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Egalité des Genres : FEMISE signe la Charte de la Mixité Performante d’Altafemina

FEMISE était invité au Festival Altafemina (26 Novembre, Cinéma EuropaCorp, La Joliette, Marseille, France) et a eu l’honneur de signer la Charte de la Mixité Performante Altafemina. Cette charte valorise les organisations (entreprises, associations, institutions) qui s’engagent et agissent concrètement pour la mixité tant lors de leurs événements que dans leurs instances de gouvernance.

 

Constantin Tsakas (FEMISE, IM) & Samah Ben Dhia (Altafemina)

Après une brève présentation des activités du FEMISE, Dr. Constantin Tsakas (Secrétaire Général du FEMISE, Délégué Général de l’Institut de la Méditerranée) a souligné que la signature de cette charte est une première étape pour sensibiliser davantage les pays du Sud de la Méditerranée à la question de la mixité. Des recherches FEMISE ont démontré que des entreprises gérées par des femmes peuvent même illustrer une productivité du travail plus élevée. Néanmoins, les pays du Sud de la Méditerranée* sont caractérisés par des taux de participation des femmes extrêmement bas. Ce taux est de 29% en moyenne, l’écart avec d’autres régions dans le monde est considérable.

Remerciant Altafemina pour cette honneur, Dr Tsakas a ajouté que la mixité est une force pour FEMISE, l’équipe administrative compte autant d’hommes que de femmes et plus de 70% des jeunes chercheurs « ChangeMakers » FEMISE sont des femmes. Il s’agit avant tout de personnes compétentes et dynamiques, indépendamment de leur genre.

Dr Tsakas a aussi présenté les activités de FEMISE qui contribuent à une culture de mixité et à l’égalité des genres en Méditerranée. Parmi elles, il a souligné le récent partenariat avec Emerging Valley, dans lequel FEMISE mobilisera des jeunes femmes méditerranéennes qui dirigent, accompagnent et/ou financent des projets ayant un impact économique et social considérable dans leurs communautés, sociétés et industries. D’autres activités, notamment des vidéos de sensibilisation dans le cadre d’un partenariat avec Altafemina, sont attendues dans les prochains mois.

Le FEMISE est un Think-Tank, un réseau d’instituts de recherche en économie, qui produit des rapports de recherche à destination des décideurs politiques des deux rives de la Méditerranée. Le réseau mobilise plus de 100 centres universitaires de toute la Méditerranée sur 4 axes thématiques : Intégration Commerciale, Développement du Secteur Privé et Innovation, Sensibilisation aux Questions Environnementales et Développement de nouveaux modèles de croissance inclusifs et durables. Les résultats de ces recherches sont diffusés au moyen de plate-formes qui favorisent le dialogue et les débats politiques entre les parties prenantes, lesquelles sont composées de chercheurs, de la communauté internationale et des décideurs politiques. 

* Algérie, Egypte, Israël, Jordanie, Liban, Maroc, Tunisie, Turquie, Territoires Palestiniens

Présentation du rapport EuroMed : « Rapatriement des Réfugiés des Conflits Arabes » (21/11, LeCaire)

FEMISE et ERF ont le plaisir d’annoncer que le rapport FEMISE-ERF sera présenté lors d’une session extraordinaire organisée par ERF lors de son atelier de deux jours (20-21 novembre au Caire, Égypte). La session extraordinaire (le 21 novembre) accueillera les auteurs du rapport et leur permettra de présenter le message principal de leurs chapitres et d’ouvrir un débat avec des représentants institutionnels et des acteurs politiques sur des solutions concrètes.

Téléchargez le rapport ici (EN, PDF, 4.6 MB).

 

 

Contexte:

Les perspectives pour un rapatriement rapide des réfugiés qui ont fui les conflits dans les pays arabes au cours des dernières années ne semblent pas encore prometteuses. Néanmoins, non seulement les discussions sur le rapatriement ont été entamées aux niveaux national et international, mais l’on observe également un flux constant de réfugiés dans les pays voisins qui regagnent leur domicile ravagé par la guerre. Alors que les portes de la naturalisation et de la réinstallation sont pratiquement fermées et que la situation socio-économique dans les pays d’accueil s’affaiblit, les réfugiés se sont retrouvés pris dans des conditions particulièrement difficiles.

Bien que le rapatriement massif à ce stade reste prématuré pour tous les pays déchirés par la guerre, la situation actuelle nous oblige à reconnaître et à chercher à résoudre le problème du rapatriement dans toutes ses dimensions, afin que, le moment venu, des actions éclairées puissent être prises. Cela aiderait à obtenir les résultats les plus positifs – principalement pour les réfugiés, mais également pour les autres parties prenantes, telles que les communautés d’accueil et celles qui restent dans les pays en conflit.

