TNS/ FEMISE Policy Brief no.2: De réfugié à restaurateur : La voie du succès d’un entrepreneur syrien en Jordanie

Les micro, petites et moyennes entreprises (MPME) constituent environ 95% du total des entreprises de la région du Sud de la Méditerranée et sont considérées comme les forces motrices de la croissance économique, de la création d’emplois et de la croissance verte et inclusive. Les entrepreneurs, en particulier les start-ups, sont encore confrontés à de nombreux défis lorsqu’il s’agit de créer, promouvoir et gérer leurs entreprises. L’accompagnement de ses entrepreneurs à travers des initiatives innovatrices et la valorisation des écosystèmes dans lesquels ils opèrent contribueront à leur développement. A leur tour, les entrepreneurs contribueront à la réalisation de plusieurs Objectifs de Développement Durable (ODD). 

C’est dans ce contexte que le projet Next Society (TNS) et le FEMISE ont décidé de lancer cette initiative pour produire « The Next Society Policy Briefs Series ». Cette série de Briefs vise à mieux comprendre les défis auxquels sont confrontés les entrepreneurs (à travers le prisme des entrepreneurs eux-mêmes) et à fournir des recommandations politiques opérationnelles sur mesure. Ces Briefs reposent sur un travail collaboratif et un échange de connaissances et d’expériences entre le(s) chercheur(s)/auteur(s) et le(s) entrepreneur(s), dont beaucoup ont bénéficié du projet TNS, garantissant leur pertinence et leur impact.

Le deuxième TNS/ FEMISE Policy Brief, intitulé « De réfugié à restaurateur : La voie du succès d’un entrepreneur syrien en Jordanie», par Marah Jamous, Institut d’Asie de l’Ouest et d’Afrique du Nord (WANA) est disponible ( en anglais) en cliquant ici

Résumé :

Dix ans se sont écoulés depuis le début du conflit syrien, et celui-ci “reste la plus grande crise de réfugiés au monde”. Après une décennie d’accueil continu des Syriens en Jordanie, ils représentent aujourd’hui 10 % de la population jordanienne. Ce qui fait de la Jordanie le deuxième pays d’accueil de réfugiés par habitant dans le monde. On estime que la participation de ces réfugiés au marché du travail peut contribuer positivement à l’économie jordanienne, cela a rendu leur inclusion nécessaire. Le Pacte Jordanien qui a été introduit en 2016 a été le premier dans la région Sud-Med à aborder à juste titre l’inclusion professionnelle des réfugiés syriens dans les communautés d’accueil. Cinq ans après, la Jordanie a pu résoudre un grand nombre des problèmes abordés, mais pas tous.

Ce Policy Brief présente certains des défis auxquels sont confrontés les réfugiés syriens en Jordanie à travers le regard d’un jeune réfugié syrien résilient qui a pu rejoindre le marché du travail jordanien grâce à une joint-venture avec un partenaire jordanien et lancer une entreprise alimentaire. Ce jeune réfugié a non seulement trouvé un moyen d’échapper au chômage, qui atteint le plus haut niveau de 50 % chez les jeunes en Jordanie, mais il a également trouvé des moyens innovants et créatifs d’utiliser ses connaissances et ses compétences pour générer ses propres revenus grâce à sa startup, malgré les difficultés. Cette étude de cas montre que l’inclusion des réfugiés au sein du marché du travail jordanien peut être facilitée si le capital requis pour ouvrir un établissement individuel peut être réduit, en facilitant l’accès aux services financiers, en clarifiant la législation sur les joint-ventures et en augmentant l’offre de formations professionnelles pour les réfugiés syriens.

Regardez cette vidéo (sur youtube) de l’auteur du Brief qui explique la situation des Refugiés en Jordanie et présente l’entrepreneur qui partage son expérience, souligne les défis et fournit des recommandations et des leçons apprises.

 

 

*Ce Policy Brief est produit dans le cadre de la série de Policy Briefs TNS/FEMISE sur “l’entreprenariat dans les pays du sud de la Méditerranée” qui est réalisée en partenariat entre FEMISE et ANIMA Investment Network.

*Ce Policy Brief a été produit avec le soutien financier de l’Union européenne. Le contenu de ce Brief relève de la seule responsabilité des auteurs et ne peut en aucun cas être considéré comme reflétant la position de l’Union européenne.”