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Convergence des revenus et impact de l’intégration commerciale et financière EU-Med sur la volatilité macro

Les efforts d’intégration économique et financière entre les pays Partenaires Méditerranéens (MPs) et l’Union Européenne (EU) ont été initialement introduits par les accords de coopération qui garantissaient une exemption totale de tarifs douaniers sur les produits industriels. Ces efforts ont ensuite été consolidés par les Accords d’association introduits dans le cadre de la déclaration de Barcelone en 1995, qui ont eu pour effets de réduire ou éliminer les droits de douanes sur les importations industrielles européennes. Parallèlement, les MPs se sont considérablement ouverts aux autres pays, que ce soit dans le cadre des accords commerciaux euro-méditerranéens (MED) ou dans le contexte d’une réduction élargie des droits de douanes via les accords signés avec l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC). Au début des années 2000, le processus de Barcelone fut remplacé par la politique européenne de voisinage (PEV) qui fut modifiée en 2015 et devient la nouvelle politique de voisinage. C’est dans ce cadre que les relations économiques entre l’Union Européenne et ces partenaires méditerranéens sont désormais redéfinies.

La nouvelle politique de voisinage offre une plateforme solide d’assistance financière par une intégration financière plus poussée, un meilleur accès au marché commun, et une amélioration de l’institutionnalisation des relations commerciales et financières. L’Union Européenne propose également un accord de libre-échange complet et approfondi (ALECA) concernant l’agriculture, les services et les mesures non tarifaires. Les négociations pour l’ALECA sont en cours avec le Maroc et la Tunisie. Dans le cadre de cette nouvelle politique européenne de voisinage et du rôle facilitateur de l’Union Européenne pour la modernisation, la transition et l’ouverture internationale des pays Méditerranéens, cette étude évalue le degré de convergence des économies résultant de ces accords commerciaux entre deux groupes de pays (EU et MED). Nous utilisons dans un premier temps les concepts de s-convergence et b-convergence pour une évaluation empirique du phénomène de convergence économique parmi ces pays sur la période 1980-2015. Nous présentons ensuite une analyse approfondie des implications des accords de partenariats Euro-MED sur la croissance économique et la volatilité macroéconomique dans un échantillon de pays méditerranéens (MPs). Afin de tenir compte à la fois du lancement du processus de Barcelone et de la politique de voisinage en 2000, l’analyse empirique est traitée de façon séquentielle sur des périodes de 5 et 10 ans, puis sur l’ensemble de la période 1980-2015.

Les résultats empiriques montrent une évidence faible de convergence des économies pour le groupe de pays EU-MED analysé à intervalles partiels de 5 ou 10 ans de 1980 à 2000 dans une régression de type transversale. Toutefois, nous avons trouvé un résultat statistiquement significatif de convergence du PIB par tête, que l’analyse porte sur l’ensemble de la période 1980-2015 ou sur des sous périodes de 10 ans regroupées et estimées en données de panel par régressions de croissance. Ces résultats sont plus probants, puisque la croissance économique et la convergence sont tous deux des phénomènes de long terme et que les méthodes d’analyse en données de panel donnent de meilleures estimations. Sur la période 1980-2000, nous trouvons une évidence faible de convergence conditionnelle dans le groupe de pays EU-MED (16), et cette évidence est encore plus faible pour le groupe de pays MED de 2000 à 2015. Ces résultats s’expliquent par les effets négatifs de la crise financière et de la crise de la dette en Europe sur la région Euro-MED en générale et sur la région MED en particulier. La stabilité macroéconomique et l’ouverture économique se sont avérées être des facteurs statistiquement importants et ont l’effet positif attendu sur la croissance économique dans les pays MED. Effectivement, dans la majorité des modèles estimés, la variable qui est systématiquement la plus significative est l’ouverture commerciale. Parmi les autres variables, la croissance de la population a l’effet théorique négatif attendu sur la croissance économique, comme trouvé dans d’autres études empiriques sur la croissance. Les dépenses du gouvernement ont également un effet négatif sur la croissance économique et cette variable est statistiquement significative tout comme l’est la croissance de la population.

