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FEMISE dans le top 100 des “réseaux Think-Tank” pour une deuxième année consécutive !

L’équipe FEMISE est heureuse d’annoncer que, pour une deuxième année consécutive, FEMISE est classé parmi les 100 “meilleurs réseaux Think-Tank” selon le “Global Go To Think Tank Index” de l’Université de Pennsylvanie (TTCSP), disponible ici !

L’indice mondial “Go To Think Tank” est le résultat d’une enquête internationale menée auprès de plus de 1950 universitaires, donateurs publics et privés, décideurs et journalistes qui ont contribué à classer plus de 6500 Think-Tanks en utilisant un ensemble de 18 critères développés par le TTCSP.

 

Par ailleurs, deux rapports FEMISE ont été inclus dans la liste des “meilleurs rapports d’études politiques produits par un think-tank“, ils s’agit de :

–  Le secteur privé dans les pays méditerranéens : Principaux dysfonctionnements et Opportunités de l’entreprenariat social (2019),

par Pr. Patricia Augier, Dr. Constantin Tsakas, Pr. Sami Mouley, Karine Moukaddem, Jocelyn Ventura.


Rapatriement des réfugiés des pays Arabes en Conflits: Conditions, coûts et scénarios de reconstruction (2019),

par Dr. Ibrahim Elbadawi, Dr. Samir Makidisi, Dr. Semih Tumen, Dr. Belal Fallah, Dr. Roger Albinyana, Dr. Maryse Louis, Ms. Jala Emad Youssef.

 

 

Le FEMISE, qui compte plus de 105 instituts membres, continuera à produire de la recherche économique politiquement pertinente et de qualité, pour avoir un réel impact dans la région Méditerranéenne.

Jean-Philippe PLATTEAU, Emeritus Professor of Economics at Université de Namur, Belgium, member of FEMISE Advisory Board

Jean-Philippe Platteau is Emeritus Professor of Economics at Université de Namur, Belgium. He is also a member and past director of the Centre for Research in the Economics of Development (CRED) at the same university.  He is a co-academic director of the Economic Development and Institutions (EDI) international research programme that is funded by the Department of International Relations (DFID) of the UK government. He has devoted his research career to studying the role of institutions in economic development and the processes of institutional change. He has recently written a book entitled “Islam Instrumentalized: Religion and Politics in Historical Perspective”, published at Cambridge University Press (2017).

Transitions Démocratiques dans le Monde Arabe

Le FEMISE est heureux d’annoncer la publication du livre «Democratic Transitions in the Arab World» édité par Ibrahim Elbadawi (Economic Research Forum) et Samir Makdisi (Université américaine de Beyrouth) publié par l’Université de Cambridge.

À la suite des soulèvements sans précédent qui ont frappé l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient à la fin de 2010 et 2011, il y a eu beaucoup de spéculations sur le fait que ces événements annonçaient le début d’une nouvelle ère de transition démocratique dans la région. Résultat d’un projet de recherche de quatre ans, ce livre propose une analyse transversale de la dynamique de la transition démocratique et de l’état de démocratie et d’autoritarisme allant de la Tunisie, du Soudan et de l’Egypte à la Syrie, au Koweït et au Liban. Elbadawi et Makdisi identifient les conditions économiques, politiques et sociales spécifiques qui influencent la transition dans la région et dans chacun des pays, ainsi que les conditions requises pour consolider la démocratie une fois le processus amorcé. Ils examinent les transitions difficiles, interrompues et douloureuses, là où celles-ci ont momentanément échoué, ainsi que les cas où la consolidation démocratique peut être observée. Il s’agit d’un examen unique et vaste du développement arabe et de la démocratie pour ceux qui examinent le sort des régimes autoritaires.

Le lancement du livre aura lieu à SOAS, Université de Londres le 27 février 2017.

Pour plus d’informations et pour commander le livre en ligne, veuillez cliquer ici.

Les Défis du Changement Climatique en Méditerranée


La prise en compte de l’environnement dans les décision économiques et politiques avec notamment le développement des énergies renouvelables constitue un grand défi pour l’avenir de la planète et bien évidemment pour la Méditerranée.

