Le Cercle des économistes

nb-rdvimg_0642-300x225FEMISE a le plaisir de vous annoncer qu’il s’associe au Cercle des économistes et à l’Institut de la Méditerranée pour Les 12e Rendez-Vous Économiques de la Méditerranée (Jeudi 3 novembre de 14h à 17h15, Marseille, Villa Méditerranée, Amphithéâtre) qui auront comme thème « Développement du numérique et marché du travail en Méditerranée ». Les deux tables rondes confronteront les analyses de plusieurs économistes de haut niveau qui attirent l’attention sur les profondes mutations en cours avec le point de vue dynamique des créateurs des nouvelles activités concernées et les responsables des politiques publiques qui doivent consolider une stratégie, faire des incitations et modifier les cadres réglementaires.

Par ailleurs, c’est avec un grand honneur et plaisir que nous accueillerons Johannes HAHN, Commissaire Européen à l’Elargissement et à la Politique du Voisinage, qui fera une intervention spéciale à 14h45.

Le programme des Rendez-Vous est disponible ici.

Les inscriptions de l’édition 2016 de la Semaine économique de la Méditerranée se feront désormais sur place à la Villa Méditerranée.

flag_yellow_lowFEMISE participera dans le cadre du projet UE-FEMISE  “Support to Economic Research, studies and dialogues of the Euro-Mediterranean Partnership”. Les opinions exprimées dans cette conférence sont de la seule responsabilité des auteurs.

Colloque GDRI – International Development Economics

logos_partenaires_gdri_839Le GDRI IDE organise son premier colloque biennal qui se déroulera les 3 et 4 novembre 2016 au Centre d’études et de recherches sur le développement international (CERDI), Ecole d’Economie de l’Université d’Auvergne à Clermont-Ferrand. Cette première édition sera consacrée aux aspects macroéconomiques et microéconomiques de l’économie du développement. FEMISE s’associe comme co-organisateur à cet événement qui inclura un table ronde sur les Economies Méditerranéennes.

Les dernières décennies ont été marquées par un regain d’intérêt pour l’économie du développement grâce à de meilleures données aux niveaux national et local, l’expansion des programmes de recherche en relation avec les autres domaines comme la science politique, l’histoire ou l’épidémiologie, et un large éventail d’approches, dont certaines sont de caractère nouveau dans le domaine, par exemple, l’économie expérimentale. C’est ainsi que des recherches sur des sujets innovants seront présentées, tels que les aspects économiques de la vulnérabilité et de la croissance durable.

Le programme du colloque est disponible en cliquant ici.

Pour vous enregistrer, veuillez vous rendre au lien suivant.

Contact: gdri-ide.cerdi@udamail.fr

flag_yellow_highCet événement a reçu le soutien financier de l’Union européenne à travers le projet FEMISE  “Support to Economic Research, studies and dialogues of the Euro-Mediterranean Partnership”. Les opinions exprimées dans ce séminaire sont de la seule responsabilité des auteurs.

 

 

Séminaire Politique sur le thème “Libérer le potentiel du secteur privé dans les pays méditerranéens du Sud”

fem-aub-logoFEMISE a le plaisir d’annoncer que son prochain séminaire politique portera sur le thème “Libérer le potentiel du secteur privé dans les pays méditerranéens du Sud” et se tiendra le 5 Décembre 2016, à Beyrouth, Liban. Le séminaire est organisé en collaboration avec nos partenaires Institute of Financial Economics, à l’Université américaine de Beyrouth (AUB).

L’objectif de ce séminaire politique FEMISE-AUB est d’identifier les différents défis du secteur privé des pays sud de la Méditerranée. D’une part, la région souffre de grandes instabilités macroéconomiques; et d’autre part, le secteur fait face à des procédures administratives complexes qui rendent l’accès au financement pour les PME difficile. Le séminaire tentera de répondre à la question suivante: “Quelles mesures pourraient être prises pour débloquer les potentiels du secteur privé dans les pays du Sud Med?”. Pour répondre à cette question, trois sessions et une table ronde sont prévues.

Veuillez trouver la note conceptuelle avec plus de détails sur le contenu du séminaire en cliquant ici.

L’agenda est également disponible, en cliquant ici.

flag_yellow_highCet événement a reçu le soutien financier de l’Union européenne à travers le projet FEMISE  “Support to Economic Research, studies and dialogues of the Euro-Mediterranean Partnership”. Les opinions exprimées dans ce séminaire sont de la seule responsabilité des auteurs.

FEMISE est heureux d’annoncer les gagnants de son concours interne 2016 !