Les principales implications politiques qui se dégagent des résultats empiriques de cette étude sont que les pays MED, s’ils souhaitent atteindre une croissance économique élevée, doivent poursuivre des politiques promouvant encore davantage le libre-échange et l’ouverture économique avec l’UE, tout en assurant une stabilité macroéconomique au moyen de politiques qui garantissent le contrôle des politiques fiscales et monétaires. Aussi bien l’agitation politique et sociale, que la crise financière et la crise de la dette ont un effet négatif sur la croissance économique et la convergence dans la région, et doivent être traitées si possible prioritairement par le biais d’actions politiques et de politiques macroéconomiques appropriées. D’autres résultats empiriques montrent que les pays MED seraient moins affectés par les chocs financiers provenant de l’UE, si le marché domestique MED était plus grand et/ou mieux régulé. Ceci est en cohérence avec ce que suggère la théorie économique et a des implications politiques. En fait, certains pays MED ont choisi d’imposer un contrôle du capital pour gérer les crises du marché financier puisqu’il semble que les « coupables » soient les flux de capitaux internationaux, et ce, malgré les conséquences économiques indésirables sur le long terme de ces pratiques politiques. Nous avons montré que les pays MED doivent améliorer la coordination de leurs politiques macroéconomiques et financières pour relever plus efficacement le défi d’une plus grande intégration commerciale et financière avec l’UE. Cet objectif peut par exemple être atteint en renforçant l’intégration économique et financière régionale. La création d’une zone de libre échange MED n’aurait pas pour seul effet de stimuler et de renforcer la croissance, mais pourrait également renforcer le commerce intra-MED, réduisant ainsi considérablement l’exposition aux cycles économiques européens, tout en contrôlant les expositions excessives de ces petites économies ouvertes (MED) aux développements macroéconomiques de l’Union Européenne.

La littérature établie que les plus grandes économies ont une meilleure capacité d’absorption et de neutralisation quant aux effets négatifs des chocs externes. Contrôler leurs effets reste toutefois une tâche beaucoup plus délicate qu’il n’y parait lorsqu’il s’agit de pays MED en développement, qui sont de plus petite taille, n’exportent que peu de produits sur le marché européen et dépendent d’un très grand nombre de produits d’importations européennes. Une conséquence directe d’un marché des capitaux intégré au sein de la région MED serait de diminuer les risques associés à une plus grande intégration EU-MED, ainsi que de rendre les MPs moins vulnérables aux fluctuations des taux d’intérêts des pays de l’UE, en particulier pour ceux ayant un niveau de dette élevé, comme le Liban, la Jordanie et l’Egypte. Un plus grand marché financier MED donnerait la possibilité de baisser les coûts de financement, et de rembourser leurs dettes importantes des gouvernements MED à moindre coût. D’autre part les entreprises MED pourraient s’appuyer plus sur le marché local que sur le marché de l’UE pour la levée de capitaux. La baisse du coût de la mobilisation des capitaux peut ensuite se traduire par plus d’investissements, de consommation et une augmentation des taux croissance économique dans la région. La région MED doit accélérer le processus d’intégration commerciale, financière et économique avec l’UE pour une meilleure absorption des effets négatifs liés aux politiques externes, financières et/ou aux chocs économiques. Il faudrait redoubler d’efforts pour accélérer la mise en place de réformes fiscales et monétaires afin d’améliorer l’entrée de nouveaux investissements de portefeuille et d’IDE dans la région.

En résumé, pour plus d’intégration commerciale et financière avec l’UE, les MPs doivent consacrer davantage d’efforts individuels pour mener des politiques macroéconomiques saines. A ces mesures, devront s’ajouter des réformes institutionnelles de soutien au développement du secteur financier dans les économies MED en question. Ensuite, les MPs devront essayer de s’intégrer horizontalement tout en s’ouvrant plus verticalement (à l’UE). Il a été montré que l’ouverture financière, mesurée par le rapport formation brute de capital/PIB, est associée à une augmentation de la volatilité de la consommation, contrairement à la notion établie d’opportunité de partage des risques internationaux via l’intégration financière. L’environnement macroéconomique et politique de nature instable et les conflits militaires, ainsi que les politiques fiscales et monétaires inappropriées dans la région MED peuvent expliquer cette irrégularité empirique. Une recommandation politique de cette étude est que les MPs ont besoin d’être plus, et non pas moins, intégrés avec le marché financier de l’UE pour pouvoir tirer avantage de l’intégration financière en termes d’amélioration du partage des risques, et de stabiliser la consommation. Cette conclusion peut toutefois nécessiter une analyse plus poussée, puisqu’il faut considérer que l’intégration financière régionale est également associée à divers risques dans la région EU-MED. Pour minimiser ces risques, les MPs devront mettre en œuvre des cadres macro-économiques et structurels sains en tandem avec une plus grande intégration. Par exemple, nos résultats ont mis en évidence le rôle clé des politiques fiscales et monétaires saines pour mieux contrôler la volatilité macroéconomique. Concernant les réformes structurelles, il s’agit de développer le secteur financier intérieur, puisqu’un haut degré de développement du secteur financier est associé à une diminution de la volatilité macroéconomique.

