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- Ce projet correspond à une première tentative d’identification et de quantification des déterminants des migrations entre le sud et le nord de la Méditerranée. Les principales questions auxquelles il tente de répondre sont les suivantes :
- - Quelles sont les nouvelles tendances migratoires des pays méditerranéens vers l’UE ?
- - Quelles sont les principales formes des migrations et leur évolution (regroupement familial, migration illégales, etc…) ?
- - Quels sont les déterminants des migrations entre les pays du sud et du nord de la Méditerranée (différence de richesses, prestations sociales européennes, réseaux, politiques migratoire, etc…) ?
- - Quelles sont les spécificités des pays méditerranéens par rapport aux autres pays du sud ?
- - Quel est l’impact spécifique des politiques migratoires?
- - Les politiques migratoires nationales en Europe sont-elles cohérentes entre elles et avec les autres politiques européennes (Euromed) ?
- - Quel est le potentiel migratoire entre les pays méditerranéens et l’UE ?
- - Quelles recommandations en termes de politiques économiques pouvons-nous tirer des résultats ?
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- A partir de nouvelles bases de données migratoires spécifiques aux pays méditerranéens (CARIM, 2005), la première partie de cette étude est consacrée à la description et à l’analyse des tendances migratoires récentes entre les MENA et l’UE.
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- Le premier constat qu’on relève, c’est que le phénomène migratoire entre le sud et le nord de la Méditerranée s’amplifie et évolue à la fois au niveau quantitatif et qualitatif. L’évolution constatée depuis quatre décennies s'est accompagnée de l'apparition de 3 formes principales d'émigration dont certaines existaient auparavant mais se sont intensifiées depuis : l'émigration dans le cadre du regroupement familial, la migration irrégulière (ayant donné lieu dans certains pays à des régularisations récurrentes), l’émigration élitiste (profil de migrants coïncidant avec le redéploiement au Nord d’un mode de croissance fortement utilisateur de matière grise en provenance du Sud).
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- Cette partie montre aussi que bien que ces trois formes d’immigration ne sont pas nouvelles, elles offrent un changement qualitatif important. Par exemple, le regroupement familial a entraîné une hausse importante de la part des femmes dans la population immigrée. Comme autre exemple, le profil de l’émigrant irrégulier a aussi changé, avec une hausse de la part des femmes, des enfants ainsi que du niveau d’éducation des migrants clandestins.
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- A la lumière de ce constat, le volume de l’immigration tiers méditerranéenne dans les pays de l’Union Européenne demeure difficile à évaluer en raison de l’importance des flux clandestins et du nombre important des naturalisés. Néanmoins, les pays tiers méditerranéens (PTM) constituent un grand foyer d’émigration. L’effectif global est estimé entre 10 et 15 millions, selon que les migrants sont comptés par leur pays d’origine ou dans leur pays de destination. Cet effectif représenterait ainsi entre 3,8 % à 5,8 % de la population agrégée des PTM qui s’élevait en 2005 à 260 millions.
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- La seconde partie analyse le rôle spécifique des politiques migratoires, à la fois au niveau national mais aussi au niveau de l’UE. Un survey des politiques migratoires conduites dans les principaux pays européens montre que l’accent a été mis depuis vingt ans sur les besoins d’attirer une main d’œuvre qualifiée. Ce type de politique a été particulièrement nécessaire dans des pays connaissant des déficits de main d’oeuvre dans certains secteurs d’activité, comme en Grande-Bretagne et en Allemagne. En même temps, le survey montre que simultanément, les pays du Nord de l’Europe ainsi que la France dans une moindre mesure ont été généralement récemment capables de réduire les migrations non désirées. En revanche, en choisissant un système de « guest workers » et de quotas destinés à satisfaire une demande temporaire de main d’œuvre, et compte tenu de la difficulté à maîtriser les flux de migrants clandestins, l’Italie et l’Espagne n’ont pas réussi à véritablement contrôler leurs flux migratoires. En particulier, les politiques de régularisation massives n’ont pas permis de choisir les migrants en fonction de critères économiques.