FEMISE int comp rd2Nous avons reçu quinze (15) propositions éligibles pour ce tour de 2016 sous le thème général de Gérer la Transition dans les pays du Sud de la Méditerranée. Une fois évaluées, neuf (9) propositions ont été sélectionnées par le comité de sélection FEMISE pour un financement dans le cadre du contrat FEMISE-Commission européenne “Support to economic research, studies and dialogue of the Euro-Mediterranean Partnership”*.

Les neuf propositions sélectionnées incluent 16 affiliés FEMISE de 11 pays EU-Med différents (4 du Nord et 7 du Sud) et avec la participation de plus de 35 chercheurs de la Méditerranée.

Les recherches en version « draft » seront présentées à la prochaine Conférence annuelle du FEMISE (début 2017).

FEMISE souhaite bonne chance à ses chercheurs dans les efforts qu’ils auront à entreprendre.

Nous encourageons fortement tous nos affiliés à faire de nouvelles propositions pour le troisième tour (printemps 2017) et nous vous souhaitons plein de succès dans vos activités de recherche.

Les gagnants sont (description en VO):

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Potential Accession to the Revised WTO Government Procurement Agreement: The Cases of Egypt and Turkey, Centre for International Economics at Bilkent University in Ankara (Turkey); along with Sussex University (UK), Cairo University (Egypt) and TOBB University (Turkey)

Egypt and Turkey are not signatories to the WTO Agreement on Government Procurement. The purpose of this project studying the effects of potential accession of Egypt and Turkey to GPA is fourfold. First, we shall discuss within a comparative framework the minimum standards required under the GPA with those of Egyptian and Turkish Public Procurement Systems. Second, we shall analyze the major characteristics of public procurement markets in Egypt and Turkey. Third, we shall conduct an empirical study on how successful the GPA is in achieving its objectives of transparency, non-discrimination, and fair and predictable conditions of competition in government procurement markets. Lastly, we shall analyze the benefits and costs of accessing the GPA.

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Emigrants selection and the modernization potential of transition economies : A comparative study of the MENA region over the period 2006-2013, IRES, UCLouvain (Belgium) ; with Middle East Technical University, Ankara (Turkey)

Human capital and cultural traits are two fundamental drivers of modernization and economic growth, as highlighted in the recent literature on growth accounting, on the determinants of technological diffusion across countries, and on the democracy transition. In this context, shocks that affect human capital accumulation and the distribution of cultural traits can have persistent effects on economic and political developments. This project takes advantage of a unique data set (the Gallup world polls) that includes information about individual characteristics, social norms and values, migration aspirations, perceived wellbeing, etc. We propose to use it to analyze the recent trends in emigration aspirations and selection (by education level and by cultural traits) in the MENA countries, and link them to the events that preceded or followed the Arab Spring.

FEM42-05Labor Market Program and informal Economy in Algeria, CREAD (Algeria) ; with ERUDITE, University Paris Est Creteil (France)

L’objectif de cette contribution est de tester l’effet du plan d’action mis en œuvre par le gouvernement algérien en 2008 pour le développement de l’emploi et la lutte contre le chômage. Nous évaluons son effet sur l’emploi informel et le secteur informel. Nous menons notre test sur trois catégories d’occupés : les salariés, les nouveaux salariés et les indépendants. Pour les salariés, nous nous intéressons à l’effet sur l’enregistrement à la sécurité sociale et pour les indépendants nous nous focalisons sur l’enregistrement administratif et fiscal de l’activité. Une fois que l’effet est identifié, nous testons une éventuelle hétérogénéité selon les neuf régions prédéfinies par le Schéma National d’Aménagement du Territoire (SNAT), approuvé en 2010 comme un test de disparité spatiale.

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Twin Deficits and the Sustainability of Macroeconomic Policies in Selected European and Mediterranean Partner Countries: Post Financial and Debt Crises, Institute of Financial Economics (Lebanon); with Kedge Business School (France)

This proposed research will attempt to assess the sustainability of the EU’s and MPs current fiscal and macroeconomic policies, and evaluate whether they are violating the inter-temporal budget and external constraints for the public sector. It will mainly address the following research question. How can the EU and MED countries in financial and debt crises curb macroeconomic imbalances (debt, budget and current account deficits, as well as, balance of payment deficits) when they have been experiencing a recession since the 2008 US financial crisis, with high unemployment rates, rising inflation rates, and rising social demands for inclusion?

