Vers des politiques nouvelles basées sur l’économie de la connaissance pour le développement des pays arabes. Comparaison avec des pays d’Europe de l’Est

FEM35-01 | Mars 2013

Titre

« Towards New Knowledge Based Policies for Development in the Arab Economies & Comparisons with Eastern and Central European Countries »

Par

Ahmed Driouchi, Institute of Economic Analysis & Prospective Studies (IEAPS)Al Akhawayn University, Ifrane, Morocco

Contributeurs

Amale Achehboune, IEAPS,Al Akhawayn University, Ifrane, MoroccoRodrigues Andrès Antonio, School of Business Administration, Al Akhawayn University, Ifrane, MoroccoCristina Boboc, Academy of Economics, University of Bucharest, RomaniaEmilia Titan, Academy of Economics, University of Bucharest, RomaniaDaniel Pele, Academy of Economics, University of Bucharest, Romania

Note :

Ce rapport a été réalisé avec le soutien financier de l’Union Européenne au travers du Femise. Le contenu du rapport relève de la seule responsabilité des auteurs et ne peut en aucun cas être considéré comme reflétant l’opinion de l’Union Européenne.

Résumé :

L’objectif de cette investigation est de suggérer de nouvelles voies pour l’accroissement des avantages de l’économie de la connaissance notamment à travers de nouvelles politiques économiques et sociales. Ce travail de recherche a essayé de caractériser les principales tendances liées aux progrès de l’économie de la connaissance dans les pays Arabes en comparaison avec ceux du Centre et Est de l’Europe (EEE). Les analyses poursuivies dans ce travail aussi bien aux niveaux local et global mais aussi au niveau de certains secteurs, ont permis de déterminer le caractère imparfait de la progression de l’économie de la connaissance. Bien que les pays Arabes et ceux de l’EEE, ont montré parfois des similitudes, d’importantes différences sont apparues. Les pays de l’EEE sont ainsi identifés comme pouvant offrir des exemples prometteurs en matière de poursuite des activités innovantes par certains pays Arabes. Les contraintes dégagées permettent de voir que ce ne sont pas souvent les ressources financières qui manquent mais des politiques et des visions adéquates avec des mises en ?uvre appropiées. De telles pistes de progrès doivent privilégier l’emploi, les systèmes éducatifs, la recherche et la création d’entreprises. Les regroupents déjà en cours (UMA, GCC, Union pour la Méditerranée) ainsi que les organisations régionales et internationales sont en mesure d’accompagner de tels efforts car ils permettent de créer les échelles nécessaires pour la poursuite d’initiatives prometteuses à tous les niveaux de la chaîne de l’économie de la connaissance. Il est bien entendu que les innovations désirées n’incluent pas uniquement celles à caractère technologique, mais aussi institutionnel et social. Plus de recherches sont d’ailleurs nécessaires pour mieux répondre aux demandes d’une société civile en pérpétuelle croissance mais aussi à la demande en mécanismes institutionnels. La recherche en sciences sociales ainsi que celles liées à une meilleure connaissance de la culture et de sa valorisation au même titre que les travaux realtifs à la production et diffusion des technologies. Les dimensions culturelles sont aussi importantes que les autres en vue de mieux introduire et mobiliser les avantages économiques et sociaux à dégager à partir des possibilités de l’économie de la connaissance.Ceci a permis de suggérer une plus grande accélération des politiques économiques vers la mise en oeuvre de toutes les chaînes de l’économie de la connaissance. Elles incluent l’éducation, la recherche, l’innovation mais aussi la création et le développement d’entreprises innovantes. L’esprit d’initiative de créativité est amené à être développé depuis le plus jeune âge. Les corrections des imperfections économiques notamment celles liées aux rentes issues de ressources naturelles constituent une nécessité. De tels efforts visent à changer la trajectoire actuelle de croissance et de développement vers un nouveau sentier de progès qui privilégie l’économie du savoir. Cette nouvelle vision et sa mise en place nécessitent un nouvel environnement en termes de gouvernance ouvrant plus chacune des économies vers plus de transparence, de participation et d’inclusion. Les jeunes constituent le core de ces réformes et de ces nouvelles visions.