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- Par ailleurs, la seconde partie montre que les politiques migratoires nationales n’ont pas correspondu à une stratégie européenne commune et cohérente, à l’exception des visas de court terme, de la politique d’asile et du contrôle aux frontières. En fait, les politiques nationales ont abouti à des séries de choix et de mesures réalisés à diverses périodes et à différents niveaux qui tendent toutefois à produire des effets convergents. Néanmoins, il n’y a pas eu de tentatives évidentes de mettre en place une véritable stratégie commune pour le recrutement de travailleurs migrants. Ceci s’explique principalement par les fait que les pays européens ont des besoins différents, des liens différents avec les pays d’origine des migrants, ainsi que des lois différentes concernant l’entrée des migrants sur le territoire national.
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- En fait, il y a bien eu une certaine européanisation des politiques migratoires, mais le chemin à parcourir reste très long. En effet, la coopération a essentiellement concerné la prévention de la migration irrégulière, mais les progrès dans les autres domaines restent lents. Par exemple, le transfert d’autorité du niveau national au niveau supranational concernant les conditions et les critères d’entrée, de résidence et de citoyenneté semble bien loin. De plus, le rejet du traité constitutionnel européen par les français et les néerlandais a encore retardé l’établissement d’une politique migratoire commune.
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- Enfin, l’élargissement de l’UE aux pays d’Europe centrale et orientale a progressivement accru les flux migratoires entre l’UE et les nouveaux entrants ainsi que leurs voisins immédiats, ce qui a contrebalancé les flux migratoires en provenance de pays plus lointains.
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- La dernière partie est consacrée à l’évaluation quantitative des migrations des MENA vers l’UE. A partir de développements récents de la théorie des migrations, nous proposons tout d’abord un modèle théorique original qui prend simultanément en compte les déterminants traditionnels et récents des migrations, comme les effets frontières, les « welfare magnets », les réseaux ou les politiques migratoires. Dans un second temps, nous développons un modèle empirique destiné à évaluer et discuter les déterminants des migrations, ainsi que les potentiels migratoires entre les MENA et l’UE. Pour cela, le modèle s’appuie sur certains nouveaux développements en économétrie de panel, comme l’utilisation d’estimateurs multi-niveaux, d’estimateurs dynamiques et d’Hausman et Taylor.
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- Les principales conclusions obtenues dans cette partie sont les suivantes. En premier lieu, les migrations entre le sud de la Méditerranée et l’Europe sont expliquées par un ensemble de facteurs nombreux et complexes, à commencer par les facteurs traditionnels suivants : premièrement, chaque point supplémentaire d’écart de revenu entre le sud et le nord de la Méditerranée s’accompagne mécaniquement d’une hausse des taux de migration. En conséquence, la spectaculaire hausse du revenu par habitant de l’Espagne au cours de ces vingt dernières années (combinée à son entrée dans la CEE) constitue une explication majeure de la hausse massive des migrations du Maroc vers l’Espagne.
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- La distance géographique constitue un autre facteur traditionnel important. Nous avons montré en effet que toute hausse de 1000km de distance entre le pays source et le pays de destination implique une baisse du taux de migration de 1 à 2 points de pourcentage.
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- De même, toute hausse du chômage dans les pays d’origine constitue bien un déterminant traditionnel significatif. Plus généralement, toute hausse du chômage ou de coût de la vie dans le pays d’origine relativement au pays de destination tend à augmenter le taux de migration, quelle que soit la spécification du modèle retenu.
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- Outre ces facteurs traditionnels, des déterminants plus nouveaux ont également été identifiés. Ils concernent par exemple les réseaux humains. Ainsi, nous avons montré que la présence de migrants d’une même origine géographique exerce un puissant effet d’attraction sur les futurs migrants de la même origine géographique. De même, la présence de réseaux professionnels entre le sud et le Nord de la Méditerranée augmente les migrations. Ces résultats corroborent certains travaux théoriques et empiriques récents (Munshi, 2003 ; Pederson et al., 2004 ; MacKenzie et Rapoport, 2005 ; Vergalli, 2006). En corollaire, nous montrons aussi que les migrations augmentent avec le niveau des échanges de marchandises. Ainsi, un million de dollars supplémentaires de commerce entre le sud et le nord de la Méditerranée accroît les taux de migration de l’ordre de 0.1 à 0.5% selon les estimateurs. Ceci permet de conclure à une complémentarité entre commerce et migration, dans la mesure où les flux d’échanges incluent principalement des biens industriels, caractérisés par d’importantes imperfections de concurrence, tout particulièrement les économies d’échelle. Ces résultats sont d’ailleurs compatibles avec les travaux théoriques récents présentés dans la partie 3.
