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Rapport “Les gouvernements infranationaux Euro-Med dans la lutte contre le changement climatique”

FEMISE est heureux d’annoncer la publication du rapport sur « Les gouvernements infranationaux Euro-Med dans la lutte contre le changement climatique : Cadre d’action, exemple de la région SUD Provence-Alpes-Côte d’Azur et opportunités de coopération à l’échelle méditerranéenne ».

Le rapport est disponible au téléchargement en cliquant ici

 

Communiqué de presse

7 Décembre 2018 – Publication de rapport

Par l’INSTITUT DE LA MEDITERRANEE et ses partenaires, le FEMISE et ENERGIES 2050

L’association INSTITUT DE LA MEDITERRANEE (IM)[1] et ses partenaires, le FEMISE et l’association ENERGIES 2050, annoncent la publication du rapport « Les gouvernements infranationaux Euro-Med dans la lutte contre le changement climatique : Cadre d’action, exemple de la Région SUD Provence-Alpes-Côte d’Azur et opportunités de coopération à l’échelle méditerranéenne ».

Ce rapport s’articule en trois chapitres et propose une photographie des initiatives et dynamiques en cours au niveau de la Région SUD Provence-Alpes-Côte d’Azur dans la lutte contre le changement climatique. Il s’inscrit également dans le cadre plus large de la coopération euro-méditerranéenne.

Le premier chapitre traite du « Cadre de l’action des territoires méditerranéens d’Europe face aux changements climatiques ». Il souligne que les gouvernements infranationaux font face à de nombreux défis pour mettre en œuvre une action climat ambitieuse et intégrée. Les questions d’accès au financement, de capacités à concevoir des stratégies adaptées aux enjeux territoriaux, en s’appuyant sur des données locales, du suivi des actions (MRV) et du support et cadrage des échelons supérieurs de gouvernance sont notamment cruciales.

Le deuxième chapitre traite de la « Réponse territoriale aux enjeux climatiques en Méditerranée : l’exemple de la région SUD ». Le rapport observe que l’action des collectivités, en France en général et en Région SUD en particulier, bénéficie d’un cadre légal incitatif et cohérent, qui est soutenu par des dispositifs d’information régionaux très riches. En conformité avec les politiques adoptées au niveau national, les collectivités de la Région SUD se sont engagées dans la mise en place de PCET (Plan Climat Energie Territorial) puis de PCAET (Plan Climat Air Energie Territoire). Au-delà de ce processus, il existe un foisonnement d’initiatives visant notamment à mieux impliquer l’ensemble des acteurs dans l’action climatique. Cependant, la transparence des résultats de ces actions reste encore relativement faible.

Le troisième chapitre porte sur le thème des « Coopérations, territoires et climat à l’échelle du bassin méditerranéen et au-delà » et offre de nombreuses pistes de réflexion pour le futur. L’une des premières réflexions consiste à placer la question climat/territoire au centre de la stratégie de coopération Euro-Méditerranéenne. La Région SUD Provence-Alpes-Côte d’Azur pourrait apporter ici de précieux retours d’expériences. Par ailleurs, une plateforme au service des territoires, offrant la possibilité de capitaliser, d’échanger, de former, de permettre un dialogue avec le monde de la statistique régionale et d’offrir une assistance technique, pourrait être soutenue au niveau régional, notamment à travers des initiatives naissantes telles que la Maison Méditerranéenne du Climat. L’implication croissante du secteur privé pourrait également générer des initiatives pertinentes. Les propositions d’actions à entreprendre sur le plan de la coopération euro-méditerranéenne pourraient inclure la création d’un « ERASMUS de l’entreprenariat social et environnemental » et d’une Initiative Méditerranéenne de Financement Social et Environnemental intégrant la création d’entreprises et les flux de capitaux avec des objectifs sociaux et environnementaux.

Ce rapport trouve sa genèse dans la volonté de l’IM de mobiliser son réseau et ses partenaires autour des questions climatiques. Il s’inscrit également dans les suites du travail de fonds sur les questions climat et territoires portées depuis des années par l’association ENERGIES 2050 notamment dans le cadre de l’élaboration et de la mise en œuvre des stratégies territoriales bas carbone. Au regard des suites données à l’évènement international « Méditerranée du futur », organisé par la Région SUD Provence-Alpes-Côte d’Azur le 21 novembre 2017 à Marseille, l’IM, le FEMISE et ENERGIES 2050 croient en la capacité fédératrice du territoire sur ces questions. Ce rapport s’appuie également sur la dynamique générée par l’atelier « Changement climatique dans une Méditerranée en transition » (15 mai 2018, à Marseille, co-organisé avec le Conseil Départemental des Bouches-du-Rhône), qui a permis d’illustrer des solutions territoriales pour les défis climatiques dans la région euro-méditerranéenne. Le soutien effectif du Conseil Départemental des Bouches-du-Rhône a conforté un véritable mouvement multi-acteurs qui n’a fait que renforcer ce rapport. Les échanges avec les services de la Ville de Marseille, notamment sur les questions de développement durable et d’ingénierie de la gouvernance locale, ont de même été précieux.

Ce rapport a vocation à devenir une publication régulière.

Il peut être consulté en cliquant ici.

Il est également disponible sur le site d’ENERGIES2050.