C’est ce à quoi le rapport Euromed FEMISE-ERF de cette année sur «Le rapatriement des réfugiés des conflits arabes: conditions, coûts et scénarios de reconstruction» * aborde dans ses quatre chapitres. Les auteurs examinent les caractéristiques des réfugiés et les conditions qui influent sur leur décision de rentrer. Cet aperçu est suivi d’une analyse des scénarios possibles de règlement politique et du potentiel de reconstruction, en mettant l’accent sur le rôle possible de la communauté internationale. Les auteurs analysent ensuite les coûts économiques des conflits ainsi que les scénarios de croissance post-conflit. Le rapport se termine en soulignant les principales conclusions et en fournissant des indications sur la manière de traiter ce problème afin d’assurer un retour sûr, durable et digne des réfugiés dans leur pays d’origine.

Contribuent au rapport : Ibrahim Elbadawi, Belal Fallah, Jala Youssef, Maryse Louis, Roger Albinyana, Samir Makdisi, Semih Tumen

Ce rapport a reçu un soutien financier de l’Union européenne à travers le projet FEMISE “Support to Economic Research, studies and dialogues of the Euro-Mediterranean Partnership”. Toute opinion exprimée dans ce rapport est de la seule responsabilité des auteurs.

Atelier EV2019 : Renforcer les Femmes et Jeunes Leaders de la Méditerranée et d’Afrique (4/12, TheCamp, Aix-en-Pce)

Le développement économique et social en Méditerranée ne peut être réalisé que par un partenariat qui garantit la pleine participation des femmes et des jeunes.

FEMISE et l’Institut de la Méditerranée (IM) s’associent à la dernière édition d’Emerging Valley, le Hub d’Innovations Emergentes entre l’Europe et l’Afrique, une occasion unique d’explorer des écosystèmes émergents et de nouer des relations avec les leaders de la tech africaine !

Vous voulez en savoir plus sur les innovations sociales et économiques en Méditerranée et en Afrique ? Participez à notre atelier #EV2019 « Social Change Makers, Act 2 : Renforcer les Femmes et Jeunes Leaders de la Méditerranée et d’Afrique » (4 Décembre, 14h-16h, TheCamp, Aix-en-Provence, France).

Inscrivez vous en cliquant ici, puis dans la deuxième page (sessions) veuillez cocher notre workshop (4-Décembre, 14h-16h) intitulé « WORKSHOP Empowering Women and Youth Change Makers in the Mediterranean and Africa »

La Concept Note et le Programme de l’atelier IM-FEMISE sont disponibles en cliquant ici.

Venez découvrir les témoignages de ces femmes et jeunes « Change Makers » qui brillent par leur esprit innovant en Méditerranée ! Parmi les intervenants à l’atelier IM-FEMISE :

  • Samah Ben Dhia, President AltaFemina (Tunisia-France)
  • A’Laa Chbaro, ImpACT the World (Social Business) and WonderAid (all MENA region, Lebanon)
  • Chaymae Samir, fondatrice du cabinet CS International, Founder and CEO of SUNDAY IVY (Morocco, UK)
  • Layla Al Qasim, Landmark Hotels Company and 17 Asset Management (Jordan)
  • Hajar Khamlichi, President Mediterranean Youth Climate Network (Morocco)
  • Patricia Augier, Coordinator and President of Scientific Committee, IM-FEMISE (France)
  • Constantin Tsakas, General Manager of IM, General Secretary of FEMISE (France, Greece)
  • Chiraz Karoui, European Investment Bank analyst, Women Empowerment expert (Tunisia)
  • Menna Rabie, Consultant Rainmaking, former Innovation and Entrepreneurship Program Lead at Bedaya (Egypt)
  • Karine Moukaddem, Sustainable Development expert, co-organizer of Union for the Mediterraneans’ (UfM) Youth Strategy at the University for Youth and Development of North-South Center of Council of Europe.
  • Hatoumata Magassa, Bond’INNOV (France/Mali)

Pour un retour sur l’atelier IM-FEMISE« A la découverte des Social Change Makers » lors de la précédente édition d’EmergingValley (2018), découvrez le reportage vidéo ci-dessous.

FEMISE accueille 6 nouveaux membres!

Suite à l’adhésion des 6 nouveaux membres, FEMISE a le plaisir d’annoncer que le nombre de membres du réseau atteint 109 instituts : 58 du Nord et 51 du Sud.