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- Un autre déterminant crucial concerne les différences d’inégalité des revenus et le niveau d’éducation. Nous montrons en effet que la migration du sud augmente avec l’inégalité des revenus en Europe. Ceci peut s’expliquer par le fait qu’une plus grande inégalité de revenus permet généralement un meilleur rendement des qualifications et donc un meilleur salaire pour les migrants. En conséquence, nous trouvons une relation positive entre les migrations et le niveau d’éducation (qualification) des migrants. Ce résultat valide la théorie de la fuite des cerveaux concernant les pays méditerranéens. C’est d’ailleurs une spécificité des pays méditerranéens par rapport aux autres pays du sud, notamment l’Amérique latine. Ces derniers sont en effet généralement plus inégalitaires que l’Europe. En conséquence, les migrants d’origine latino-américaine peuvent plus difficilement valoriser leurs qualifications dans l’UE. Ils vont trouver cette valorisation aux Etats-Unis.
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- Comme autre résultat important, il semble que les transferts sociaux en Europe ne constituent pas une motivation déterminante pour les migrants des pays méditerranéens. En fait, ceux-ci semblent venir en Europe essentiellement pour occuper un emploi et valoriser leurs qualifications. D’ailleurs, les migrations sont négativement corrélées au taux de chômage en Europe, malgré la présence de transferts sociaux.
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- Les facteurs non économiques jouent aussi un rôle significatif dans la décision de migrer. En particulier, l’existence de relations coloniales passées augmente fortement les niveaux de migration. En revanche, les différences de religion réduisent les migrations toutes choses égales par ailleurs. En outre, le climat et l’environnement (mesuré par les émissions de CO2) sont également significatifs pour expliquer les migrations, bien que la contribution de ces dernières variables au r2 soit faible.
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- Enfin, la politique migratoire constitue un déterminant clé des migrations. Nous avons en effet montré qu’à un niveau global, les politiques restrictives ont eu tendance à réduire les migrations. Nous avons cependant identifié des différences importantes entre pays. Ainsi, la politique migratoire des pays du nord de l’UE réduit de façon significative les migrations en provenance des pays méditerranéens. En revanche, les politiques menées par la France, l’Espagne, l’Italie et l’Allemagne ne semblent pas avoir des effets significatifs sur les migrations. Il existe également des différences en fonction du pays bénéficiaire. Par exemple, nous montrons que les politiques migratoires réduisent les migrations en provenance des pays du Mashrek alors qu’elles sont beaucoup plus neutres sur les migrations du Maghreb et de la Turquie. En d’autres termes, ces résultats démontrent que l’impact des politiques migratoires nationales diffère assez sensiblement en fonction à la fois des pays d’origine et de destination. Plusieurs raisons permettent d’expliquer cette différentiation des politiques migratoires : les relations traditionnelles privilégiées entre certain pays du Nord et du Sud (France/Maghreb) ; les politiques de régularisation massives conduites par certains pays de l’UE (Espagne, Italie, France) vis-à-vis des pays du Maghreb ; le fait que les migrants turcs répondent bien aux normes fixées par la politique migratoire allemande, etc… Ces résultats masquent cependant la possibilité de politiques différenciées selon les catégories de migrants (restrictives pour les migrants non désirés et attractives pour les migrants qualifiés).
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- Le calcul des potentiels migratoires permet d’aller plus loin dans l’analyse. Ils sont calculés à partir du ratio « migration observées/migrations prédites par le modèle ». Les résultats indiquent que les pays fondateurs de la CEE ainsi que l’Espagne ont des ratios élevés avec le Maghreb et la Turquie. Ceci signifie que pour ces pays, les migrations observées sont supérieures aux migrations expliquées par le modèle. Ce résultat renvoie aux politiques migratoires différenciées mentionnées précédemment. Quelle que soit l’explication retenue pour expliquer cette différenciation, nos résultats font apparaître un certain déséquilibre dans la distribution des migrants à l’intérieur de l’UE.