L’Institut de la Méditerranée (IM) et le FEMISE ont contribué en écrivant un chapitre pour le rapport ENERGIES 2050 sur les changements climatiques en Méditerranée qui a été présenté à la COP22 de Marrakech le 15 Novembre 2016.

Il s’agit du Chapitre II « La région Sud-Med post-Printemps Arabes et les potentiels pour l’environnement » avec comme auteur principal Dr. Constantin TSAKAS (Délégué Général de l’Institut de la Méditerranée, Secrétaire Général du FEMISE) avec contributions de Dr Maryse LOUIS (Déléguée Générale du FEMISE, Programs Manager ERF) et Dr. Abeer EL-SHINNAWY (FEMISE, American University in Cairo)

Le rapport permet de réaliser une analyse plus détaillée de certains enjeux clés du développement durable dans le bassin méditerranéen et est disponible au téléchargement en cliquant ici.

Les pays du Sud Méditerranéen face aux défis environnementaux

capture-decran-2016-11-17-a-11-02-58Par : Dr. Constantin TSAKAS (Délégué Général de l’Institut de la Méditerranée, Secrétaire Général du FEMISE), auteur principal du Chapitre «La région Sud-Med post-Printemps Arabes et les potentiels pour l’environnement » du rapport ENERGIES2050[1] « Les Défis du Changement Climatique en Méditerranée », publié à l’occasion de la conférence internationale COP22 qui a eu lieu à Marrakech, le 15 Novembre 2016

L’Institut de la Méditerranée (IM) et le FEMISE ont contribué en écrivant un chapitre pour le rapport ENERGIES 2050 sur les changements climatiques en Méditerranée qui a été présenté à la COP22 de Marrakech le 15 Novembre 2016. Cet article présente des résultats de recherche présents dans le chapitre.

Le rapport est disponible au téléchargement en cliquant ici.

 

Quelques progrès, mais des opportunités qui restent à saisir…

La prise en compte de l’environnement dans les décision économiques et politiques avec notamment le développement des énergies renouvelables constitue un grand défi pour l’avenir de la planète et bien évidemment pour la Méditerranée.

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Dr. Constantin TSAKAS (DG Institut de la Méditerranée, SG FEMISE)

Le Sud de la Méditerranée a fait quelques efforts en termes d’Efficacité Energétique (EE) et de développement d’Energies Renouvelables (ER) bien qu’il reste encore de nombreuses opportunités pour rattraper le reste du monde. Au milieu des années 2000, la part des ER (hydraulique, éolien, solaire, géothermie) dans la consommation d’énergie primaire restait déjà très en dessous de celle nécessaire pour atteindre l’objectif de la Stratégie Méditerranéenne pour le Développement Durable (SMDD) (l’espoir était d’attendre 7% en 2015).

Hélas, entre 2000 et 2014, on note une croissance annuelle positive de l’intensité énergétique primaire pour des PM comme l’Egypte (+0,8%), l’Algérie (+0,9%) et la Libye (+2,6%) ce qui suggère qu’elles restent des économies de plus en plus gourmandes en énergie par rapport à leur niveau de PIB. Cependant, des pays comme la Jordanie (-1,4%) et le Liban (-1,5%), semblent mieux tirer leur épingle du jeu, s’approchant des résultats qu’enregistre l’UE en termes de décroissance de l’intensité énergétique.

Ce que signifient les printemps Arabes quant aux progrès environnementaux de la région

Suite aux printemps Arabes, la région a de nouveaux défis à relever ce qui suggère que la promotion de l’environnement et des énergies renouvelables ont perdu quelques places dans la liste de priorités des pays. Cependant, les énergies renouvelables restent un secteur plutôt stable pour les investissements dans la région et n’ont pas trop faibli suite aux révolutions. Entre 2006 et 2015, on estime que la région représente 7,3 Mds € d’IDE et 144 projets (tels qu’enregistrés par l’observatoire ANIMA-MIPO) pour une taille moyenne de 50,7 M €. Malgré la stabilité, cela reste faible, surtout si l’on considère que le PIB de la Tunisie représentait à lui seul 47 milliards de US$ en 2013.

On notera tout de même que l’année 2015 a été une de plus importantes en terme de projets d’IDE annoncés depuis longtemps. Cela s’explique notamment par de grandes initiatives d’entreprises des Emirats Arabes Unis et Européennes qui relancent des projets de plusieurs centaines de millions d’euros, notamment dans le photovoltaïque et l’éolien, plus particulièrement en Egypte.