Ceci est un vote de confiance pour FEMISE qui se développe pour devenir le réseau UE-Med avec le plus d’impact, avec un nombre croissant de chercheurs en sciences économiques et politiques des deux rives, travaillant ensemble pour le développement inclusif et durable et l’intégration de la région, et avec un nombre croissant de contacts auprès des décideurs politiques et des organisations internationales.

 

Bios à propos des nouveaux membres du FEMISE:

 

 

Institut Supérieur de Commerce et d’Administration des Enterprise (ISCAE), Maroc : ISCAE (Institut supérieur de commerce et d’administration des entreprises) est une grande école de commerce et de gestion marocaine en post-prépas. Elle a le statut d’institut public placé sous la tutelle du Ministère de l’Industrie et du Commerce. L’ISCAE possède trois campus : ISCAE Casablanca, ISCAE Rabat, et ISCAE Guinée. Cet Institut coopère étroitement avec le tissu économique national en vue de réaliser une parfaite symbiose entre la formation qu’il dispense et les besoins évolutifs de l’entreprise.

 

 

 

Fondation pour les etudes et recherches sur le développement Internationales (FERDI), France : La FERDI est un groupe de réflexion créé en 2003. Son objectif principal, fondé sur la recherche, est d’influencer le débat international sur les grands problèmes de développement. Indépendante et à but non lucratif, la FERDI mobilise des chercheurs de haut niveau dans le domaine du développement international et propose une réflexion pertinente et novatrice sur les principaux enjeux de l’économie du développement. La FERDI est particulièrement active sur les questions liées à l’efficacité du développement, au développement durable et à la gouvernance mondiale.

 

 

Institut Tunisien de la Compétitivité et des Etudes Quantitatives (ITCEQ), Tunisie :  L’Institut Tunisien de la Compétitivité et des Etudes Quantitatives (Précédemment appelé Institut d’économie quantitative) est un centre d’études économiques et sociales et de la compétitivité majeur en Tunisie. Il a été créé en 1973. Parmi ses missions, assurer les travaux de suivi, d’analyse de l’économie tunisienne et de ses déterminants tant au niveau du produit et qu’aux niveaux macroéconomique, sectoriel et régional et réaliser des enquêtes sur la compétitivité de l’entreprise et le climat des affaires.

 

Al Ahram Center for Political and Strategic Studies (ACPSS), Cairo, Egypte : L’ACPSS est l’un des principaux groupes de réflexion en Égypte et dans la région. Il est régulièrement classé parmi les 30 meilleurs groupes de réflexion du monde dans le classement mondial «Go-To think Tanks» produit chaque année à l’Université de Pennsylvanie (États-Unis). ACPSS sert d’espace de connexion où des politiques / consultations basées sur la connaissance sont produites et où différents défis auxquels la région est confrontée sont également étudiés avec détail.

 

 

 

 

DIAL- UMR LEDa – Paris Dauphine, France :  Le LEDa, Laboratoire d’Economie de Dauphine,  est une unité de recherche créée en 2009. Il regroupe l’ensemble des enseignants-chercheurs économistes de l’Université Paris Dauphine ainsi que des chercheurs IRD et CNRS. Ses recherches orientées dans le sens de l’aide à la décision concernent plusieurs enjeux de société de large spectre : santé et vieillissement, développement et mobilités, politiques macroéconomiques, environnement et climat ainsi que la finance. 

 

Yaşar University, Turquie :  L’Université Yaşar est une université située à Izmir, en Turquie. Le corps professoral de l’université enseigne en anglais et propose des programmes de premier et deuxième cycles. L’Université de Yaşar se présente comme une « université de charme ». Son objectif est d’être identifiée comme une petite mais prestigieuse université turque internationale. [1] L’Université de Yaşar adhère également à une politique d’internationalisation: un processus de connexion d’un monde globalisé à la communauté locale à travers une variété de projets de responsabilité sociale.

Méditerranée : L’information, un « bien public » que FEMISE rend accessible

(article parut dans http://ecomnewsmed.com, par Rédaction Ecomnews Med le 

Plus d’une vingtaine de pays célèbrent la Journée internationale de l’accès universel à l’information ce 28 septembre. Focus sur l’action du réseau FEMISE, qui entend promouvoir l’accès à l’information des citoyens et des décideurs dans les pays de la Méditerranée.