Finalement, la nouvelle politique européenne de voisinage offre une plateforme solide d’assistance commerciale et financière par une intégration financière plus poussée, un meilleur accès au marché commun et une meilleure institutionnalisation des relations commerciales et financières entre les pays MED et de l’UE. Ce projet de recherche aidera les décideurs politiques et les chercheurs académiques dans la région Euro-méditerranéen, à redéfinir leurs priorités en matière de commerce, de finance et de macroéconomie lors de l’élaboration de nouvelles politiques de voisinage européennes qui doivent répondre aux défis économiques actuels. La nouvelle politique de voisinage européenne va produire un volume important de littérature sur ces conséquences. Cette étude fait partie intégrante de cette littérature en identifiant les points communs et les différences entre les composantes de cette analyse, en mettant un accent particulier sur les changements de paradigme concernant la politique macroéconomique dans les pays MED et l’UE.

Med Change Makers e04 : Myriam BEN SAAD, Complexification des systèmes productifs et transition

FEMISE a récemment lancé sa nouvelle série d’entretiens «Med Change Makers».

 Les «Med Change Makers» sont des entretiens (texte et vidéo) qui permettent aux chercheurs FEMISE dynamiques d’illustrer comment leur recherche aborde une question politiquement pertinente et comment elle contribue au processus d’élaboration des politiques dans la région Euro-Méditerranéenne.

 

 

La complexification des systèmes productifs comme vecteur de transition économique dans les pays MENA et le rôle des politiques de court terme

Dr Myriam Ben Saad, Université de Toulon (LEAD), Université Paris Sorbonne, FEMISE

Entretien avec Myriam BEN SAAD, Université du Sud Toulon-Var, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, économiste FEMISE

Le FEMISE vient de publier son projet de recherche FEM42-07, « La complexification des systèmes productifs comme vecteur de transition économique dans les MENA et le rôle des politiques de court terme”, coordonné par le LEAD, Université de Toulon.

Membre de l’équipe coordonnatrice du projet, Dr. Myriam Ben Saad fait partie des chercheurs FEMISE qui participent activement aux activités du réseau. Son travail montre l’importance de la complexité économique d’un pays pour créer davantage de croissance et d’emplois et esquisse des pistes de réflexions pour l’avenir dans les pays du Sud Méditerranéen.

  1. Votre rapport traite de la question de la complexification des systèmes productifs. Pourquoi cette question est importante pour le Sud de la Méditerranée ? 

Cette question est cruciale. Nous observons de fortes disparités économiques entre les pays qui s’expliquent en grande partie par un faible niveau de complexité économique. Cette dernière est parfois l’une des principales causes pour laquelle la croissance économique est limitée en Méditerranée. La structure productive d’un pays est aussi un paramètre décisif qui explique les inégalités de développement à l’intérieur d’un pays. Enfin, la structure productive peut permettre de mieux prédire la croissance économique future. Hélas, aujourd’hui nous avons très peu d’éléments sur les modèles et rythmes de complexification des systèmes productifs des pays MENA. Notre rapport cherche à remédier à cela. Nous essayons de comprendre pourquoi certains pays restent bloqués dans la classe de complexité intermédiaire et produisons des recommandations pour leur permettre de migrer vers une classe de complexité avancée qui engendre davantage de croissance et d’emplois.

  1. Le besoin de développer des secteurs innovants se fait sentir au Sud. Quelle est selon vos résultats la meilleure façon de procéder ? Avez vous des success-stories?

Il est important de se doter de politiques commerciales appropriées pour remédier aux défaillances du marché et surtout aux échecs institutionnels qui bloquent la compétitivité des exportations. Nous préconisons donc que les pays MENA s’engagent dans une stratégie volontariste de diversification des exportations en repensant leur politique commerciale pour en faire un levier de promotion du développement industriel et de transformation structurelle.

Ces pays auraient intérêt à orienter leurs politiques vers des objectifs de développement nationaux et régionaux en améliorant la liberté économique notamment grâce à des lois de simplification administrative. Cela contribuera à l’amélioration de l’environnement des affaires en lien avec une réforme du marché du travail visant à le rendre plus flexible, transparent et compétitif (loi travail).

Aussi, le développement de secteurs innovants (le soutien à certaines start-up, aux IDE, au développement de zones franches ou de zones d’entreprises technologiques) passe notamment par une politique d’incitation fiscale. Cela me fait penser à la récente expérience d’un jeune ingénieur franco-tunisien, installé en zone franche, qui a réussi à transformer la production de sel fin en pastilles de sel. Cette transformation productive a permis non seulement une création de plusieurs emplois qualifiés et non qualifiés mais également à une meilleure dynamique et intégration de la zone.

  1. Vous soulignez le besoin de réformer l’enseignement supérieur et professionnel. Que proposez vous comme solutions concrètes ?

Une pléthore d’outils pourrait être mise en place. Notament, il s’agirait de renforcer l’adéquation des formations par rapport aux nouveaux métiers, de développer les partenariats avec les universités étrangères (notamment européennes, asiatiques ou américaines), mais aussi de développer les partenariats public/privé et utiliser le système des diplômes délocalisés professionnalisés.