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La complexification des systèmes productifs comme vecteur de transition économique dans les MENA et le rôle des politiques de court terme. LEAD (Université de Toulon) (France) ; with Faculte des sciences economiques et de gestion de Sousse (Tunisia)

Les nouvelles contributions à la littérature sur la croissance économique ont fait valoir que la structure productive d’un pays, telle que mesurée par le niveau de complexité économique, reste un facteur décisif pour les différences de développement inter-pays et sont considérées être hautement prédictives de la croissance économique future. Toutefois, leurs déterminants au niveau des pays et leurs interdépendances spatiales entre les pays sont restés inconnus. Dans ce projet de recherche, nous étudierons d’une part empiriquement les principaux déterminants de la complexité économique à partir de la méthode de β-convergence conditionnelle. D’autre part, ce projet comporterait une étude de cas de 4 pays MENA (Algérie, Tunisie, Turquie et Emirats Arabes Unis), qui révèlerait l’effet significatif de la complexité économique sur la création d’emplois qualifiés à court terme.

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Vulnérabilités du pilotage macroéconomique et méta-évaluation des programmes de réformes du FMI en période de transition politique : cas spécifique de la Tunisie et expériences comparées de l’Egypte, la Jordanie et le Maroc. Université de Tunis El Manar (Tunisia) ; with LEAD, Université de Toulon-Var (France)

Appliquée aux programmes de réformes achevés ou en cours d’implémentation par le FMI en Tunisie, cette proposition de recherche entend combler un déficit de connaissances relatif à la prise en compte des méta-évaluations des réformes, dont la grille d’analyse permettra d’identifier et d’analyser les facteurs clés de succès ou d’échecs des politiques menées. Ce faisant, et au niveau de sa partie économétrique, la proposition permettra aussi un apprentissage sur les expériences et scénarii comparés de réformes entreprises dans un échantillon raisonné de pays du printemps arabe incluant l’Egypte, la Jordanie et le Maroc durant la période de transition, pour mieux cerner leurs contextes particuliers, les contraintes de transposition des réformes d’un espace à un autre et les raisons qui expliquent leur réussite (ou leur échec) dans certains pays et pas dans d’autres.

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Inequality and inclusive growth in the South Mediterranean region: Are education and innovation activities favoring firm performance and citizens’ wellbeing? Institute of International Economics (Spain) ; with American University in Cairo (Egypt)

The main aim of the project is twofold. On the one hand, it aims at analyzing the recent trends in inequality and wellbeing in selected Southern Mediterranean countries at the regional, country/firm and at the individual level. On the other hand, it aims at identifying and evaluating the potential factors that may trigger and favor more equalitarian distribution of income in the region, focusing in particular on the role played by educational policies, innovation and managerial education in explaining progress in the short run, as well as quantifying their relative importance. Moreover, a macro perspective is added to analyze the link between inequality and growth in the MENA region.

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External and Internal imbalances in South Mediterranean countries : Challenges and Costs, October University (Egypt), European Institute, LSE (UK)

This study aims to provide a detailed analysis of the set of challenges that are affecting the stability and sustainability of external (im) balances of South Mediterranean Countries. It aims to do so, by exploring a number of inter linked questions, as follows : How are the South – MED countries dealing with their external / current account imbalances and why ? What/how austerity is implemented ; does it make sense in relation to the external positions of these countries ; and does it have high social costs / negative distributional effects ? If so, how are these effects mediated politically and through social policies ?

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“Assessing the Macroeconomic and Welfare Effects of Universal Health Coverage (UHC): A Dynamic Microsimulation-based Computable General Equilibrium (CGE) Applied to Algeria and Palestine”, GREQAM-AMSE Aix- Marseille University (France) ; with Research Center of Economic Applied for Development (CREAD) (Algeria) and Birzeit University (Palestine)

Universal Health Coverage (UHC) has recently been considered as a primary vehicle to fulfill all of the health-related goals in the newly adopted Social Development Goals (SDGs) (WHO 2015). While this reflects a strong commitment on the part of policy-makers to equity issues in health, achieving UHC requires an evaluation ex ante of its economic feasibility as well as its potential impact on social welfare. Indeed, it remains unclear whether (and to what extent) developing (low-and middle-income) countries can afford UHC (i.e., the economic feasibility) within the specified timespan of 2015-2030. Nonetheless, the potential welfare effects of such endeavor at both micro- and macro-level remain hitherto evidenceless.

This project aims at addressing these questions using an innovative epidemiological-demographic based dynamic micro-simulation method in a Computable General Equilibrium (CGE) framework. Specifically, we propose to analyze the micro and macro-level effects of a gradual expansion of health insurance coverage under different demographic and epidemiological scenarios in the context of two developing countries: Algeria and Palestine.