L’information est un bien universel, qui se partage et se transmet, un droit auquel tous les citoyens devraient avoir accès. Un fait dont le réseau de chercheurs FEMISE est convaincu. Ainsi, pour favoriser ce partage d’information dans les pays de la Méditerranée, le Think tank apporte ses solutions.« Au FEMISE, nous faisons la promotion d’un accès libre à l’information. Nous pensons que c’est un bien public et nous encourageons tous nos partenaires et tous les membres du réseau à faire de même » assure ainsi Maryse Louis, Déléguée Générale du FEMISE.Comment ? En mettant en place des partenariats avec les sociétés civiles et des groupes de réflexion afin de diffuser les connaissances ou encore en offrant un accès libre à toutes les publications en ligne produites par les chercheurs associés. « FEMISE participe à la diffusion de l’information parce que le réseau fait le lien entre la recherche et les opérateurs qui ont besoin de s’appuyer sur les résultats de cette recherche » indique Patricia Augier, coordonatrice et présidente du Comité scientifique du FEMISE.

Oeuvrer à un changement social positif

L’objectif : apporter l’information aux citoyens et aux décideurs des pays de la région et favoriser ainsi un développement durable et inclusif. « L’accès à l’information est crucial en Méditerranée pour essayer d’atteindre des sociétés plus inclusives. Le FEMISE se penche sur ces questions pour essayer d’influencer les décideurs politiques », assure ainsi Charlotte François, de l’Université Clermont-Auvergne.

« Rendre l’information publique et la partager avec d’autres permet un meilleur mécanisme de suivi et de rapport, ainsi qu’un meilleur partage d’expériences et une mise en commun des enseignements tirés », poursuit Karine Moukaddem, Policy intern à l’Union pour la Méditerranée et chercheuse associée au FEMISE.

L’information est un enjeu crucial de la démocratie, puisqu’elle oblige notamment les décideurs à rendre des comptes. Une transparence qui permet d’oeuvrer à un changement social positif et d’aider au développement des pays de la région.

Car, comme le conclut Karine Moukaddem, « l’accès à l’information est la clé pour améliorer et optimiser les pratiques politiques ».

Article réalisé en partenariat avec EcomNews Med

Rapport EuroMed : Rapatriement des réfugiés des pays Arabes en Conflits: Conditions, coûts et scénarios de reconstruction

Le nouveau Rapport EuroMed est maintenant disponible

Rapatriement des réfugiés des pays arabes en conflits:
Conditions, coûts et scénarios de reconstruction*

Le rapport est disponible au téléchargement ici. 

 

 

Ce rapport traite de la question du rapatriement des réfugiés dans les pays touchés de la région de la Méditerranée du Sud.

À travers ses quatre chapitres, les auteurs commencent par examiner les caractéristiques de ces réfugiés et les conditions qui influent sur leur décision de rentrer.

Cet aperçu est suivi d’une analyse des scénarios possibles de règlement politique et du potentiel de reconstruction, en mettant l’accent sur le rôle possible de la communauté internationale.

Les auteurs analysent ensuite les coûts économiques des conflits ainsi que les scénarios de croissance post-conflit.

Le rapport se termine en soulignant les principales conclusions et en fournissant des indications sur la manière de traiter ce problème afin d’assurer un retour sûr, durable et digne des réfugiés dans leur pays d’origine.

 

Contributeurs

 

Dr. Ibrahim Elbadawi, President of FEMISE and Managing Director of ERF

Dr. Samir Makidisi, Institute of Financial Economics, American University of Beirut, Lebanon

Dr. Semih Tumen, Associate Professor of Economics at TED University, Turkey

Dr. Belal Fallah, Director of research at Palestine Economic Policy Research Institute-MAS, Palestine

Dr. Roger Albinyana, Director of Mediterranean Regional Policies and Human Development, IEMED, Spain

Dr. Maryse Louis, General Manager, FEMISE

Ms. Jala Emad Youssef, AUC, Egypt

 

Le rapport Euromed est une publication annuelle du FEMISE qui traite des thèmes d’importance et d’intérêt pour la région Euro-Med. Le rapport apporte une véritable valeur ajoutée en termes de connaissances sur le thème couvert. Il fournit une analyse approfondie proposée par des économistes spécialisés et avec une approche pluridisciplinaire du Nord et du Sud de la Méditerranée. Cela apporte une vision commune des deux rives de la Méditerranée et des recommandations politiques qui peuvent contribuer au processus de transition des pays du Sud Med.

* Ce rapport a reçu un soutien financier de l’Union européenne à travers le projet FEMISE “Support to Economic Research, studies and dialogues of the Euro-Mediterranean Partnership”. Toute opinion exprimée dans ce rapport est de la seule responsabilité des auteurs.