  1. L’amélioration de la gestion des ressources naturelles peut-elle contribuer à favoriser la croissance et l’emploi dans les pays du Sud et comment ?

Les pays MENA disposent de grandes réserves de ressources naturelles, essentiellement non renouvelables, parmi les plus importantes au monde. Malgré une importante exploitation commerciale de ces ressources, les pays MENA demeurent l’une des régions géologiques les moins connues et visibles de la planète. S’il faut en croire les récentes découvertes de gaz et de pétrole, l’abondance de ces ressources permettrait de financer l’agenda de transformation de la région MENA. Les ressources naturelles pourraient changer la donne, si elles étaient transformées.

La transformation peut être réalisée par la mise en place d’un éventail de politiques structurelles «intelligentes » c’est à dire : utiliser les bénéfices des ressources naturelles pour diversifier l’économie et la sophistiquer, développer de zones industrielles basées sur l’avantage comparatif dans les ressources naturelles, améliorer les politiques macroéconomiques pour gérer efficacement les risques associés à la volatilité des recettes en provenance des ressources naturelles etc.

  1. D’après vous, que devraient faire les Etats du Sud par ordre de priorité afin d’accélérer ce processus de sophistication de leurs économies ?

Ces dernières années ont été des plus difficiles pour les pays MENA, vu la gravité des défis à relever par cette région. S’il est vrai que le processus de transformation structurelle est entré depuis les deux dernières décennies dans une phase de progression, force est de constater que le processus n’en est qu’à ses débuts dans la région.

  • Pour se complexifier, l’amélioration du système éducatif et de formation, est le premier défi à relever. La formation du capital humain notamment avec l’accès à l’enseignement supérieur (ingénierie) pourrait faciliter le changement structurel et la modernisation productive.
  • L’amélioration de la qualité des institutions et de la vulnérabilité économique et structurelle, est le deuxième défi à relever. Dans cette région, certains pays ont des difficultés à mettre en place des mesures visant à transformer leurs structures productives en raison d’une corruption persistante ce qui érode leurs capacités.
  • Au niveau macroéconomique, il s’agirait en premier lieu d’alléger le système d’imposition des entreprises, notamment en faveur des investisseurs locaux. Au niveau microéconomique, il s’agirait plutôt de lancer des nouveaux programmes de développement et de projets d’envergures à destination des jeunes qui travaillent dans une entreprise et qui veulent y investir.

Ainsi, les pays de la région doivent trouver des solutions collectives et non individuelles pour mener des négociations commerciales plus favorables avec leurs partenaires commerciaux européens, ou encore mieux s’ouvrir et conquérir de nouveaux marchés, particulièrement le marché africain. Pour y parvenir, cette région devra trouver des complémentarités sectorielles pour défendre la compétitivité et les valeurs de la région à l’international.

Le rapport est disponible au téléchargement en cliquant ici.

Propos recueillis par Constantin Tsakas

La sophistication de l’économie : source de croissance, d’inclusivité et d’emploi

13La complexité économique résulte du niveau de savoir et de progrès technologique d’un pays depuis la phase de fabrication jusqu’à celle de l’exportation. Dans un rapport sur « La complexification des systèmes productifs comme vecteur de transition économique dans les MENA et le rôle des politiques de court terme », (FEM42-07) le Femise introduit un facteur géographique

 

En 1984, la Turquie a commencé à exporter du coton et des noix pour devenir aujourd’hui un des principaux pays exportateur de voitures, de biens d’équipement et de textile. ©Frédéric Dubessy

En 1984, la Turquie a commencé à exporter du coton et des noix pour devenir aujourd’hui un des principaux pays exportateur de voitures, de biens d’équipement et de textile. ©Frédéric Dubessy

Capacité à fabriquer des produits qui ne sont pas conçus ailleurs, recherche, innovation influent sur la compétitivité d’un État, permettent d’accroître la production et l’exportation de biens à plus forte valeur ajoutée. « Un pays qui possède un avantage en termes d’innovation et d’exportation de produits de haute technologie occupe le haut de classement de l’indice de complexité économique », pose le Femise en préambule de sa dernière étude.  
Conduite par Nicolas Péridy, Michel Dimou et Myriam Ben Saad de l’Université de Toulon en collaboration avec Ilham Haouas (Université d’Abu Dhabi) et Naceur Kraief (Université de Sousse), le document  analyse la complexification des systèmes productifs dans les pays d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient (MENA) en intégrant la  dimension géographique. Les auteurs ajoutent que la compétitivité d’un pays au niveau mondial dépend de ce qu’exporte le pays et non pas de la quantité des produits exportée.

