Première réunion
préparatoire sur l'agriculture et la
pêche
Seville, le 15 Juillet
1999
- Téléchargement
de la note de synthèse
bibliographique
- des
notes de stratégies régionales
- et
du compte-rendu de la première réunion
préparatoire
Rappels concernant l'organisation et les
objectifs de la réunion.
La première réunion préparatoire est
une réunion de cadrage et d'appropriation du
thème. Elle a pour objectif d'engager le dialogue entre les
régions partenaires sur les enjeux du partenariat
euro-méditerranéen et la mise en place d'une zone de
libre-échange sur le thème.
L'amorce du dialogue doit se faire autour de la synthèse
bibliographique proposée par l'Institut de la
Méditerranée.
Les régions partenaires doivent aboutir à l'issue de
cette réunion à un accord sur ces enjeux,
c'est-à-dire sur les éléments clefs permettant
de renforcer le poids et le rôle des régions du Sud de
l'Europe dans le partenariat euro-méditerranéen.
Au cours de cette première réunion
préparatoire, des idées de projet peuvent être
proposées mais non discutées, ceci étant l'objet
de la deuxième réunion préparatoire.
Par contre, les acteurs et partenaires porteurs de projets doivent
être identifiés.
En résumé, chaque région doit sur chaque
thème faire un travail préalable qui doit la conduire
à venir aux réunions préparatoires avec :
- des commentaires sur les synthèses bibliographiques,
- des commentaires sur les enjeux proposés par l'Institut
de la Méditerranée dans ces synthèses,
- des listes d'acteurs et partenaires pouvant porter des
projets,
- une première liste de projets interrégionaux sur
le thème.
Ordre du jour de la réunion
- Commentaires et discussions sur les synthèses
biblographiques et les thèmes de discussion proposés
par l'Institut de la Méditerranée.
- Evaluation de l'impact du partenariat
euro-méditerranéen pour chacune des régions
- Présentation d'une première liste de projets
interrégionaux
- Organisation des auditions d'experts.
Liste des thèmes de discussion
proposés par l'Institut de la
Méditerranée
Nous proposons que les discussions qui seront conduites au cours
de la réunion soient focalisées sur les enjeux que nous
avons pu mettre en évidence dans les synthèses
bibliographiques:
En ce qui concerne l'agriculture:
- Le premier concerne précisément la
réalité des concurrences possibles entre les
productions sud-méditerranéennes et les productions
des régions méditerranéennes de l'Europe.
Ces concurrences sont réelles mais limitées entre
Méditerranée Sud et Nord. Les productions de fleurs,
tout comme les fruits et légumes, apparaissent bien
sûr comme les secteurs les plus sensibles à
court-moyen terme. Le secteur de l'huile d'olive fait
déjà l'objet de concurrences entre producteurs
méditerranéens. A plus long terme, les productions
viticoles pourraient, elles-aussi, faire l'objet de concurrences
méditerranéennes. Mais pour l'ensemble des secteurs
(et micro-secteurs) potentiellement concernés par cette
concurrence, les régions méditerranéennes de
l'Union doivent :
- être conscientes de l'aspect limité de cette
concurrence : la formation, la qualité, la
réactivité et la technologie prennent en
l'occurrence le relais des simples barrières tarifaires
aux échanges pour protéger les parts de
marché européen des producteurs du sud de l'Union
;
- ne pas perdre de vue que les plus fortes concurrences se
trouvent au nord de l'Union, en Amérique du nord ou
ailleurs dans le monde : perdre de vue cette
réalité jouera contre le développement de
l'agriculture méditerranéenne dans son ensemble.
Les régions méditerranéennes de l'Union
doivent porter attention aux secteurs et micro-secteurs de
concurrence potentielle, mais principalement sous l'angle de leur
compétitivité internationale plus que sous l'angle
des risques liés au faible coût du travail sur les
rives sud. En l'occurrence, la concentration de l'offre, la
promotion et la qualité (sécurité et
qualité) semblent être les vraies questions
concurrentielles pour l'agriculture en
Méditerranée aujourd'hui si l'on accepte de la
considérer dans une optique d'élargissement de
marché plus que sous l'angle des seules parts de
marché européen.