FEMISE MedBRIEF 28:  » Migration, avantages comparatifs et diffusion des connaissances »

Dr. Anna M. Ferragina, CELPE, University of Salerno, FEMISE

La série de Policy Briefs du FEMISE intitulée MED BRIEF ambitionne de fournir une réflexion novatrice  pour la région euro-méditerranéenne. Les Policy Briefs contiennent une analyse succincte et politiquement pertinente sur d’importantes questions EuroMed et présentent aux décideurs politiques les points de vue des chercheurs FEMISE et des partenaires du réseau.

Le dernier MED BRIEF sur « Migration, avantages comparatifs et diffusion des connaissances dans la région UE-Méditerranée  » est disponible ici (en anglais). 

 

Résumé: Dans ce Policy Brief, nous rapportons les résultats d’un projet qui étudie l’impact potentiel des flux migratoires entre la région MENA et l’UE sur leurs relations commerciales. Nous explorons le lien entre immigration et émigration avec la marge intensive (IM) et la marge de commerce étendue (EM). La principale nouveauté consiste à essayer de distinguer les canaux de transmission des connaissances des effets de réseau et de préférence en relation avec les flux migratoires. L’analyse est effectuée en vérifiant les effets de la migration sur le degré de technologie incorporé dans les biens commercialisés dans l’UE en prenant en compte les classes de technologie faible, moyenne et élevée. Nos résultats et nos implications politiques sont importants pour exploiter le partenariat euro-méditerranéen au service de la prospérité, de la croissance et de l’emploi. Ils intéressent également les décideurs politiques en matière de politique migratoire, les négociateurs commerciaux, la société civile et les entreprises.

La liste des FEMISE MED BRIEF est disponible ici.

 

Le Policy Brief a été réalisé avec l’aide financière de l’Union européenne dans le cadre du programme FEMISE. Le contenu de ce document relève de la seule responsabilité des auteurs et ne peut en aucun cas être considéré comme reflétant la position de l’Union européenne.

Inclusion financière et stabilité dans la région MED (rapport FEM44-01)

Malgré une croissance significative de la rentabilité et de l’efficacité, le système bancaire bien établi du Moyen Orient (MED) semble incapable de couvrir de vastes segments de la population, notamment les groupes les plus défavorisés. Pour ce faire, il incombe aux responsables politiques de la région de créer de réelles opportunités pour l’inclusion financière, afin de réduire la pauvreté et les inégalités de revenu. La question empirique de ce projet de recherche est de savoir si les pays MED sont parvenus à atteindre cet objectif. Ce papier évalue empiriquement l’impact de l’inclusion financière sur l’inégalité de revenu, la pauvreté et la stabilité financière dans la région MED, en utilisant des modèles économétriques GMM et GLS sur un échantillon de six pays (Algérie, Egypte, Jordanie, Liban, Maroc et Tunisie). La littérature empirique sur le sujet et pour cette région est assez restreinte. Ce papier contribue donc à cette littérature en comblant un manque important, tout particulièrement à la suite des récentes crises, financière et de la dette, et des récents troubles politiques, sociaux et militaires qui ont frappé plusieurs pays MED.

Nos résultats empiriques montrent que l’inclusion financière réduit les inégalités mais n’a pas d’impact significatif sur la pauvreté. D’autre part, l’inflation et la taille de la population augmentent à la fois les inégalités et la pauvreté. D’autres résultats indiquent que le taux d’enrôlement dans le secondaire, le taux de participation des femmes au marché du travail et l’ouverture aux échanges contribuent significativement à la réduction de la pauvreté. Nous trouvons également qu’une intégration financière renforcée est un facteur aggravant de l’instabilité financière, quand l’accélération de l’inclusion financière et l’accroissement de la population contribuent positivement à la stabilité financière. Cette étude a également établi qu’un meilleur accès aux services financiers contribue positivement à la résilience du système bancaire ayant comme base de financement les dépôts. Ceci est particulièrement important en périodes de crises financières. L’amélioration de la capacité de résilience du financement bancaire participe à la stabilité générale du secteur bancaire et au soutien de l’ensemble du système financier. Comme l’ont montré les récentes crises, de la dette et financière, la libéralisation et l’inclusion dans la région MED ne conduisent pas toujours à la réduction de la pauvreté et à l’amélioration de la stabilité financière. Nos résultats empiriques ont d’importantes implications politiques. Les responsables politiques devront trouver un compromis et décider s’ils souhaitent opter pour des réformes qui encouragent le développement financier (inclusion financière, innovation, accès aux services financiers, etc…) ou s’ils préfèrent mettre l’accent sur de nouvelles améliorations dans le domaine de la stabilité financière. Toutefois, des synergies entre la promotion du développement financier, l’inclusion et la stabilité financière peuvent exister. Les résultats de cette étude pourraient favoriser la mise en œuvre d’une meilleure politique de réforme du secteur financier en démontrant combien l’accroissement de l’utilisation du système bancaire peut avoir un impact direct sur la répartition des revenus.