 

Turquie : des noix, du coton puis des voitures

Capacité à fabriquer des produits qui ne sont pas conçus ailleurs, recherche, innovation influent sur la compétitivité d’un Etat, permettent d’accroître la production et l'exportation de biens à plus forte valeur ajoutée. ©Frédéric Dubessy

Capacité à fabriquer des produits qui ne sont pas conçus ailleurs, recherche, innovation influent sur la compétitivité d’un Etat, permettent d’accroître la production et l’exportation de biens à plus forte valeur ajoutée. ©Frédéric Dubessy

« En 1984, la Turquie a commencé à exporter du coton et des noix pour devenir aujourd’hui un des principaux pays exportateur de voitures, de biens d’équipement et de textile. Cette économie a su réorienter son panier d’exportation vers des produits plus complexes et porteur de croissance. Depuis 2010, la main-d’œuvre turque est devenue l’une des forces du travail les plus flexibles et les plus qualifiées au monde (…) », souligne le document. Si Israël présente le niveau le plus élevé d’indice de complexité économique (ICE) des pays Sud du bassin Méditerranéen, la Tunisie a vu son ICE se dégrader, ce qui expliquerait, selon le Femise, le taux de chômage élevé.
La performance des pays voisins joue un rôle tout aussi important que l’indice de complexité économique, l’indice de diversification et de qualité des exportations et la valeur ajoutée manufacturière. Selon les auteurs du rapport, une économie sophistiquée constitue un vecteur de transition économique et influe sur les politiques de court terme.« Les économies les plus éloignées du « cœur européen par exemple » voient leur retard s’accentuer », constate le Femise tout en soulignant l’importance des canaux de transmission (accords commerciaux bilatéraux et/ou régionaux, barrières tarifaires et non tarifaires, clusters).Afin d’aider les pays méditerranéens à complexifier leur système productif, le Femise recommande de soutenir le développement de produits nouveaux et hautement sophistiqués, de cibler les activités ayant des effets d’entrainement. « En particulier, la Tunisie et les Emirats Arabes Unis devraient développer des produits complexes comme les machines, les clusters industriels chimiques et électriques », précise le Femise.

Il invite les États à mettre rapidement en place des formations adaptées aux changements technologiques tout en incitant à développer des secteurs innovants.

Le Femise suggère également d’améliorer la performance logistique, la liberté économique,  l’environnement des affaires, les partenariats commerciaux avec des pays avancés technologiquement.

Lire l’intégralité du rapport Femise FEM42-07 en cliquant ici

 

Article réalisé par en partenariat avec Econostrum 

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FEMISE MED BRIEF no9 : « Les déterminants de la performance à l’exportation des entreprises dans la région MENA »

La série de Policy Briefs du FEMISE intitulée MED BRIEF ambitionne de fournir une réflexion novatrice  pour la région euro-méditerranéenne. Les Policy Briefs contiennent une analyse succincte et politiquement pertinente sur d’importantes questions EuroMed et présentent aux décideurs politiques les points de vue des chercheurs FEMISE et des partenaires du réseau.

Le neuvième numéro de MED BRIEF « Les déterminants de la performance à l’exportation des entreprises dans certains pays de la région MENA. Comparaison avec les pays d’Europe centrale et orientale, Israël et la Turquie »  est disponible (en GB) en cliquant ici.

Pr. Alfred Tovias (Leonard Davis Institute of International Relations, The Hebrew University and FEMISE)

En se concentrant principalement sur les déterminants des performances à l’exportation des entreprises de certains pays de la région MENA, ce document présente quelques recommandations utiles après avoir comparé la performance des entreprises MENA à celle des entreprises des pays d’Europe centrale et orientale. Les résultats empiriques obtenus pour les pays du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord indiquent que la productivité, la taille des entreprises, les dépenses en recherche et développement, la part des diplômés universitaires dans l’emploi productif et l’internationalisation des entreprises ont une relation positive vis-à-vis de la probabilité d’exporter.

La liste des FEMISE MED BRIEF est disponible ici.

Le Policy Brief a été réalisé avec l’aide financière de l’Union européenne dans le cadre du programme FEMISE. Le contenu de ce document relève de la seule responsabilité des auteurs et ne peut en aucun cas être considéré comme reflétant la position de l’Union européenne.

FEMISE MED BRIEF no8 : Les femmes dans le marché du travail en MENA. L’économie collaborative peut-elle être utile?

La série de Policy Briefs du FEMISE intitulée MED BRIEF ambitionne de fournir une réflexion novatrice  pour la région euro-méditerranéenne. Les Policy Briefs contiennent une analyse succincte et politiquement pertinente sur d’importantes questions EuroMed et présentent aux décideurs politiques les points de vue des chercheurs FEMISE et des partenaires du réseau.

Le huitième numéro de MED BRIEF « Stimuler les taux de participation des femmes au marché du travail dans la région MENA. L’économie collaborative peut-elle être utile? » est disponible (en GB) en cliquant ici.

