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Réponses des entrepreneurs sociaux à la crise des réfugiés en Jordanie et au Liban (rapport FEM44-12)

Après le déclenchement de la guerre civile en Syrie en 2011, environ 1,5 million et 1,3 million de réfugiés syriens ont respectivement cherché refuge au Liban et en Jordanie (Reuters, 2017; Ghazal, 2017). Dans la mesure où la Jordanie compte près de 10 millions d’habitants et le Liban, moins de 7 millions (World Bank, 2018), l’afflux soudain et inattendu de réfugiés a bouleversé les capacités d’absorption de ces deux pays bien au-delà de leurs limites, tout en exigeant une aide humanitaire considérable, tant à l’égard des réfugiés que des communautés d’accueil. Dans leurs efforts visant à gérer cette situation, les autorités des deux pays ont reçu le soutien de la communauté internationale et de la société civile. De manière croissante, le secteur privé est lui aussi intervenu (Berfond et al., 2019). Parmi les nombreuses institutions et individus qui s’efforcent d’améliorer cette situation, un nombre croissant d’acteurs non-conventionnels, les entrepreneurs sociaux, ont pu être observés.

Dans ce contexte, l’étude exploratoire visait principalement à examiner la manière dont les entrepreneurs sociaux en Jordanie et au Liban ont pu aider à atténuer la crise des réfugiés dans les deux pays. Dans notre conceptualisation de l’entreprise sociale (ES), nous avons suivi une approche de Cerritelli et al. (2016). Au lieu d’adopter une définition unique de l’entrepreneuriat social, nous avons considéré les ES comme des entités présentant les caractéristiques suivantes : i) essentiellement axées sur la création d’une valeur sociale plutôt que sur la création d’une valeur purement marchande, ii) être viable financièrement ou chercher à atteindre cet objectif, et iii) s’identifier en tant qu’entreprise sociale. Cette approche a permis une meilleure représentation des différents types d’initiatives d’entrepreneuriat social, tout en tenant compte des différences qui peuvent exister entre les ES basées dans les pays occidentaux et celles de la région MENA (comme suggéré par Tauber, voir dans le développement).

Nos principales conclusions, élaborées à la suite d’une revue de littérature approfondie et de consultations auprès des différentes parties prenantes (29 entretiens avec des ES et organisations de soutien [OS], un focus group, et un groupe de discussion avec les parties prenantes lors d’un workshop) sont que, en dépit des nombreux obstacles que les entrepreneurs sociaux surmontent pour atteindre leurs objectifs, l’évaluation de l’impact réel de leurs actions est rendue difficile au regard de l’absence de mécanisme permettant de mesurer l’impact social de leurs actions.

Le fait que la majorité des entreprises sociales examinées sont relativement jeunes et qu’elles se sont établies pour la plupart au cours des cinq dernières années représente une difficulté supplémentaire pour mesurer leur succès.

Dans le même temps, nous avons constaté que les données empiriques suggèrent que les réfugiés des deux pays tirent profit des actions menées par les ES de plusieurs manières. En premier lieu, les ES offrent des opportunités d’emploi, aident les réfugiés à commencer une nouvelle carrière ou à la reprendre là où ils l’avaient laissée dans leur pays d’origine. Les opportunités offertes sont particulièrement précieuses pour les femmes réfugiées, qui éprouvent des difficultés pour gérer à la fois responsabilités familiales et vie professionnelle tout en faisant face à diverses contraintes de nature socioculturelle. Les ES sont idéalement positionnées pour aider à l’intégration des réfugiés sur le marché du travail, car, à la différence des entreprises à but purement lucratif, elles peuvent satisfaire leurs besoins spécifiques en se concentrant sur l’impact social de leur travail plutôt que sur la focalisation du profit au sens strict (en offrant par exemple, des services de garde d’enfants gratuits à leurs employées). De plus, contrairement aux organisations à but non-lucratif, elles peuvent créer des emplois durables qui ne dépendent pas (entièrement) du financement de donateurs. Enfin, le degré de réussite des SE dans leur travail dépend, hélas, dans une large mesure des politiques relatives au marché du travail de leurs gouvernements respectifs. La question de l’octroi de permis de travail aux réfugiés est extrêmement délicate en Jordanie et au Liban, deux pays qui doivent déjà faire face à des taux de chômage élevés parmi la population native. Récemment, le Liban a notamment introduit des mesures qui peuvent s’avérer extrêmement difficiles à surmonter de la part des ES qui souhaiteraient intégrer des réfugiés sur les marchés du travail locaux.