Les relations entre les institutions multilatérales et les Etats-nations du bassin méditerranéen : Compte rendu Conférence Toulon

PROSPECTIVES EN MÉDITERRANÉE :

CONTACTS, TENSIONS, VULNÉRABILITÉS

Les relations entre les institutions multilatérales et les Etats-nations du bassin méditerranéen : quels espaces de coopération et sources de tensions ?

Conférence PROSMED organisée par l’Université de Toulon avec l’appui du FEMISE*, Vendredi 03 juin 2016, 13h30 – 17h, Université de Toulon

Conférence PROSMED avec soutien FEMISE, Photo FEMISE

Conférence PROSMED avec soutien FEMISE, Photo FEMISE

Le processus de Barcelone signé en 1995 a posé les bases des relations de coopération entre l’UE et les pays du Sud de la Méditerranée. Cependant, 20 ans plus tard, il devient clair que le processus n’a pas rencontré le succès espéré. Les conditions politiques, sociales et économiques dans les deux rives ne sont plus les mêmes et cela se traduit par des relations distendues entre l’UE et les pays du Sud de la Méditerranée. Aujourd’hui, il devient de plus en plus difficile d’avoir une véritable vision sur l’avenir de la coopération Euro-Mediterranéenne. Suite à ce constat, les organisateurs de l’Université de Toulon (UTLN) et du FEMISE, ont souhaité s’entourer d’experts (Service Européen d’Action Extérieure, Banque Européenne d’investissement, FEMISE, Institut de la Méditerranée) pour traiter des questions de coopération entre l’Union Européenne et les pays du Sud de la Méditerranée. Quelles sont les difficultés actuelles, quelles coopérations peut-on à présent envisager et quel avenir pour la région Euro-Med ?

Conférence PROSMED avec soutien FEMISE, Photo Univ. Toulon

Conférence PROSMED avec soutien FEMISE, Photo Univ. Toulon

Après une introduction d’accueil par Dr. Y. Kocoglu (Université de Toulon) et L. Lévêque (Université de Toulon), Dr. Constantin Tsakas (Secrétaire Général du FEMISE et Délégué Général de l’Institut de la Méditerranée) a souligné que le thème de cette conférence était au cœur des problématiques du FEMISE.

Le réseau FEMISE est un « outil » qui fait le lien entre une grande institution qui est la Commission Européenne et les pays du Sud de la Méditerranée. Les pays du Sud semblent parfois mieux apprécier les recommandations de la société civile (ex. les Universités, les centres de recherche du réseau FEMISE) qui sont issues d’une approche plus souple et avec une image parfois plus complète des réalités économiques et sociales des pays du Sud. Ainsi FEMISE, qui compte 95 membres dont à peu près la moitié au Sud et en lien permanant avec les responsables politiques, est cette « voix » commune qui représente le point de vue des deux rives et qui permet parfois de faire passer des messages plus facilement.

Des relations entre l’UE et les pays du Sud qui ce sont distendues

Pr. Jean-Louis Reiffers (Institut de la Méditerranée), Photo Univ. Toulon

Pr. Jean-Louis Reiffers (Institut de la Méditerranée), Photo Univ. Toulon

Le Professeur Jean-Louis Reiffers (Pr. Emerite Université du Sud Toulon Var, Président du Comité Scientifique de l’Institut de la Méditerranée) ouvre le débat en insistant sur l’évolution des relations entre l’UE et les pays du Sud depuis le processus de Barcelone signé en 1995. Il rappelle que ce processus visait à établir des accords commerciaux privilégiés entre l’UE et les pays du sud et que ce processus comportait également un volet de réformes institutionnelles. Le processus de Barcelone n’a pas connu le succès espéré et les relations entre l’UE et les pays du sud de la méditerranée se sont distendues avec deux glissements importants. D’une part, l’attention de l’UE a été plus orientée à l’est suite à l’élargissement de l’UE vers les pays de l’est. D’autre part, la montée des puissances régionales au Moyen-Orient (Qatar, Arabie Saoudite, Turquie) a détourné les pays du sud de la méditerranée vers de nouveaux partenaires économiques et politiques.

Le Professeur Reiffers souligne avec insistance la nécessité de prendre en compte le fait que le commerce international génère également des « perdants » ceux dont les sources de revenus vont être mis à mal par les changements consécutifs à l’ouverture commerciale et les accords signés entre l’UE et les pays du sud ne tiennent pas assez compte de ce résultat et ne prévoient donc pas des politiques de redistribution qui permettrait d’assurer une croissance soutenable pour la population.