L’économie verte dans le Sud Méditerranéen

L’économie verte peut produire des impacts économiques significatifs en termes de production (directe et induite) et de création d’emplois. A titre d’exemple, une étude FEMISE (2013) a estimé qu’une industrie du CSP (Plants Solaires Concentrées) au Maroc pourrait avoir un effet global sur le PIB marocain de l’ordre de 1,27% à 1,77% jusqu’à 2050, créant plus de 200 000 emplois.

Mais de nombreuses barrières persistent, notamment le manque de ressources financières internationales ou locales, associé à une prime de risque élevée. En outre, les barrières politiques sont importantes et l’absence/l’instabilité du cadre fiscal et législatif pour le développement de CSP se fait toujours sentir.

Pistes de réflexion et recommandations pour le Sud de la Méditerranée

Les gouvernements des pays du Sud de la Méditerranée devraient songer à devenir des véritables partenaires qui co-construisent l’intérêt écologique se basant sur les acteurs locaux et en ouvrant la voie vers une économie verte. L’impulsion donnée par la multiplication d’accords territoriaux entre l’Etat et les territoires sur des actions qui favorisent un développement durable permettrait de consolider un cadre de gouvernance multi-niveaux.

logo-cop22-919x650En outre, on peut imaginer que l’Etat appui davantage des projets écologiquement durables qui répondent aux besoins réels des territoires à risque environnemental. Des diagnostics territoriaux seraient nécessaires pour faire des territoires un “axe d’une réorientation de l’économie vers un développement local durable”. Ces diagnostics pourraient ensuite ouvrir sur des pactes territoriaux de relance réunissant tous les acteurs participant au développement durable des territoires/régions.

Outres ces recommandations sur le plan politique, il s’agirait plus généralement d’avoir une orientation qui permette d’exploiter des opportunités dans le secteur privé. Ces possibilités ne se limitent pas à un secteur en particulier, mais les secteurs manufacturiers, la finance et l’assurance, la construction et les activités professionnelles, scientifiques et techniques se distinguent.

Enfin, il faudrait que les PM exploitent leurs points forts en termes d’EE et ER qui sont un potentiel solaire élevé (irradiation), des faibles coûts de main-d’oeuvre des employés non qualifiés, une industrie locale émergente et le fait que pour l’Europe le développement de l’économie verte en Méditerranée (ex. de l’industrie solaire) serait une véritable valeur ajoutée.

 

[1] ENERGIES2050 est une association française basée à Nice (France). ENERGIES 2050 entend notamment promouvoir et encourager la maîtrise de la demande en énergie : la sobriété énergétique, l’efficacité énergétique et le développement des d’énergies renouvelables. , FEMISE et l’Institut de la Méditerranée ont choisi de s’associer à se partenaire important dans le domaine du changement climatique pour avoir une voie supplémentaire pour répondre aux défis de la région EuroMed et atteindre le processus décisionnel.

Adhésion de FEMISE à ANIMA

Les coordonnateurs de FEMISE, Institut de la Méditerranée (France) et Economic Research Forum (Caire), ont le plaisir de vous annoncer l’adhésion de FEMISE au réseau ANIMA Investment Network en tant que Membre Stratégique.

 

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ANIMA Investment Network est une plateforme multi-pays de coopération pour le développement économique en Méditerranée. Le réseau ANIMA, basé à Marseille (France), fédère des agences nationales et régionales de promotion des territoires, des organisations internationales, des associations d’entrepreneurs, des pôles d’innovation, des investisseurs et des instituts de recherche.

L’identité de FEMISE est liée à la consolidation d’un réseau d’instituts de recherche capables de mettre en place des interactions Nord-Sud et Sud-Sud. Au sein du réseau, nous avons lancé une dynamique de transfert de savoir-faire et de connaissances. Nos travaux et actions se font toujours en étroite collaboration entre économistes des deux rives ce qui fait notre force.