- Tous ces résultats ont de nombreuses répercussions politiques. Premièrement, ils questionnent la cohérence des objectifs des différentes politiques méditerranéennes en Europe. En effet, l’objectif initial d’Euromed était de favoriser les échanges entre le Sud et le Nord de la Méditerranée au moyen d’une certaine libéralisation des politiques commerciales. Simultanément, les pays européens ont clairement exprimé un objectif de restriction de l’immigration. Cependant, nous avons montré que ces deux politiques ne sont pas cohérentes, précisément parce qu’il existe une certaine une relation de complémentarité entre commerce et migration. En fait, une politique commerciale de libre-échange ne peut être cohérente qu’avec une politique migratoire non restrictive concernant les travailleurs étrangers. De ce point de vue, les objectifs initiaux de la nouvelle politique de voisinage sont davantage cohérents avec Euromed, dans la mesure où la NPV envisage la libre circulation des travailleurs.
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- Il existe cependant un fossé important entre les objectifs et les faits. En effet, si l’objectif initial d’Euromed était principalement d’augmenter les échanges en libéralisant les politiques commerciales, force est de constater que ces politiques sont encore loin d’être libéralisées, notamment dans le secteur agricole. De même, l’objectif initial de la NPV qui visait à accorder les quatre libertés, dont la libre circulation des travailleurs, semble devenir un vœu pieu. Dans ces conditions, le côté restrictif à la fois des politiques commerciales et migratoires est en pratique relativement cohérent, même s’il ne remplit pas les objectifs initialement fixés.
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- Toutefois, les conséquences de ces politiques ne sont pas nécessairement celles escomptées par l’UE, notamment en raison de la relation indirecte entre la politique commerciale et les migrations via le chômage. Si l’on admet en effet que le blocage d’Euromed (notamment dans le domaine agricole), combiné à la suppression des accords multi-fibres en 2005 sont de nature à freiner l’activité économique des pays méditerranéens, et donc d’augmenter le chômage, alors ces politiques commerciales défavorables sont aussi de nature à augmenter les migrations, ce qui contredit les objectifs des politiques migratoires européennes.
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- Une autre répercussion en termes politiques concerne les politiques migratoires à proprement parler. En effet, nous avons montré que leur impact est très différent selon les pays européens. Ceci est à l’origine d’un certain déséquilibre géographique au sein de l’UE, puisque les politiques du nord de l’UE ont eu un impact significatif sur les migrations alors que les politiques des pays plus au sud n’ont pas eu un impact aussi marqué, en raison notamment des régularisations massives a posteriori. Ce résultat pose directement la question de la nécessité d’une politique migratoire harmonisée à l’échelle de l’UE.
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- Une dernière répercussion politique de ces résultats concerne les objectifs mêmes des politiques migratoires. Si cet objectif est bien de limiter les flux migratoires en provenance des pays méditerranéens, alors cet objectif peut être atteint sous certaines conditions précises. Premièrement, une réduction de la différence de revenu entre les deux rives de la Méditerranée est une priorité absolue. Cette plus forte croissance économique permettrait également de réduire le taux de chômage dans les pays méditerranéens, ce dernier constituant également un facteur clé dans la décision migratoire.
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- Deuxièmement, il est important que les pays méditerranéens puissent proposer de meilleurs rendements des qualifications pour leurs travailleurs qualifiés. Ceci rendrait les emplois qualifiés domestiques plus attractifs et réduirait la fuite des cerveaux vers l’Europe. Ceci nécessite une politique importante d’innovation et de recherche-développement. En outre, la mise en place de politiques sélectives de migration avec retour au pays pourrait également contribuer à réduire des migrations des qualifiés et donc limiter la fuite des cerveaux.
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- Cependant, on doit souligner que d’un point de vue économique, il semble irréaliste et même inefficace de vouloir fortement limiter les migrations du sud vers le nord de la Méditerranée, tout simplement parce qu’il existe des facteurs cruciaux qui poussent naturellement à une forte migration. Ces facteurs sont non seulement les différences de revenus et de rendements des qualifications, mais aussi la faible distance géographique, l’importance des réseaux humains et professionnels, les fortes relations dues à l’héritage du passé, les besoins du marché du travail européen ainsi que des facteurs non économiques (climat et environnement favorables notamment dans les pays du sud de l’Europe). Tous ces déterminants permettent d’expliquer pourquoi les migrations des MENA vers l’UE sont appelées à persister naturellement à un niveau élevé.
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