Dr. Katarzyna Sidło, CASE (Center for Social and Economic Research), FEMISE

Ce Policy Brief évalue le potentiel de l’économie collaborative pour accroître la participation des femmes dans le marché du travail dans la région MENA (Moyen-Orient et Afrique du Nord). Plus précisément, il examine les façons dont l’économie collaborative peut permettre aux femmes qui le souhaitent de rejoindre le marché du travail, mais qui pour diverses raisons pratiques (manque d’emploi, déplacements difficiles), sociétales (restrictions sur les activités à l’extérieur du foyer), ou pour des raisons familiales (responsabilités familiales) ont été incapables de le faire.

La liste des FEMISE MED BRIEF est disponible ici.

Le Policy Brief a été réalisé avec l’aide financière de l’Union européenne dans le cadre du programme FEMISE. Le contenu de ce document relève de la seule responsabilité des auteurs et ne peut en aucun cas être considéré comme reflétant la position de l’Union européenne.

FEMISE MED BRIEF no7 : Les effets des réfugiés syriens sur les marchés de l’emploi des pays d’accueil

La série de Policy Briefs du FEMISE intitulée MED BRIEF ambitionne de fournir une réflexion novatrice  pour la région euro-méditerranéenne. Les Policy Briefs contiennent une analyse succincte et politiquement pertinente sur d’importantes questions EuroMed et présentent aux décideurs politiques les points de vue des chercheurs FEMISE et des partenaires du réseau.

Le septième numéro de MED BRIEF « Les effets des réfugiés syriens sur les marchés de l’emploi des pays d’accueil du Moyen-Orient et de l’Europe » est disponible (en GB) en cliquant ici.

Dr. Roby Nathanson, MACRO Center, Israël

Depuis 2011, plus de 5,3 millions de réfugiés sont passés de Syrie à des pays d’Europe centrale et orientale. Les pays du Moyen-Orient qui ont absorbé la majorité des réfugiés sont la Turquie, le Liban et la Jordanie. En Europe, l’Allemagne et la Suède ont absorbé le plus grand nombre de réfugiés syriens. Ce grand nombre de réfugiés a placé la question de leur impact sur la croissance des salaires et le taux de chômage au centre du discours politique. Ce MED Brief examine cet impact. Il a été constaté qu’à l’exception de la Jordanie, les réfugiés n’avaient aucun impact sur la croissance des salaires.

Dr. Khalid Sekkat, Univ. de Bruxelles, Belgique

En outre, dans aucun des pays examinés les réfugiés n’avaient d’impact sur les taux de chômage. Par conséquent, il est recommandé, entre autres, d’éliminer les obstacles spécifiques aux réfugiés, en particulier dans les secteurs qui connaissent une pénurie de travailleurs. Il est également recommandé d’organiser une formation pour que les réfugiés puissent faire correspondre leurs compétences et d’utiliser cette «concurrence redoutée» pour améliorer les compétences des employés nationaux. Il sera également important de sensibiliser le public à la contribution de ces réfugiés aux marchés nationaux.

 

La liste des FEMISE MED BRIEF est disponible ici.

Le Policy Brief a été réalisé avec l’aide financière de l’Union européenne dans le cadre du programme FEMISE. Le contenu de ce document relève de la seule responsabilité des auteurs et ne peut en aucun cas être considéré comme reflétant la position de l’Union européenne.

La complexification des systèmes productifs comme vecteur de transition économique et le rôle des politiques de court terme

FEMISE a le plaisir d’annoncer la publication de son projet de recherche FEM42-07, « La complexification des systèmes productifs comme vecteur de transition économique dans les MENA et le rôle des politiques de court terme”, coordonné par Pr. Nicolas Peridy (LEAD, Université de Toulon).

Notre travail montre que la complexité économique d’un pays peut être affectée par la performance de ses voisins puis influencée par sa propre position géographique. Toutefois, ce processus peut masquer des phénomènes régionaux de divergence qu’il faut mettre en relation avec les rôles joués par les politiques publiques nationales et/ou régionales, ainsi que les dynamiques économiques, structurelles et démographiques (Pib/tête, éducation, innovation, ressources naturelles, urbanisation, …).

Les principales recommandations sont :