Dans un climat régional qui évolue, il est apparu naturel au FEMISE de s’associer à ANIMA, réseau qui a des valeurs que nous partageons et qui présente des objectifs et un savoir faire complémentaires. Cette adhésion permettra de faciliter les synergies pour produire et maximiser l’impact des recommandations auprès des responsables politiques UE-Med. Elle permettra également d’accroitre la capacité de dissémination/communication et de se positionner sur davantage de dossiers qui pourraient bénéficier d’un « pooling » de compétences complémentaires.

Une première association entre les deux structures historiques de Marseille dans le cadre d’un projet sur la région euro-méditerranéenne sera annoncée dans les prochaines semaines.

Ce premier projet marque le début d’une collaboration de long terme qui ouvre des opportunités nouvelles pour nourrir la dynamique Euro-Méditerranéenne.

Repenser la migration des médecins

adriouchyContrairement aux idées reçues, la migration des médecins des pays du Moyen-Orient et du Maghreb vers l’Europe ne bénéficie pas seulement aux pays d’accueil. Les pays sources tirent également parti de ces départs. Le renforcement des relations Nord-Sud dans les domaines de l’éducation et de la recherche médicales permettrait de parvenir à un schéma gagnant-gagnant.

Dans le sillage du rapport de l’Organisation mondiale de la santé de 2006, le Femise vient de publier un rapport sur l’émigration des médecins des pays du Moyen-Orient et du Maghreb vers l’Europe. Intitulé «Que peut-on apprendre de l’émigration des docteurs en médecine dans l’Union européenne : Les cas d’économies d’Europe centrale et est, du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord ?», le rapport de recherche livre une nouvelle approche des rapports Nord-Sud, jetant les bases d’une coopération basée sur l’économie et la politique sociale (voir FEM34-07 sur le site du FEMISE).

D’un côté, une Europe vieillissante en mal de médecins en particulier dans les campagnes et de l’autre des médecins formés au Moyen-Orient et du Maghreb qui aspirent à une vie meilleure. Les pays développés ne sont pas les seuls à tirer avantage de l’exode des cerveaux médicaux. Ce brassage peut produire un effet levier sur le système éducatif des pays sources.

Une nouvelle ère s’ouvre, les relations entre l’UE et les pays MENA sont repensées avec un renforcement de la coopération

« La nouvelle économie de la migration développe une approche dans laquelle le départ des travailleurs qualifiés n’est pas systématiquement générateur de fuite des cerveaux. Cela signifie d’une part que l’enseignement est apprécié ailleurs et que les médecins une fois installés en Europe ont la possibilité d’envisager de s’associer à un hôpital ou une faculté de médecine d’un pays du Sud, créant ainsi une mobilité circulaire. En parallèle, des médecins occidentaux peuvent souhaiter se rendre quelques mois dans un pays du Sud et rentrer en Europe. Ces mouvements contribuent ainsi à améliorer la Recherche. Cette question est insuffisamment développée dans les accords bilatéraux avec l’Europe », remarque Ahmed Driouchi, Professeur d’Économie à l’université Al Akhawayn au Maroc et auteur de ce rapport FEMISE.

La Méditerranée ne constitue pas une frontière étanche, en particulier dans le secteur de la médecine. L’Organisation mondiale du Commerce encourage le commerce international des services y compris dans le domaine de la santé. « Une nouvelle ère s’ouvre, les relations entre l’UE et les pays MENA sont repensées avec un renforcement de la coopération entre pays, entre hôpitaux », ajoute Ahmed Driouchi.

La collaboration peut se faire à travers des publications. Les pays européens bénéficient également de l’exportation de leurs technologies, de leur savoir-faire et de la coopération avec les institutions étrangères. Des flux d’échanges vont se créer.

« Les pays d’origine et de destinations accusent un déficit en médecins, mais le marché est ouvert. S’ils veulent convaincre les médecins d’exercer dans leur pays d’origine, les pays du sud devront coûte que coûte augmenter les salaires et avantages et mettre en place une véritable politique d’attractivité. Cela passe également par l’amélioration des conditions générales à savoir une vraie démocratie et une condition de vie améliorée », ajoute le Professeur Ahmed Driouchi.

Photo : D.R.