Pour davantage d’informations, veuillez contacter :

IM / FEMISE :
 Dr. Constantin Tsakas, Délégué Général de l’Institut de la Méditerranée, Secrétaire Général du FEMISE c.tsakas@femise.org ++ 33 (0)4 91 31 51 95 
www.femise.org

ENERGIES 2050
 : Stéphane POUFFARY, Directeur Général, Association ENERGIES 2050 – stephane.pouffary@energies2050.org – +33 (0)6 80 31 91 89 www.energies2050.org

Ce rapport a été financé par l’IM, élaboré avec le soutien financier de l’Union Européenne dans le cadre du contrat UE-FEMISE sur “ Support to Economic Research, studies and dialogues of the Euro-Mediterranean Partnership ”. Le contenu de la publication relève de la seule responsabilité des auteurs.

[1] Fondé en 1994 par le Conseil Régional Provence Alpes Côte d’Azur (PACA), le Conseil Général des Bouches-du-Rhône, la Ville de Marseille, la Chambre de Commerce et d’Industrie Marseille Provence

L’Ecodéveloppement dans le cadre du Partenariat Euro-méditerranéen Application au Littoral d’Algérie et du Maroc

Cette recherche a pour thème « L’Ecodéveloppement dans le cadre du Partenariat Euro-méditerranéen : Application au Littoral d’Algérie et du Maroc ». Elle s’appuie sur l’observation de la réalité économique et environnementale : d’une part les politiques économiques en cours ne réalisent que peu leurs objectifs proclamés de croissance et de développement.  Depuis 2000, le taux de croissance économique pour chacun de ces pays, n’a pas dépassé les 3 à 3,5 %. Il n’atteint qu’incidemment 4 % certaines rares années exceptionnelles, alors que plusieurs chercheurs  avancent un taux moyen de 7% par an sur une période d’au moins cinq années successives, pour espérer stabiliser la pauvreté et créer suffisamment d’emplois.  Cependant, les impacts des échecs de la croissance ne sont pas seulement économiques. Ils sont aussi environnementaux, car les  systèmes économiques en place, avec leurs crises et leurs limites et les spécificités propres à chaque pays, n’accordent qu’une faible attention à la préservation de l’environnement et des ressources naturelles. Les dommages environnementaux s’accumulent et se poursuivent, menaçant l’existence même d’une part de ces ressources, sous leurs diverses formes, comme en témoigne la situation de leurs territoires littoraux. De l’autre, ces politiques se sont insérées dans des accords de partenariat avec l’Union Européenne, depuis 2000  pour le Maroc et 2005  pour l’Algérie, sans que les retombées de leurs applications, en termes de croissance économique, ne se vérifient de manière significative, au contraire des objectifs attendus.
Comment repenser une autre politique économique, impulsant la croissance interne en préservant l’environnement, dans le cadre d’accords de partenariat plus équitable avec l’U.E. ? Cette autre politique, alternative au modèle économique en cours, peut-elle être tracée dans ses grandes lignes macro-économiques, en vue d’orienter les systèmes économiques en place vers l’écodéveloppement ? Cette alternative doit selon nous, s’élargir aux aspects non strictement économiques (tels que les aspects liés à la localisation territoriale des concentrations urbaines et des activités économiques).
Ces aspects relevant de l’intégration de la notion de « territoire » et de la définition d’une politique d’aménagement de ce dernier, surdéterminent les résultats de la croissance, en particulier en matière d’impacts environnementaux et des coûts qu’ils induisent.
Ce rapport est le résultat d’une recherche multiple qui a nécessité plusieurs mois de travail, mobilisant différents chercheurs, bien qu’avec des intensités différentes en termes d’efforts. Cette mobilisation a eu lieu en trois sites (Annaba, Alger, Casablanca)  et deux pays différents (Algérie et Maroc), nonobstant les difficultés de tous ordres auxquelles ce travail a dû faire face,  et dont celles relevant des contacts avec diverses parties, et celles concernant les collectes de données,  ne sont pas des moindres.
Nous précisons en premier lieu le cadre théorique ainsi que les principales questions auxquelles nous essayons de trouver des réponses objectives. Nous présentons ensuite les territoires littoraux des deux pays, en adéquation avec le thème principal de ce travail. Cette présentation éclaire les champs de l’analyse sur l’opportunité d’un modèle d’écodéveloppement pour ces territoires, dans le cadre du partenariat qui lie ces pays avec l’Union Européenne. Nous tentons enfin de nous interroger sur les résultats économiques et sociaux de leurs accords respectifs avec l’Union Européenne, en vue de pouvoir souligner l’impulsion que produira un modèle d’écodéveloppement négocié jusqu’ici entre chacun de ces pays et l’U.E. Ce thème de recherche ne vise pas à soulever une problématique globale des dommages environnementaux qui touchent le monde dans son ensemble, comme le montre l’exemple du changement climatique et de ses effets. Il s’agit plus modestement de s’intéresser à une problématique spécifique de ces dommages, impactant les territoires littoraux de deux économies en développement partageant une frontière terrestre commune.
Cette recherche, la première à notre connaissance sur ce thème appliqué aux territoires littoraux des pays Sud Méditerranéens, vise à montrer par une analyse économique et environnementale, la pertinence de l’opportunité économique, environnementale et sociale d’une alternative visant la transition vers l’écodéveloppement pour ces territoires vulnérables et les deux pays étudiés.