  • Soutenir le développement des produits nouveaux et hautement sophistiqués commençant par fournir des incitations pour produire ces nouveaux produits, et cibler les activités qui ont des effets d’entrainement. En particulier, la Tunisie et les EAU devraient développer des produits complexes comme les machines, les clusters industriels chimiques et électriques
  • Mettre rapidement en place des formations adaptées aux changements technologiques
  1. Développer les formations en alternance dans les filières techniques, technologiques, industrielles et de services sur les secteurs innovants et à forte valeur ajoutée
  2. Développer la formation continue dans ces mêmes secteurs
  3. Ouvrir les formations des entreprises dans l’acquisition de compétences spécifiques dans ces domaines (en incluant des formations OMC sur le rôle du commerce international comme vecteur de sophistication technologique)
  • Réformer l’enseignement supérieur et professionnel
  1. Renforcer l’adéquation des formations par rapport aux nouveaux métiers
  2. Développer les partenariats avec les universités européennes, asiatiques ou américaines
  3. Développer les partenariats public/privé
  4. Utiliser le système des diplômes délocalisés professionnalisés
  • Développer des secteurs innovants (soutien à certaines start-up, aux IDE, développement de zones franches ou de zones d’entreprises technologiques) notamment par une politique d’incitation fiscale
  • Améliorer la liberté économique notamment grâce à des lois de simplification administrative. Cela contribuera à l’amélioration de l’environnement des affaires en lien avec une réforme du marché du travail visant à le rendre plus flexible, transparent et compétitif (loi travail)
  • Développer ou renforcer les partenariats commerciaux avec les pays partenaires avancés technologiquement afin de développer les effets de diffusion spatiale (UE, ALENA, etc…), y compris entre régions frontalières (effets de diffusion territoriale) ; renforcer le partenariat GAFTA afin de bénéficier d’économies d’échelle dans les secteurs technologiques
  • Améliorer la performance logistique avec des investissements appropriés mais surtout des réformes adéquates (facilitation commerciale dans les ports, réduction et simplification des procédures administratives, amélioration de l’efficacité des contrôles douanier, automatisation des procédures, lutte efficace contre la corruption, etc.…)
  • Améliorer la gouvernance afin notamment de lutter efficacement contre la corruption et favoriser la transparence.
  • Réforme de la fiscalité afin de la rendre plus simple, plus efficace et plus incitative
  • Utiliser des politiques macroéconomiques saines afin notamment de réduire la vulnérabilité économique des pays MENA (politiques budgétaires et fiscales durables, gestion de la dette, politiques monétaires contrôlées)
  • Améliorer la gestion des ressources naturelles (gaz, pétrole, etc..) :
  1. utiliser les bénéfices des ressources naturelles pour diversifier l’économie et la sophistiquer
  2. développement de zones industrielles basées sur l’avantage comparatif dans les ressources naturelles
  3. octroi de facilités de financement aux PME et renforcement des capacités des entreprises locales pour accélérer la transformation structurelle
  4. poursuite de l’amélioration des politiques macroéconomiques pour gérer efficacement les risques associés au syndrome hollandais et à la volatilité des recettes en provenance des ressources naturelles
  5. créer un environnement favorable à l’investissement privé

Ces recommandations peuvent être initiées et mises en œuvre rapidement par les Etats qui doivent envoyer un signal fort à destination des acteurs économiques afin d’accélérer ce processus de sophistication des économies méditerranéennes, dans le but de favoriser la croissance et l’emploi, notamment qualifié.

 

Les investissements directs étrangers victimes collatérales du Printemps Arabe

Moteur de la croissance économique, les investissements directs étrangers (IDE) au Moyen-Orient et en Afrique du Nord (MENA) ont connu leur apogée en 2006. Fragilisées par la crise financière mondiale, les économies occidentales ont mis un coup d’arrêt à leurs investissements dans les pays MENA. La transition démocratique a, dans la foulée, accéléré la chute des IDE dans un contexte de climat des affaires dégradé, d’insécurité juridique et d’instabilité politique. Le FEMISE analyse les incidences du processus de libéralisation politique et commerciale dans l’évolution des investissements directs étrangers. (Rapport FEMISE FEM41-07)

Le lancement du nouveau port de Tanger Med en 2007 illustre l’exemple d’un PPP réussi et le rôle capital des IDE. (Photo F. Dubessy)

Le lancement du nouveau port de Tanger Med en 2007 illustre l’exemple d’un PPP réussi et le rôle capital des IDE. (Photo F. Dubessy)

Créateur de richesse et d’emplois, l’investissement direct étranger (IDE) a connu des années fastes entre 2005 et 2008, en particulier au Maroc et en Tunisie avec des croissances de 50 et 252% respectivement. Les bases de grands projets structurants pour ces deux pays étaient jetées, l’état souverain ayant pris conscience de l’enjeu stratégique des partenariats publics privés (PPP).  Le lancement du nouveau port de Tanger Med en 2007 illustre l’exemple d’un PPP  réussi et le rôle capital des IDE. 

Sans grande surprise, ces pays, mais également l’ensemble de la région, ont dès 2009 et jusqu’en 2012 enregistré une chute drastique des IDE. Le Femise, dans le rapport FEM 41-07, pointe plusieurs critères déterminants dans la décision d’investir dans un pays étranger : proximité géographique, liens culturels, langue et religion. D’autres facteurs tels que la qualité des institutions et la situation économique jouent un rôle également déterminant.Ainsi, lors des événements du printemps arabe, les pays du Maghreb se sont engagés dans la transition démocratique, avec cependant au passage une instabilité politique et judiciaire, avec aussi des craintes d’expropriation ou l’insécurité quant à la propriété intellectuelle. Les investisseurs ont également besoin d’être rassurés sur l’absence de corruption, de violence (attentats terroristes, violences civiles, guerre).