- Un deuxième enjeu concerne l'intérêt et
la faisabilité d'une structure de concertation entre
régions du sud et du nord de la
Méditerranée. Une telle structure pourrait
réunir l'ensemble des acteurs agricoles
méditerranéens ainsi que les institutions en charge
de la recherche pour échanger leurs expériences
dans, au moins, cinq domaines clés :
- la promotion de l'agriculture méditerranéenne
;
- l'accès aux marchés (commercialisation) et la
distribution ;
- le développement des interactions entre
activités agricoles et industrielles ;
- l'encouragement et l'échange en matière de
recherche et développement ;
- le développement rural.
- Le troisième enjeu concerne la question des
ressources naturelles et plus précisément les
ressources en eau. Pour cette question centrale dans le
dossier agricole euro-méditerranéen aujourd'hui,
quelle assistance, les régions du sud de l'Europe
peuvent-elles apporter afin d'optimiser l'utilisation agricole de
la ressource en eau dans les pays partenaires de
Méditerranée (tarification, gestion, irrigation
...). En quoi cette coopération " nord/sud "
permet-elle de répondre aux problèmes auxquels sont
confrontés les régions
méditerranéennes de l'Union ?
- Le quatrième enjeu concerne les apports des
régions nord-méditerranéennes aux
régions du sud pour le développement de productions
sur lesquelles elles sont déficitaires comme les
céréales, l'élevage... (formation, normes,
techniques et technologies...).
- Un cinquième enjeu concerne justement les
complémentarités possibles entre agricultures du
nord et du sud de la Méditerranée. Les pistes
dégagées proposent notamment la possibilité
d'instaurer des partenariats
production/transformation/distribution entre acteurs privés
du nord et du sud. Si, à terme, les législations
nationales le permettent, quelle faisabilité pour ces
partenariats agro-industriels ? Comment les acteurs
méditerranéens de l'Union peuvent-ils aider les
producteurs du sud dans l'organisation même de leurs
productions agricoles afin de proposer des produits de
contre-saison de qualité correspondant aux exigences des
marchés internationaux ?
En ce qui concerne la pêche, les contraintes structurelles
qui, aujourd'hui, limitent fortement toute action
méditerranéenne intégrée, permettent de
dégager quelques enjeux, comme autant de préalable
à une organisation et une régulation
euro-méditerranéenne de la pêche dans le bassin.
- Le premier enjeu de la pêche concerne la prise en
compte des spécificités
méditerranéennes dans le cadre de la politique
structurelle de l'Union et notamment dans ses relations avec
les pays partenaires de Méditerranée. Cette
première étape semble être encore aujourd'hui
un préalable nécessaire à une conception
globale des activités de pêche et d'aquaculture pour
l'ensemble de la région méditerranéenne.
- Un deuxième enjeu concerne le contrôle des
techniques de pêche et des captures. Ce
contrôle passe notamment par la constitution d'une base
d'informations complètes sur le secteur en
Méditerranée, portant sur l'ensemble des acteurs en
présence : membres de l'Union, pays des rives sud mais
aussi pays tiers (asiatiques notamment). Malgré les efforts
réalisés, notamment par le Conseil
Général de la Pêche en
Méditerranée (FAO), la connaissance réelle
des ressources disponibles reste limitée. Ce
préalable semble déterminant si l'on veut
déboucher sur une série d'actions sur les structures
mêmes du secteur (modernisation des flottes, des techniques
de pêche, de conservation, de distribution...).
- Le troisième enjeu concerne la gestion des
ressources en Méditerranée. L'évolution
des captures, la dynamique endogène des ressources et les
actions de protection du milieu naturel en
Méditerranée entrent souvent en conflit et
pourraient conduire à une diminution substantielle de
l'effort de pêche dans les années à venir.
Quel rôle pour l'aquaculture ? Comment les autorités
régionales peuvent-elles intervenir sur les zones où
la pêche de capture est encore très
développée, compte tenu de la surexploitation de
certaines espèces ?