Enfin, M. Reiffers souligne qu’un élément est systématiquement absent des accords entre l’UE et les pays du sud de la méditerranée : il s’agit du capital humain. Le facteur travail a été analysé sous l’angle sécuritaire et de la menace d’immigration par l’UE et non sous l’angle d’un potentiel à développer par les politiques de formation et de qualification.

Politique de Voisinage : Ambitions et Limites

En deuxième partie, M. Mingarelli (Service Européen d’Action Extérieure) revient également sur le processus de Barcelone qui a marqué une volonté de donner une impulsion aux relations bilatérales par des accords d’association, et un dialogue entre la Commission Européenne et les pays partenaires sur des secteurs d’intérêt commun (énergie, transport, …).

Hugues Mingarelli (Conseiller au sein du Service européen pour l'action extérieure), Photo SAEE

Hugues Mingarelli (Conseiller au SEAE), Photo SEAE

M. Mingarelli souligne qu’en 2005, la Politique européenne de voisinage couvrait l’Europe orientale, le Caucase du Sud, l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient. L’un des objectifs est d’intégrer les économies de certains pays partenaires (Maroc, Tunisie) dans le marché unique de l’UE. Puis, les mouvements sociopolitiques initiés par les « printemps arabes » ont surpris l’UE mais également les autres puissances comme les USA ou la Russie. L’UE a, durant cette phase, proposé une aide à la transition politique avec par exemple de l’assistance technique sur l’amendement/rédaction de la constitution, sur l’organisation des élections, sur la mise en place d’une justice transitionnelle, sur une aide pour promouvoir les acteurs de la société civile (presse, syndicats, associations..).

Enfin, les conflits armés (Libye, Irak, Syrie) associés aux risques terroristes, aux mouvements de révoltes sociales et à la crise des migrants créent un climat de tensions fortes dans la région dans lequel il est difficile pour l’UE de dessiner un espace de coopération clair et serein avec les pays du sud. En 5 ans, les différents conflits dans la région (notamment en Syrie) ont provoqué des millions de déplacés dont 10 millions uniquement pour le conflit syrien soit 1/3 de la population.

Le besoin de redonner une Vision Régionale

Henry Marty-Gauquié (BEI), Photo Univ. de Toulon

Henry Marty-Gauquié (BEI), Photo Univ. de Toulon

La Méditerranée est plus fragmentée que jamais. C’est le constat que dresse M. Henry Marty-Gauquié (Directeur Honoraire BEI France) soulignant que la Méditerranée est particulièrement sensible et vulnérable aux chocs et crises exogènes. Ceci tient à sa composition socio-économique (mixité et interdépendance culturelle, sociale et économique entre le Nord et le Sud ; la faible résilience à l’adversité économique[1]) et à son positionnement géostratégique.

Au cours des 15 dernières années, la Méditerranée a subi une accumulation de chocs, souvent d’origine non méditerranéenne, mais ayant particulièrement atteint la région (ex. les attentats du 11 septembre avec diabolisation de l’islam, le contrecoup de la crise économique mondiale en 2008 et les tensions résultant de ses ampliations successives, le sursaut démocratique arabe et la guerre en Libye avec des conséquences sur le Sahel et le Machrek etc)

Pour M. Henry Marty-Gauquié, deux facteurs ont eu un effet particulièrement aggravant sur l’acuité des tensions en Méditerranée ? Il s’agit i. de la conflictualité généralisée générée par la mondialisation : crises économique, tensions sociétales, incapacité des nations occidentales à anticiper et gérer les crises etc et ii. de l’incapacité du monde arabe à gérer sa transition démocratique et à assurer son redressement économique.

Cela a contribué à une perte de vision sur les objectifs régionaux de coopération et de développement, au retour au bilatéral et aux relations différenciées entre l’UE et ses partenaires du Sud. Cela a induit la disparition de l’intérêt mutuellement avantageux à coopérer et à atteindre des objectifs d’intégration régionale.

Henry Marty-Gauquié, souligne que l’Union européenne reste un acteur majeur, mais qui n’est plus décideur en Méditerranée. Après 8 années de crise économique et de mise en danger de la cohésion européenne, l’UE semble donner la priorité à l’amélioration de sa stabilité économique et à la survie du projet européen, plutôt qu’au développement de son espace économique extérieur (Politique de voisinage).