Une autre catégorie d’ES s’est concentrée sur la fourniture de biens et de services qui permettraient de faciliter la vie quotidienne des réfugiés (et d’autres franges de la population) : de l’offre de solutions éducatives innovantes, en passant par l’élaboration de dispositifs sanitaires, jusqu’à la conception d’abris temporaires fonctionnels. Ces derniers ont toutefois, eux aussi, subi les effets négatifs des cadres institutionnel et réglementaires existants.

Dans l’ensemble, les ES sont confrontées à plusieurs défis liés à la bureaucratie et à une législation inadéquate tels que : des taxes élevées, des procédures douanières complexes, des formalités administratives ou une réglementation excessive. Il est important de noter que le manque de reconnaissance légale d’une entreprise sociale en tant qu’entité juridique est un obstacle majeur qui oblige les entrepreneurs sociaux à choisir entre s’enregistrer comme i) organisation à but lucratif et doivent par conséquent renoncer à toute déduction fiscale, à la possibilité de recevoir des subventions et des dons (exonérés d’impôt) ainsi que d’autres avantages dont bénéficient généralement les associations à but non-lucratif ; elles peuvent sinon s’enregistrer comme ii) des associations à but non-lucratif, ce qui limite leurs possibilités de générer des revenus. Tout aussi préoccupant, la complexité de la législation existante ne semble pas bien comprise par les ES tout comme par les organisations de soutien.

Un autre obstacle majeur identifié par la grande majorité des personnes interrogées était l’obtention d’un financement pour leur développement et leur croissance. Les prêts bancaires et les microcrédits étant hors de leur champ d’application ou inenvisageable, la plupart des ES se sont tournés vers les dons, et l’épargne personnelle, même si la recherche d’un investisseur est, pour elles, la meilleure façon de progresser.

Enfin, le manque d’assistance adéquate de la part des organisations de soutien a été un facteur supplémentaire qui a nui aux ES, qui se sont notamment plaintes du fait que les programmes d’incubation disponibles étaient trop peu adaptés et imposaient des contraintes inutiles à leurs opérations quotidiennes. Alors même que certaines organisations de soutien ont reconnu ce problème, plusieurs considèrent que les entrepreneurs sociaux sont insouciants et peu enclins à apprendre.

Le monde de l’entreprenariat social en Jordanie et au Liban, et en particulier la section en charge du travail avec les réfugiés, est encore relativement peu développé, peu organisé et non structuré. Il est toutefois relativement certain que le fait de pouvoir avoir un impact positif sur les moyens de subsistance des réfugiés résidant dans les deux pays est réel. Bien que l’entrepreneuriat social ne soit pas la seule réponse à la crise des réfugiés ; à la faveur d’un environnement législatif favorable, il est susceptible de devenir un acteur important notamment grâce aux nouvelles technologies qui permettent aux ES d’intensifier leurs activités et de potentiellement maximiser leurs impacts.

FEMISE MedBRIEF 27: “L’entrepreneuriat social pour atténuer la crise des réfugiés en Jordanie et au Liban”

Katarzyna Sidlo

La série MED BRIEF ambitionne de fournir une réflexion novatrice  pour la région Euro-Med. Les Briefs contiennent une analyse succincte et politiquement pertinente sur d’importantes questions EuroMed et présentent aux décideurs politiques les points de vue des chercheurs et des partenaires du réseau FEMISE.

Le FEMISE MED Brief intitulé “Le potentiel de l’entrepreneuriat social pour atténuer la crise des réfugiés en Jordanie et au Liban”, est disponible (en anglais) en cliquant ici.

 

Résumé

Face à la crise actuelle des réfugiés en Syrie, le secteur privé a été de plus en plus impliqué dans les efforts visant à améliorer la situation. Le présent Policy Brief examine le potentiel d’un groupe particulier d’hommes d’affaires, les entrepreneurs sociaux, pour aider à soulager la situation de centaines de milliers de personnes déplacées qui ont trouvé refuge en Jordanie et au Liban.

La liste des FEMISE MED BRIEF est disponible ici.

 

Le Policy Brief a été réalisé avec l’aide financière de l’Union européenne dans le cadre du programme FEMISE. Le contenu de ce document relève de la seule responsabilité des auteurs et ne peut en aucun cas être considéré comme reflétant la position de l’Union européenne.

Med Change Makers e05 : Katarzyna SIDLO, Autonomisation des femmes et économie collaborative

 

FEMISE a récemment lancé sa série d’entretiens «Med Change Makers».