Article de Nathalie Bureau du Colombier, Econostrum. L’article fait partie d’une série d’articles conjoints réalisés dans le cadre d’un partenariat entre Femise et Econostrum pour l’année 2012, qui alimentent également la rubrique « Grand Angle»  du site d’information Econostrum. Vous pouvez retrouver cette rubrique et toutes les informations à l’adresse suivante : www.econostrum.info. L’inscription à la newsletter d’econostrum est accessible par : http://www.econostrum.info/subscription/

Une transition difficile mais si fondamentale pour la Méditerranée

imagesL’espoir d’une vie meilleure renaît pour les habitants des pays méditerranéens. La rupture avec les anciens régimes autoritaires consommée, les États traversent à présent une phase de transition au cours de laquelle ils vont expérimenter l’ouverture démocratique et devront réduire les inégalités.

C’est inéluctable, le chômage va augmenter, le PIB et les investissements directs étrangers vont faire un bond en arrière. La phase de transition amorcée en 2011 par les pays méditerranéens du printemps arabe sera un long parcours semé d’embûches tout comme la Pologne et autres pays de l’Est l’avaient expérimenté dans les années 90 lors de l’effondrement du bloc communiste.

« Les pays du sud vont entrer dans une phase de transition et passer d’un régime captateur et autoritaire à la démocratie. Une élite d’hommes d’affaires, très proches du pouvoir politique a engendré des rentes de situation. La connivence était de mise lors des appels d’offres. La corruption s’est peu à peu généralisée jusqu’au point d’obtenir une autorisation pour exercer une activité de commerce ambulant !», explique Jean-Louis Reiffers dans le rapport annuel 2011 du forum Euroméditerranéen des Instituts de Sciences économiques (FEMISE) intitulé « Une nouvelle région méditerranéenne : vers la réalisation d’une transition fondamentale ».

Un document dans lequel, le président du Conseil scientifique de l’Institut de la Méditerranée et coordinateur du FEMISE, aux côtés d’Ahmed Galal, président du Forum de recherche économique en Égypte, pointe du doigt les déficiences des États méditerranéens et surtout en appelle à la création d’un fonds de stabilisation des prix des denrées alimentaires de base (huile, farine et sucre).

Inscrit au rang des priorités lors de la réunion du G8 à Marseille, ce fonds de compensation sera abondé par la communauté internationale qui s’est engagée à débloquer 27 mrds € pour la Tunisie, l’Égypte, le Maroc et la Jordanie d’ici 2013.

« Le prix du blé avait augmenté de 15% en trois mois. Et n’allez pas expliquer à la ménagère tunisienne que les incendies en Russie et la spéculation des acheteurs à terme du marché de Chicago sont à l’origine de cette flambée du prix du blé tendre ! », indique Jean-Louis Reiffers.

Réduire les inégalités entre les régions côtières et les campagnes

Le Femise pointe du doigt l’accroissement des inégalités entre les régions côtières, portées par le tourisme notamment, et les régions rurales où le taux de pauvreté est supérieur, comme l’analphabétisme et où un système de santé déficient se traduit par un taux de mortalité supérieur en particulier chez les petites filles. « Le modèle de croissance est non inclusif. La réduction de la pauvreté est inférieure au rythme de croissance. Celle-ci bénéficie aux gagnants marginalisant encore un peu plus les pauvres », insiste Jean-Louis Reiffers.

Le développement économique des pays méditerranéens passe donc par la mise en place de systèmes de transfert plus efficaces et la dynamisation de secteurs pourvoyeurs de main d’œuvre pour les populations pauvres.

Le Femise suggère également le soutien à la création de PME et PMI afin que les IDE puissent se diffuser dans toutes les couches de l’économie et ne pas seulement bénéficier aux grands groupes. La décentralisation intelligente favoriserait également un meilleur équilibre économique et une répartition équitable des ressources. Envisagée comme principal moyen d’action, une libéralisation des échanges supplémentaire ne pourra contribuer à régler les principaux problèmes posés par la transition en Méditerranée.

Lire le rapport

Article de Nathalie Bureau du Colombier, Econostrum. L’article fait partie d’une série d’articles conjoints réalisés dans le cadre d’un partenariat entre Femise et Econostrum pour l’année 2011, qui alimentent également la rubrique « Grand Angle»  du site d’information Econostrum. Vous pouvez retrouver cette rubrique et toutes les informations à l’adresse suivante: www.econostrum.info. L’inscription à la newsletter d’econostrum est accessible par: http://www.econostrum.info/subscription/