Pour M. Henry Marty-Gauquié , l’UE ne sera capable de reprendre une position de leadership sur son voisinage Sud qu’à moyen ou long terme, lorsque des progrès auront été réalisés dans les domaines suivants :

  • Que la situation intérieure de l’UE se soit stabilisée (économiquement et politiquement) et que les opinions publiques se soient à nouveau emparées du désir d’intégration européenne, permettant la définition de nouvelles priorités pour la gestion de son voisinage (Sud et Oriental), ainsi que des instruments pour incarner la réalisation de ces objectifs (politiques et financiers) ;
  • Que la situation conflictuelle au Machrek, ainsi que la gestion des flux migratoires, aient trouvé des solutions stabilisatrices, permettant de diminuer la conflictualité dans la région (et dans les opinons européennes) ;
  • Que la volonté de coopérer autour de la gestion des « biens publics régionaux » en Méditerranée ait repris forme, au moins à l’échelle sous-régionale, par la prise d’une initiative politique majeure, intelligible pour les opinions et dotée de moyens politiques et financiers crédibles ;
  • Qu’une telle initiative intègre les dimensions régaliennes que les séquences conflictuelles ont fait émerger ces dernières années en Méditerranée : sécurisation contre les risques essentiels (alimentaire, sanitaire, énergétique et climatique), gestion des frontières, des flux migratoires, de l’équilibre des territoires, des générations et des genres. Ce qui suppose en préalable que les Etats membres de l’Union définissent entre eux un nouveau « pacte social » (ou constitutionnel) sur la gestion partagée de ces objectifs.
Conférence PROSMED avec soutien FEMISE, Photo Univ. Toulon

Conférence PROSMED avec soutien FEMISE, Photo Univ. Toulon

En dernière partie, le professeur Philippe Gilles (Professeur, Université de Toulon), après avoir synthétisé les débats, termine en mettant en perspective l’évolution des relations entre l’UE et les pays du sud par l’apport de la théorie économique. Il insiste sur la nécessité de considérer la redistribution des gains à l’échange et sur l’effritement des accords de partenariats qui ne seraient plus perçus comme mutuellement avantageux. Les pays du sud ne voient pas bien les avantages qu’ils pourraient tirer des accords proposés par l’UE alors que les contraintes en termes réglementaires et changements institutionnels sont fortes avec des conséquences immédiates notamment sur les normes de production. La question du conflit entre la souveraineté nationale et les accords régionaux, qui est présente également en Europe avec la montée de mouvements eurosceptiques, est très forte dans les pays du sud confrontés à des risques plus importants sur le plan sécuritaire. Aussi, avant même de penser aux perspectives d’intégration commerciale et financière, qui sont aujourd’hui vecteurs d’incertitudes, la priorité reste la consolidation de l’ordre intérieur.

En conclusion, il ressort de la conférence que les relations entre l’UE et ses voisins du Sud auraient fort besoin d’un nouveau souffle porté par une vision (un projet) politique de moyen-long terme.

[1] La société méditerranéenne est organisée autour du lien familial qui assure la solidarité face à l’adversité. Les politiques publiques de redistribution sont faibles et peu différenciées. Ces caractéristiques expliquent la vulnérabilité des sociétés méditerranéennes à la corruption et à l’économie souterraine.

* Le FEMISE a participé à cette manifestation avec l’aide financière de l’Union Européenne dans le contexte du projet UE-FEMISE sur: « Support to economic research, studies and dialogue of the Euro-Mediterranean Partnership”.

Quels espaces de coopération entre institutions européennes et États du bassin méditerranéen ?

Hugues Mingarelli, Conseiller au sein du Service européen pour l’action extérieure (SEAE) a présenté son analyse sur les différentes formes de coopération entre l’UE et le sud de la Méditerranée le 3 juin 2016 lors d’un cycle de conférences PROSMED organisé à l’Université de Toulon avec le soutien du Femise *.

Hugues Mingarelli, Conseiller au sein du Service européen pour l'action extérieure. Photo SAEE

Hugues Mingarelli, Conseiller au sein du Service européen pour l’action extérieure. Photo SAEE

Quels outils l’UE peut-elle partager avec les pays du Sud  de la Méditerranée pour favoriser leur intégration ? 

Hugues Mingarelli : L’UE peut partager son expérience en matière de transition politique et économique, et les faire bénéficier de toute l’expérience qu’elle possède en matière de coopération régionale. Elle peut également mettre à disposition son expertise pour favoriser une presse indépendante, pour garantir une justice efficace, la tenue d’élections décentes, pour que les droits de l’homme soient pris en compte dans le travail de la police.

Est-ce que l’Accord de Libre Echange Complet et Approfondi (ALECA) envisagé entre la Tunisie et l’UE semble adaptable à d’autres pays? 