Les «Med Change Makers» sont des entretiens (texte et vidéo) qui permettent aux chercheurs FEMISE dynamiques d’illustrer comment leur recherche aborde une question politiquement pertinente et comment elle contribue au processus d’élaboration des politiques dans la région Euro-Méditerranéenne.

 

Stimuler les taux de participation des femmes au marché du travail dans la région MENA. L’économie collaborative peut-elle être utile?

Entretien avec Katarzyna Sidlo, Analyste Politique à CASE, chercheuse FEMISE

Le FEMISE a récemment publié le Policy Brief “Stimuler les taux de participation des femmes au marché du travail dans la région MENA. L’économie collaborative peut-elle être utile?”.

Auteur du MED BRIEF, Dr. Katarzyna Sidlo fait partie des chercheurs FEMISE qui participent activement aux activités du réseau. Son travail évalue le potentiel de l’économie collaborative pour accroître le taux d’activité des femmes dans la région MENA (Moyen-Orient et Afrique du Nord). Plus précisément, il examine les moyens par lesquels l’économie collaborative peut permettre aux femmes qui le souhaitent de rejoindre le marché du travail.

  1. Comment définissez-vous l’économie collaborative ? Pouvez-vous nous donner des exemples de telles initiatives dans différents secteurs ?

L’économie collaborative (ou de partage) fait référence aux modèles commerciaux qui créent un marché ouvert pour l’accès aux biens et aux services grâce à l’utilisation de la technologie moderne. Elle couvre une variété de secteurs, émerge rapidement dans le monde entier et offre de nouvelles opportunités aux citoyens, qui sont en mesure d’obtenir auprès des uns et des autres ce dont ils ont besoin, au lieu de s’adresser à de grandes organisations (du moins c’est la théorie). Parmi les exemples les plus connus d’entreprises d’économie collaborative, citons les applications telles que Uber ou Careem, le site Web d’hébergement entre particuliers Airbnb, les plateformes de crowdsourcing Kickstarter ou Indiegogo ou la place de marché en ligne Etsy. Beaucoup de ces noms sont déjà familiers.

  1. Pensez-vous que l’économie collaborative est une solution envisageable dans les pays de la région MENA, compte tenu des obstacles à l’accès à Internet et de la perception du public ?

Premièrement, selon la Banque mondiale, 59% des habitants de la région MENA sont des utilisateurs d’Internet. L’accès à Internet en tant que tel n’est donc pas un problème partout dans la région, même si, dans de nombreux endroits, le haut débit est coûteux, lent et généralement peu fiable et que dans beaucoup d’autres, en particulier dans les zones urbaines, il n’est tout simplement pas encore disponible facilement. Plus important encore, j’examinerais le problème posé dans la question sous un angle different : la possibilité de tirer parti de ce que l’économie collaborative peut offrir peut être un argument supplémentaire en faveur de l’extension des efforts visant à fournir un accès à Internet à autant de personnes que possible. Si Internet n’est pas disponible dans un village du sud de l’Égypte, il n’y aura pas non plus beaucoup d’offres d’emploi. En fournissant aux habitants d’un tel village un accès à Internet, vous leur donnez également la possibilité d’entrer sur le marché du travail. Par exemple, ils pourraient étudier gratuitement sur l’une des nombreuses plateformes MOOC (Massive Open Online Cours) disponibles – de plus en plus en arabe également – et acquérir des compétences qui leur permettront de trouver un emploi. Ils pourraient aussi donner des cours d’arabe en ligne (une plateforme, NaTakallam, propose de tels cours dispensés par des réfugiés), sans avoir à émigrer et à quitter leurs villages ou même leurs maisons.

Je suis fermement convaincue que même si un petit pourcentage de personnes dans une société donnée utilise cette chance, cela en vaudra la peine. Ainsi, bien que l’économie de partage ne résolve en aucun cas la totalité, ni même la plupart des problèmes liés à la faible participation des femmes (et des hommes) au marché du travail – cela ne serait pas le cas même si pratiquement toutes les personnes de la région avaient accès à un Internet rapide, abordable et fiable – cela pourrait grandement contribuer à atténuer ce problème.

  1. Quels sont les principaux obstacles à la participation des femmes au marché du travail dans la région MENA et comment l’économie collaborative apporte-t-elle des solutions innovantes pour y répondre ?