Les tentatives récentes et insuffisamment coordonnées de libéralisation ont rendu les secteurs financier et bancaire MED plus vulnérables aux récentes crises de la dette et financière. En particulier, les tentatives précipitées de libéralisation et d’intégration financière des marchés financiers égyptien, jordanien et marocain avec des marchés américains et européens plus matures ont eu des conséquences désastreuses sur leurs secteurs bancaires et leurs marchés boursiers. Pour décider s’il convient de se concentrer sur des réformes de promotion du développement financier (inclusion financière, innovation, accès aux services financiers, etc…) et de réduire la pauvreté et l’inégalité de revenu ou sur des améliorations dans le domaine de la stabilité financière, les décideurs politiques devront faire des choix entre libéralisation financière, intégration et stabilité financière. Des politiques de libéralisation financière soigneusement conçues doivent être mises en place en temps opportun pour ne pas déstabiliser le système financier. Par ailleurs, les dernières crises, financière et de la dette, ont démontré que la libéralisation financière et son développement ne conduisent pas toujours à la diminution de la pauvreté et des inégalités, ou à stimuler la croissance et le développement. Au contraire, et dans de nombreux cas, les politiques visant à favoriser le développement financier et les innovations ont provoqué des recessions et eu des effets préjudiciables sur la croissance et le développement de nombreux pays MED, où l’écart entre riches et pauvres s’est creusé encore davantage.

La région MED se trouve à un tournant décisif, avec des changements qui bouleversent un grand nombre de ces pays et créent un environnement favorable à la réforme économique et financière. Ayant manqué un certain nombre d’opportunités de réduire la pauvreté et les inégalités, d’introduire de vastes réformes financières et institutionnelles, et de réaliser des progrès substantiels en termes d’inclusion financière, les pays MED doivent déployer davantage d’efforts dans le futur. Les mouvements sociaux dans la région et les séries antérieures de crises financières ont dévoilé les faiblesses de leur modèle de développement financier et soulevé la question de comment réformer le plus efficacement les politiques financières et créer l’espace nécessaire pour répondre au mieux aux besoins de tous dans la société, pour atteindre même les plus défavorisés. Le rythme lent de développement financier et les politiques de libéralisation adoptées dans la plupart des pays MED dans le passé ont toutefois donné un niveau de croissance économique acceptable, et permis d’atteindre les objectifs de stabilité économique et financière. Les booms pétroliers ont généré des taux de croissance acceptables, avec de meilleurs résultats pour les pays producteurs de pétrole que pour ceux moins développés. Néanmoins, l’impact de telles politiques économiques et financières n’a pas conduit aux résultats escomptés en termes de développement humain, de réduction de la pauvreté et de stabilité financière. La croissance n’a pas été inclusive et a creusé l’écart entre les riches et les pauvres, ce qui est particulièrement le cas en Egypte et au Maroc. En fait, pour certain, la libéralisation financière a aggravé l’instabilité financière. A la lumière d’une réévaluation critique des accomplissements et échecs des pays MED, une nouvelle approche de développement financier doit être adoptée. Ce nouveau modèle doit être plus holistique, intégrant les sphères financières et sociales, et être combiné à des institutions financières fortes. Il est essentiel que les politiques se développent pour accueillir ces sphères en les plaçant à un même niveau d’importance, et au service d’une vision de long terme axée sur le développement financier.

Le nouveau modèle doit repenser les politiques financières pour qu’elles intègrent des priorités de développement et opérer des changements structurels. Les politiques financières devront être redéfinies pour atteindre non seulement la stabilisation financière, un ajustement et la croissance économique, mais également pour amorcer la transformation requise et générer une croissance généralisée, inclusive et durable. Dans ce contexte, les instruments politiques tels que le développement financier et l’inclusion, la diversification et la libéralisation du secteur financier devront être traités avec attention. En même temps et dans le cadre de ce nouveau paradigme, les politiques financières ne devront pas se dispenser de répondre aux objectifs de la politique sociale où les intérêts et le bien-être de tous dans la société doivent être la cible. Il est donc de prime importance de garantir que la politique sociale soit indissociable des politiques de développement financier pour induire les transformations nécessaires et assurer l’inclusion financière et la croissance économique. Si les sphères sociales et financières doivent être reliées pour créer des synergies, ce nouveau modèle de développement financier n’atteindra pas ces objectifs si les réformes politiques et institutionnelles restent superficielles. Enfin, pour réduire durablement la pauvreté et les inégalités il faut admettre que les politiques, les institutions, les politiques financières et socio-économiques sont étroitement liées et ont un impact les unes sur les autres. Coordonner les politiques financières et sociales et les réformes institutionnelles et politiques induira des changements positifs et durables en vertu d’une vision de développement financier clairement définie.