Hugues Mingarelli : Il faut chercher des solutions taillées sur mesure pour chacun des pays partenaires. L’idée de l’ALECA est de se libérer des bannières douanières généralement peu élevées pour les pays déjà membres de l’OMC. Il s’agit également de donner l’occasion aux pays qui le souhaitent la possibilité d’intégrer notre marché intérieur par la reprise des normes et standards de l’Union. Actuellement, des négociations avec la Tunisie et le Maroc se poursuivent, mais si d’autres pays du Moyen-Orient sont intéressés par ce genre d’approches, c’est-à-dire par une insertion progressive dans le marché de l’Union, je crois qu’ils ont tout intérêt à discuter avec l’UE de la possibilité d’accords de ce type-là.

Comment l’actualité et les changements politiques au  Sud influent-ils sur le processus d’intégration ?

Hugues Mingarelli : L’aspiration à la démocratie a provoqué dans un certain nombre de pays un désir redoublé de profiter de l’expérience que peut avoir l’UE en matière de transition démocratique. Mais dans certains pays cela a débouché sur une grande instabilité, comme par exemple en Libye. Et lorsque l’instabilité atteint un certain niveau, il devient difficile de promouvoir la transition et de profiter de ce que l’UE peut proposer comme expérience dans ce domaine.

Quel rôle les institutions de la société civile, à l’exemple du FEMISE, peuvent-elles jouer ? 

Hugues Mingarelli : Nous avons compris depuis longtemps déjà que nous ne pouvons plus nous contenter de rapports d’Etat à Etat, d’organisations internationales à Etat mais qu’il est important justement que la société civile prenne sa place dans les processus de transition politique et économique. Il faut continuer à travailler dans cette direction.

 

* Le FEMISE a participé à cette manifestation avec l’aide financière de l’Union Européenne dans le contexte du projet UE-FEMISE sur: « Support to economic research, studies and dialogue of the Euro-Mediterranean Partnership”.

 Propos recueillis par Laetitia Moreni, Econostrum.

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Pour une politique de voisinage différenciée

Senén Florensa, président exécutif de l’Institut Européen de la Méditerranée (IEMed). (Photo N.B.C)

Senén Florensa, président exécutif de l’Institut Européen de la Méditerranée (IEMed). (Photo N.B.C)

D’ici deux ans, une nouvelle politique européenne de voisinage verra le jour. Un recadrage nécessaire pour intégrer la nouvelle donne géopolitique au sud. L’Institut Européen de la Méditerranée (IEMed), membre du réseau FEMISE, participe activement à ce travail de révision en profondeur et livre en avant-première les orientations qui pourraient être prises.

4 000 experts (universitaires, think tank…) issus de 43 pays de l’Union pour la Méditerranée (UpM) ont été sollicités en 2015 par l’Institut Européen de la Méditerranée (IEMed) pour exprimer leur opinion sur la réforme de la politique européenne de voisinage. 900 ont répondu au questionnaire de 40 pages.Leur riche contribution permet de proposer une nouvelle direction à la politique européenne de voisinage. « Il faudrait mettre en place une politique de voisinage différenciée pour les pays de l’Est et ceux du sud. Nous devons intégrer dans l’analyse l’incidence des grandes puissances en dehors de la région méditerranéenne. Avec la mondialisation, nous devons tenir compte de l’influence positive ou négative des États-Unis, de la Russie, de la Chine », explique Senén Florensa, président exécutif de l’Institut Européen de la Méditerranée (IEMed).

Trois statuts

Trois niveaux de statut différenciés pourraient coexister, selon les résultats de l’enquête. « Tout d’abord, le cercle des pays désireux d’avancer dans un projet d’intégration dans un espace économique commun euro-méditerranéen. Je pense au Maroc et à la Tunisie, peut-être aussi la Jordanie et le Liban. À ce niveau d’association, les pays doivent engager une démarche volontaire et bénéficier en retour d’un soutien européen renforcé. D’autres Etats tels que la Libye, l’Égypte, décideront s’ils veulent participer à ce processus d’intégration économique. Si ce n’est pas le cas, nous considèrerons ces pays comme de simples pays associés. Enfin, la dernière catégorie de pays fait l’objet d’une politique différenciée (Sahel, Pays du Golfe, l’Afrique sub-saharienne, l’Iran). Dans le cas du Sahel, la question de la sécurité constitue un préalable à la stabilisation de l’économie.Des synergies doivent être trouvées entre le Sud et le nord autour de nouveaux projets», détaille Senén Florensa, lors de la conférence annuelle du FEMISE 2016 qui s’est tenue à Athènes.Il suggère d’associer les représentants des gouvernements locaux des pays, des experts indépendants issus de la rive sud (universitaires, chefs d’entreprises) à l’action de la politique européenne de voisinage révisée. « La politique européenne de voisinage de la Commission doit s’affranchir de sa vision technocratique », affirme l’économiste espagnol. Bruxelles reprendra-t-elle toutes ces suggestions ? Rien ne semble moins sûr. « Dans une communication en novembre 2015,  la Commission européenne n’a pas donné de réponse claire aux questions posées lors de la consultation », ajoute Senén Florensa. Elle rappelle tout de même qu’il n’existe pas d’équivalent dans le monde au processus de Barcelone en matière d’aide au développement.Pour en savoir plus sur la conférence et l’intervention de M. Senén Florensa,  cliquez ici.
Interview  par Nathalie Bureau du Colombier, Econostrum lors de la Conference 2016 du FEMISE, Athènes, Grèce.