Les femmes de la région MENA qui souhaitent intégrer le marché du travail se heurtent à de nombreux obstacles, allant des problèmes pratiques (manque d’emplois, déplacements difficiles) aux problèmes de nature socioculturelle (restrictions des activités en dehors de la maison, responsabilités de prise en charge). Le l’économie partagée peut aider à en surmonter un certain nombre. Plus important encore, elle permet aux femmes d’effectuer un travail – et même de créer leur propre entreprise – dans le confort de leur foyer. Grâce à cela, même les femmes qui, pour diverses raisons liées à la famille ou à la culture, ne veulent pas travailler en dehors du foyer, peuvent gagner leur propre revenu (et l’autonomisation économique est un grand pas en avant vers l’autonomisation sociale et politique). Un autre bon exemple est celui des services de voiture de transport avec chauffeur, qui offrent une alternative plus sûre, plus fiable et moins chère (par rapport aux taxis traditionnels) aux transports en commun, défectueux ou carrément inexistants, souvent considérés comme inappropriés pour les femmes non accompagnées. L’Arabie saoudite en est un exemple extrême, où avant la levée de l’interdiction pour les femmes de conduire, celles-ci représentaient 80% des clients d’Uber et 70% des clients de Careem.

  1. L’une des recommandations de l’article était d’améliorer les cadres juridiques dans chaque pays de la région MENA afin de permettre le fonctionnement optimal des entreprises de l’économie de partagée. Quelles mesures concrètes peuvent être mises en œuvre avec succès dans la région dans son ensemble et dans des contextes spécifiques ?

L’un des principaux avantages de l’économie de partage est sa flexibilité. Cependant, cette flexibilité peut souvent aussi signifier un manque de clarté, par exemple en termes de responsabilité, de fiscalité, de protection du consommateur, de licence ou d’assurance. Pensez à des services tels que Uber, Careem ou Lyft : en cas d’accident, quelle assurance devrait couvrir les dommages? Étant donné que les conducteurs utilisent leurs véhicules privés, ils peuvent ne pas posséder une assurance commerciale, mais plutôt une assurance personnelle, ce qui peut conduire les assureurs à refuser la demande. La société propriétaire de la plate-forme sur laquelle les conducteurs sont jumelés avec des clients devrait-elle être responsible ? Les conducteurs, même leurs employés ou clients, utilisent-ils les fonctionnalités de la plate-forme ? La réponse à cette question détermine les réponses à de nombreuses questions ultérieures relatives à la protection sociale (congés de maternité, retraites, assurance maladie, etc.) des prestataires de services collaboratifs. Un autre problème est bien sûr lié à la fiscalité.

Malheureusement, il n’y a pas de réponse facile. L’Union européenne s’interroge par exemple sur la publication de directives au niveau de l’UE, mais la question de savoir si et dans quelle mesure l’économie partagée doit être régulée fait encore l’objet d’un débat animé. La grande question est bien sûr de savoir comment réglementer afin de ne pas sur-réglementer et donc de supprimer la flexibilité qui rend la participation à l’économie partagée si pratique

Dans la région MENA, les pays devraient réfléchir à des solutions qui fonctionnent le mieux dans leurs circonstances spécifiques. Par exemple, un système d’assurance maladie volontaire pourrait être mis en place pour aider les personnes qui gagnent leur revenu dans l’économie collaborative à obtenir une protection sociale (une étude intéressante sur ce sujet concernant la Tunisie et réalisée par Khaled Makhloufi, Mohammad Abu-Zaineh et Bruno Ventelou a été publiée récemment par le FEMISE). En Jordanie, où le gouvernement travaille à une réforme fiscale, la question de l’application de l’impôt sur les sociétés aux plates-formes collaboratives pourrait être examinée.

  1. Quel rôle voyez-vous pour la société civile et les ONG dans l’expansion de l’économie collaborative? Une coopération et des synergies entre différents acteurs / parties prenantes seraient-elles possibles selon vous ?

L’économie collaborative a une dimension à but lucratif et une dimension à but non lucratif. A propos de la participation croissante des femmes au marché du travail dans la région MENA et du rôle des OSC et des ONG, nous devrions probablement nous concentrer sur ces dernières. Le spectre des possibilités est vraiment large. Les deux types d’organisations pourraient par exemple aider les femmes à organiser leurs propres programmes de covoiturage, en s’entraidant pour se rendre au travail de manière pratique et quotidiennement. Elles pourraient créer des espaces de travail collaboratifs, où les femmes entrepreneurs pourraient créer et gérer leurs entreprises dans un environnement convivial, sûr et inspirant. Elles pourraient créer des cours en ligne en dialectes arabes locaux, fournir une formation gratuite aux femmes qui envisagent de créer leur propre entreprise, ou qui travaillent à la traduction en arabe de cours déjà disponibles sur diverses plates-formes MOOC et qui fournissent des connaissances et des compétences facilitant la recherche d’emploi. Tout cela – et bien plus encore – peut bien entendu être réalisé en collaboration entre différentes parties prenantes. Après tout, c’est ce qu’est l’économie collaborative.