Réponses des entrepreneurs sociaux à la crise des réfugiés en Jordanie et au Liban (rapport FEM44-12)

Après le déclenchement de la guerre civile en Syrie en 2011, environ 1,5 million et 1,3 million de réfugiés syriens ont respectivement cherché refuge au Liban et en Jordanie (Reuters, 2017; Ghazal, 2017). Dans la mesure où la Jordanie compte près de 10 millions d’habitants et le Liban, moins de 7 millions (World Bank, 2018), l’afflux soudain et inattendu de réfugiés a bouleversé les capacités d’absorption de ces deux pays bien au-delà de leurs limites, tout en exigeant une aide humanitaire considérable, tant à l’égard des réfugiés que des communautés d’accueil. Dans leurs efforts visant à gérer cette situation, les autorités des deux pays ont reçu le soutien de la communauté internationale et de la société civile. De manière croissante, le secteur privé est lui aussi intervenu (Berfond et al., 2019). Parmi les nombreuses institutions et individus qui s’efforcent d’améliorer cette situation, un nombre croissant d’acteurs non-conventionnels, les entrepreneurs sociaux, ont pu être observés.

Dans ce contexte, l’étude exploratoire visait principalement à examiner la manière dont les entrepreneurs sociaux en Jordanie et au Liban ont pu aider à atténuer la crise des réfugiés dans les deux pays. Dans notre conceptualisation de l’entreprise sociale (ES), nous avons suivi une approche de Cerritelli et al. (2016). Au lieu d’adopter une définition unique de l’entrepreneuriat social, nous avons considéré les ES comme des entités présentant les caractéristiques suivantes : i) essentiellement axées sur la création d’une valeur sociale plutôt que sur la création d’une valeur purement marchande, ii) être viable financièrement ou chercher à atteindre cet objectif, et iii) s’identifier en tant qu’entreprise sociale. Cette approche a permis une meilleure représentation des différents types d’initiatives d’entrepreneuriat social, tout en tenant compte des différences qui peuvent exister entre les ES basées dans les pays occidentaux et celles de la région MENA (comme suggéré par Tauber, voir dans le développement).

Nos principales conclusions, élaborées à la suite d’une revue de littérature approfondie et de consultations auprès des différentes parties prenantes (29 entretiens avec des ES et organisations de soutien [OS], un focus group, et un groupe de discussion avec les parties prenantes lors d’un workshop) sont que, en dépit des nombreux obstacles que les entrepreneurs sociaux surmontent pour atteindre leurs objectifs, l’évaluation de l’impact réel de leurs actions est rendue difficile au regard de l’absence de mécanisme permettant de mesurer l’impact social de leurs actions.

Le fait que la majorité des entreprises sociales examinées sont relativement jeunes et qu’elles se sont établies pour la plupart au cours des cinq dernières années représente une difficulté supplémentaire pour mesurer leur succès.

Dans le même temps, nous avons constaté que les données empiriques suggèrent que les réfugiés des deux pays tirent profit des actions menées par les ES de plusieurs manières. En premier lieu, les ES offrent des opportunités d’emploi, aident les réfugiés à commencer une nouvelle carrière ou à la reprendre là où ils l’avaient laissée dans leur pays d’origine. Les opportunités offertes sont particulièrement précieuses pour les femmes réfugiées, qui éprouvent des difficultés pour gérer à la fois responsabilités familiales et vie professionnelle tout en faisant face à diverses contraintes de nature socioculturelle. Les ES sont idéalement positionnées pour aider à l’intégration des réfugiés sur le marché du travail, car, à la différence des entreprises à but purement lucratif, elles peuvent satisfaire leurs besoins spécifiques en se concentrant sur l’impact social de leur travail plutôt que sur la focalisation du profit au sens strict (en offrant par exemple, des services de garde d’enfants gratuits à leurs employées). De plus, contrairement aux organisations à but non-lucratif, elles peuvent créer des emplois durables qui ne dépendent pas (entièrement) du financement de donateurs. Enfin, le degré de réussite des SE dans leur travail dépend, hélas, dans une large mesure des politiques relatives au marché du travail de leurs gouvernements respectifs. La question de l’octroi de permis de travail aux réfugiés est extrêmement délicate en Jordanie et au Liban, deux pays qui doivent déjà faire face à des taux de chômage élevés parmi la population native. Récemment, le Liban a notamment introduit des mesures qui peuvent s’avérer extrêmement difficiles à surmonter de la part des ES qui souhaiteraient intégrer des réfugiés sur les marchés du travail locaux.