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La crise financière affecte l’économie réelle des pays Méditerranéens

Samy MouleyCrise financière internationale et printemps arabe, comment les pays Méditerranéens ont-ils été touchés par ces deux phénomènes simultanés ? Le Femise vient de publier une étude au terme d’une enquête de conjoncture menée auprès des PME et PMI en Algérie, Tunisie et Maroc. Diagnostic comparé et préconisations…

À la différence des économies occidentales, la crise financière internationale a eu davantage d’effets sur les économies réelles du Maghreb que sur le système financier à proprement parler.

Cela s’est traduit de façon contrastée selon les pays par un ralentissement du commerce international, un impact sur les transferts de revenus, une perte des réserves de change, un déficit de la balance des paiements et une augmentation de la dette publique.

« La crise a entraîné des difficultés d’accès aux financements bancaires et aux marchés boursiers. Les crédits ne représentent pas plus de 19% des sources de financement des PME et PMI. Les entreprises ont recours pour 51% à leur propre capacité d’autofinancement et le marché boursier atteint péniblement 2% ! Le pays le plus touché a été la Tunisie avec de fortes tensions inflationnistes. L’indice des prix à la consommation a grimpé de 2,2 points en un an. En revanche, la dynamique économique au Maroc a été soutenue à la faveur de la diminution des collatéraux exigibles (garanties hypothécaires). Les trois pays subissent de plein fouet les conséquences de la crise de la zone euro », souligne Sami Mouley Professeur de finance internationale à l’université de Tunis et coordonnateur du rapport de recherche Femise (FEM34-09, disponible sur le site du FEMISE).

Impact sur l’industrie textile et mécanique

Intitulé « Perspectives économiques des pays méditerranéens dans la post crise financière globale : Enquête de conjoncture auprès des PME-PMI en Tunisie et diagnostics comparés Algérie – Maroc », le rapport du Femise rappelle que les PME-PMI de la zone représentent 95% du tissu économique des entreprises. Avec l’octroi de crédits conditionnés à des garanties hypothécaires et non sur la rentabilité des projets, les entreprises, faute de crédit, ont dû renoncer à leurs investissements, freinant la croissance.

« Nous avons mené une enquête de terrain par secteur d’activité. Paradoxalement, il s’avère que les secteurs les plus touchés par la crise sont ceux régis par le démantèlement tarifaire avec l’Union européenne comme par exemple les industries manufacturières », souligne encore le professeur Mouley. La période post-crise a eu un impact significatif sur l’industrie textile et mécanique.

En Algérie, le climat de post crise financière a induit le développement de pratiques anticoncurrentielles rattachées à la corruption, en particulier dans l’octroi de licences et brevets. L’avenir ? Sami Mouley estime que de nouvelles modalités opérationnelles de coopération Euromed doivent se mettre en place, dépassant le dispositif de l’Union pour la Méditerranée.

Les mécanismes de gestion anticipée de crise, à définir pour les pays de la zone euro, devraient être étendus aux pays méditerranéens. « Il faudrait réfléchir à introduire un régime de change commun entre l’euro et ces trois pays, avec des mécanismes de viabilité des positions extérieures (protection de la balance des paiements) », suggère encore Sami Mouley afin de prévenir de nouvelles crises financières.

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Article de Nathalie Bureau du Colombier, Econostrum. L’article fait partie d’une série d’articles conjoints réalisés dans le cadre d’un partenariat entre Femise et Econostrum pour l’année 2012, qui alimentent également la rubrique « Grand Angle»  du site d’information Econostrum. Vous pouvez retrouver cette rubrique et toutes les informations à l’adresse suivante : www.econostrum.info. L’inscription à la newsletter d’econostrum est accessible par : http://www.econostrum.info/subscription/