Situations disparates entre les pays producteurs et non producteurs de pétrole

Les investissements directs étrangers victimes collatérales du Printemps Arabe
Selon les chiffres de l’OCDE, les flux entrants chutent de 27% en moyenne entre 2008 et 2009 et de 13% entre 2009 et 2010, pour atteindre 11 milliards de dollars en 2010. En 2009, ils se contractent de 15% en Jordanie, de 22% au Maroc et  de 39% en Tunisie.  « Tous les pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord sont en dessous de leur potentiel sur la période 2009-2012, à l’exception de l’Irak, d’Oman, de l’Égypte et de la Jordanie », note le Femise, dans un rapport placé sous la coordination de Juliette Milgram, économiste à l’université de Grenade. Le document analyse les pays sources et de destination. Il met en lumière des situations sensiblement différentes concernant les pays producteurs de pétrole. « De toute évidence, la région MENA ne devrait pas être considérée comme un bloc homogène. Les exportateurs de pétrole peuvent attirer des investissements dans les ressources naturelles (…) », fait remarquer le rapport Femise.

 

Pour sa part, l’OCDE note que « Pour que les pays maintiennent les taux de  croissance obtenus avant la crise financière mondiale et les bouleversement survenus en 2011 et qu’ils stimulent la compétitivité économique, l’écart dans les investissements d’infrastructure qui doit être comblé dans la région MENA est évalué à environ 75-100 milliards USD par  an ».L’organisation a mis en place, au lendemain du sommet G8 de Deauville, un programme de soutien à la Sécurité des investissements  dans la région Méditerranée (ISMED) dans les pays arabes en transition.

Accédez au rapport FEMISE en cliquant ici .

Article réalisé par en partenariat avec Econostrum 

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IDE dans la région MENA: impact du processus de libéralisation politique et commerciale

Cette étude porte sur les IDE dans les pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord (MENA). Dans ce but, nous utilisons des données sur les IDE nouvelles (« greenfields », GI) de la base de données FDI Markets qui contient des informations sur le nombre et le volume de projets par pays de provenance et par destination pour la période 2003-2012.

Dans un premier temps, nous fournissons une vue d’ensemble de la nature et de la tendance des IDE vers la région MENA. Dans une deuxième étape, nous estimons une équation de gravité pour expliquer les GI de 160 pays.Troisièmement, nous étudions le rôle de la qualité institutionnelle comme facteur d’attraction des IDE.

D’après les résultats de notre étude, l’amélioration de la qualité institutionnelle est plus susceptible de favoriser les IDE dans les pays MENA producteurs de pétrole, alors que la présence de ressources naturelles pourrait compromettre l’impact positif que la qualité institutionnelle pourrait avoir sur les IDE. Cela s’explique peut-être par le fait que la production de pétrole de ces pays MENA est si élevée et que leur dépendance aux IDE est si faible que les gouvernements n’ont pas développé de liens particuliers avec les multinationales alors que dans d’autres pays abondants en ressources naturelles, les gouvernements non-démocratiques ont accordé un traitement spécial aux investisseurs étrangers.

FEMISE MED BRIEF no3 : IDE en MENA et impact du contexte institutionnel

FEMISE inaugure le lancement de sa nouvelle série de Policy Briefs MED BRIEF qui ambitionne de fournir une réflexion novatrice  pour la région euro-méditerranéenne. Les Policy Briefs contiennent une analyse succincte et politiquement pertinente sur d’importantes questions EuroMed et présentent aux décideurs politiques les points de vue des chercheurs FEMISE et des partenaires du réseau.

Le troisième numéro de MED BRIEF (L’investissement direct étranger dans la région MENA: l’impact du contexte institutionnel) est disponible ici (en GB).

 

Pr. Juliette Milgram Baleix (University of Granada, FEMISE)

Ce Policy Brief, écrit par Pr. Juliette Milgram Baleix (University of Granada) résume les conclusions d’une étude sur les déterminants de l’investissement greenfield dans la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA). Les résultats soulignent que les déficiences institutionnelles découragent les investissements directs étrangers dans la région et, en particulier, pour les principaux producteurs de pétrole. Des améliorations dans les domaines de la démocratisation, de la qualité institutionnelle et de la réduction de la violence pourraient rendre la région plus attrayante pour les investisseurs étrangers.

La liste des FEMISE MED BRIEF est disponible ici.

 

Le Policy Brief a été réalisé avec l’aide financière de l’Union européenne dans le cadre du programme FEMISE. Le contenu de ce document relève de la seule responsabilité des auteurs et ne peut en aucun cas être considéré comme reflétant la position de l’Union européenne.