Une autre catégorie d’ES s’est concentrée sur la fourniture de biens et de services qui permettraient de faciliter la vie quotidienne des réfugiés (et d’autres franges de la population) : de l’offre de solutions éducatives innovantes, en passant par l’élaboration de dispositifs sanitaires, jusqu’à la conception d’abris temporaires fonctionnels. Ces derniers ont toutefois, eux aussi, subi les effets négatifs des cadres institutionnel et réglementaires existants.

Dans l’ensemble, les ES sont confrontées à plusieurs défis liés à la bureaucratie et à une législation inadéquate tels que : des taxes élevées, des procédures douanières complexes, des formalités administratives ou une réglementation excessive. Il est important de noter que le manque de reconnaissance légale d’une entreprise sociale en tant qu’entité juridique est un obstacle majeur qui oblige les entrepreneurs sociaux à choisir entre s’enregistrer comme i) organisation à but lucratif et doivent par conséquent renoncer à toute déduction fiscale, à la possibilité de recevoir des subventions et des dons (exonérés d’impôt) ainsi que d’autres avantages dont bénéficient généralement les associations à but non-lucratif ; elles peuvent sinon s’enregistrer comme ii) des associations à but non-lucratif, ce qui limite leurs possibilités de générer des revenus. Tout aussi préoccupant, la complexité de la législation existante ne semble pas bien comprise par les ES tout comme par les organisations de soutien.

Un autre obstacle majeur identifié par la grande majorité des personnes interrogées était l’obtention d’un financement pour leur développement et leur croissance. Les prêts bancaires et les microcrédits étant hors de leur champ d’application ou inenvisageable, la plupart des ES se sont tournés vers les dons, et l’épargne personnelle, même si la recherche d’un investisseur est, pour elles, la meilleure façon de progresser.

Enfin, le manque d’assistance adéquate de la part des organisations de soutien a été un facteur supplémentaire qui a nui aux ES, qui se sont notamment plaintes du fait que les programmes d’incubation disponibles étaient trop peu adaptés et imposaient des contraintes inutiles à leurs opérations quotidiennes. Alors même que certaines organisations de soutien ont reconnu ce problème, plusieurs considèrent que les entrepreneurs sociaux sont insouciants et peu enclins à apprendre.

Le monde de l’entreprenariat social en Jordanie et au Liban, et en particulier la section en charge du travail avec les réfugiés, est encore relativement peu développé, peu organisé et non structuré. Il est toutefois relativement certain que le fait de pouvoir avoir un impact positif sur les moyens de subsistance des réfugiés résidant dans les deux pays est réel. Bien que l’entrepreneuriat social ne soit pas la seule réponse à la crise des réfugiés ; à la faveur d’un environnement législatif favorable, il est susceptible de devenir un acteur important notamment grâce aux nouvelles technologies qui permettent aux ES d’intensifier leurs activités et de potentiellement maximiser leurs impacts.

Migration, avantages comparatifs et Diffusion des connaissances (rapport FEM44-11)

Dans l’ensemble, les résultats des estimations montrent que l’effet sur le commerce de l’immigration de la région MENA vers l’UE est toujours positif, tandis que celui de l’émigration de l’Union européenne vers la région MENA est négatif ou non significatif. Toutefois, les effets de l’immigration sur les échanges commerciaux entre les partenaires de l’UE et de la région MENA sont moins importants que pour les autres régions partenaires de l’UE. En outre, l’effet des migrations sur le commerce bilatéral est plus important dans les technologies de pointe que dans les technologies de pointe et de haute technologie. Si nous nous concentrons sur le commerce de l’UE avec les pays tiers, une mesure adoptée comme indicateur indirect du canal des débordements, nous observons que l’immigration en provenance de la région MENA accroît la marge intensive du commerce de l’UE dans les produits de moyenne technologie, mais pas la marge extensive et que l’émigration n’a pas impact significatif. Les interdépendances entre les politiques de migration et les politiques commerciales soulignées par les résultats de notre enquête sont significatives pour les politiques de migration des pays de l’UE à destination de la région MENA.