Le MED BRIEF est disponible au téléchargement en cliquant ici.

Propos recueillis par Constantin Tsakas

This activity received financial support from the European Union through the FEMISE project on “Support to Economic Research, studies and dialogues of the Euro-Mediterranean Partnership”. Any views expressed are the sole responsibility of the speakers.

FEMISE MED BRIEF no8 : Les femmes dans le marché du travail en MENA. L’économie collaborative peut-elle être utile?

La série de Policy Briefs du FEMISE intitulée MED BRIEF ambitionne de fournir une réflexion novatrice  pour la région euro-méditerranéenne. Les Policy Briefs contiennent une analyse succincte et politiquement pertinente sur d’importantes questions EuroMed et présentent aux décideurs politiques les points de vue des chercheurs FEMISE et des partenaires du réseau.

Le huitième numéro de MED BRIEF “Stimuler les taux de participation des femmes au marché du travail dans la région MENA. L’économie collaborative peut-elle être utile?” est disponible (en GB) en cliquant ici.

Dr. Katarzyna Sidło, CASE (Center for Social and Economic Research), FEMISE

Ce Policy Brief évalue le potentiel de l’économie collaborative pour accroître la participation des femmes dans le marché du travail dans la région MENA (Moyen-Orient et Afrique du Nord). Plus précisément, il examine les façons dont l’économie collaborative peut permettre aux femmes qui le souhaitent de rejoindre le marché du travail, mais qui pour diverses raisons pratiques (manque d’emploi, déplacements difficiles), sociétales (restrictions sur les activités à l’extérieur du foyer), ou pour des raisons familiales (responsabilités familiales) ont été incapables de le faire.

Egalement disponible en Arabe en cliquant ici.

La liste des FEMISE MED BRIEF est disponible ici.

Le Policy Brief a été réalisé avec l’aide financière de l’Union européenne dans le cadre du programme FEMISE. Le contenu de ce document relève de la seule responsabilité des auteurs et ne peut en aucun cas être considéré comme reflétant la position de l’Union européenne.

Appel à Communications: The Political-Economy of Place-Based Policies with a Focus on Special Economic Zones- DL: 31 Décembre 2014

 CASE-CfP

 

The Political-Economy of Place-Based Policies with a Focus on Special Economic Zones

Date de la Conférence: 23-24 Avril, 2015 Varsovie, Pologne
Appel A Communications

(Date limite pour les Contributions: 31 Décembre 2014)

(détails disponibles seulement en Anglais)

The role of place-based policies for regional development
While locale has always played a central role in any economic enquiry within an economic development and growth context, the absence of its political-economy aspects from in particular the economic literature on regions or regional aspects of development is striking. This is perhaps because in the new economic geography the idea that economic agglomeration is a ‘natural’ result or outcome of a free market economy processes of pull and push (Williamson, 1988) or centripetal and centrifugal (Krugman, 1998) forces has been the dominant paradigm in the mainstream literature during at least the last two decades (and perhaps much longer).
The very opposite idea emerges from the literature on regional economic systems (Cooke et al, 1998). The perspective on regional competitiveness emanating from this tradition is that the emancipation of place by itself for competitiveness purposes is difficult and also dependent on factors such as timing and coincidence (Kitson et al, 2004, Barca et al, 2012). The problem for the regional planners becomes how to ensure the long-term competitiveness in a world of increasingly footloose factors of production.

However, despite the trivial role of chance and the challenges of globalization, place can in this perspective seek to differentiate itself by encouraging for example infrastructure and institution building in ways that convert policy efforts into lasting outcomes that will have a consequently marked effect on the behavior of both businesses, people and governments. Only then does the policy effort effectively convert into lasting institutions, formal as well as informal. But to date there is a lack of understanding exactly how this conversion happens and what are the best tools politically to achieve it for long-term competitiveness.

Pour plus de détails sur les sujets, publications…etc. (téléchargez le  fichier PDF)

Date Limite
The deadline for submission of papers is December 31, 2014. Full papers are preferred, although extended abstracts (5-10 pages) will also be accepted, with the understanding that the full paper is submitted by January 31, 2015. Authors will be notified by February 13. 2015. The papers and abstracts should be submitted to conference.sez@case-research.eu

Allez sur le site de CASE pour cet Appel